J’ai bien hâte de voir ce que contiendra le prochain budget fédéral.
Les intentions du gouvernement conservateur telles que déclarées dans le Discours du Trône n’offrent guère de surprises tant à titre de gouvernement de droite en période préélectorale que dans les circonstances pénibles de la récession économique mondiale.
La plupart des analystes financiers enjoignent le gouvernement conservateur à revenir sur sa décision de réduire de 2 % la TPS. Cette décision a eu pour effet de plonger le Canada dans une situation de déficit structurel en raison de ce manque à gagner de 12 milliards de dollars annuellement. Puisqu’il faut maintenant combattre le déficit, le gouvernement devrait ramener cette taxe au niveau de 7 %. Mais ce serait mal jugé ce gouvernement que de s’attendre à ce qu’il prenne des décisions budgétaires qui risquent de se retourner contre lui en période électorale. Mieux vaut laisser le fardeau à un autre gouvernement ou à lui-même s’il devient finalement majoritaire.
Le message lancé dans le discours est plutôt de s’attaquer à l’appareil d’État, aux vilains fonctionnaires qui dépensent l’argent gagné durement par les pauvres contribuables canadiens : une formule gagnante s’il en est une, c’est certain.
Je ne remets pas en question qu’il y ait une nécessité de rétablir l’équilibre budgétaire du gouvernement fédéral. Ce que je remets souvent en question, c’est lorsque des décisions purement politiques viennent affecter le bien-être du Canada tout entier, y compris sa fonction publique et ses programmes sociaux.
Je ne vois pas non plus comment on peut faire confiance à ce gouvernement en matière d’économie et de finances publiques. Depuis quelques années, les économistes et fiscalistes ne cessent de prévenir Harper et Flaherty de la situation catastrophique de nos finances, mais le gouvernement s’entête à faire selon son bon vouloir électoraliste sans se soucier des conséquences et en nous plongeant dans un déficit de 56 milliards par année.
J’ai hâte au budget mais j’ai aussi de très grandes craintes.
Podium des arts
Le dimanche14 mars, au Centre du patrimoine septentrional du Prince-de-Galles, l’Association franco-culturelle de Yellowknife « porte-étendard des arts francophones aux TNO » portera au podium les plus grands artistes francophones de TNO et les grands bâtisseurs de la francophonie à Yellowknife. Cette cérémonie précédera une semaine d’exposition de sculptures, de bijoux, de tableaux, de livres, de tissages, de courtes pointes créées par des personnalités qui ont travaillé ou travaillent encore à soutenir la francophonie à Yellowknife. L’AFCY se fait l’honneur d’inviter le public à cet évènement sans précédent où ces personnalités seront réunies pour célébrer le fait francophone aux TNO.
Réglementer le transport maritime dans l’Arctique
Le gouvernement fédéral exigera des navires de grandes tailles qui naviguent dans les eaux de l’Arctique canadien qu’ils se rapportent aux autorités. Le ministre fédéral des transports, John Baird, en a fait l’annonce par communiqué vendredi.
Cette mesure aidera à garantir une navigation efficace et la sécurité des vaisseaux tout en protégeant l’environnement marin. Les bateaux canadiens et étrangers devront donner leur identité et leur itinéraire avant d’entrer dans le Passage du nord-ouest.
Coût de la vie : important pour les mineurs
Un sondage effectué auprès des travailleurs miniers aux Territoires du Nord-Ouest démontre que le coût de la vie et la proximité familiale sont les préoccupations premières de ces derniers.
1705 mineurs ont été interrogés l’an dernier sur leur sentiment à l’égard de travailler dans le territoire. Les mines de diamants sont l’industrie la plus prospère aux territoires et le gouvernement se demande comment garder ses ressources personnelles aux TNO.
Pour les travailleurs qui résident dans le territoire, la proximité avec la famille est le premier facteur. Pour ceux qui retournent dans leur province toutes les deux semaines, le coût de la vie, particulièrement des logements et des maisons, est la préoccupation première.
Le gouvernement s'est donné comme objectif d’attirer 100 travailleurs à s’installer aux TNO et y vivre pour trois ans.
La souveraineté nationale en Arctique, la recherche polaire et la dévolution de pouvoirs aux territoires faisaient partie d’un Discours du Trône dominé par l’économie.
Une nouvelle session parlementaire s’est ouverte, le 3 mars, à la Chambre des communes, à Ottawa. Dans le Discours du Trône qu’a prononcé la gouverneure générale du Canada, Michaelle Jean, on annonce un certain nombre de mesures visant le Nord.
Dans la foulée de l’évaluation environnementale tortueuse du Projet gazier du Mackenzie, le gouvernement conservateur veut réduire le fardeau réglementaire pour faciliter l’approbation des projets de développement dans les territoires.
« La Commission d’examen conjoint du Projet gazier Mackenzie a terminé son rapport, a récité la gouverneure générale. Notre gouvernement réformera le régime de réglementation appliqué dans le Nord. Ainsi, il fera en sorte que le potentiel en matière de ressources de la région soit exploité, là où cette option est viable sur le plan commercial. Simultanément, il garantira un meilleur processus afin de protéger notre environnement. »
Le discours annonce également l’intention de créer une station de recherche de calibre international dans le Haut-Arctique, une initiative qui vise sensément à faire s’estomper les critiques venant du milieu scientifique. Ces derniers mois, de nombreux chercheurs ont critiqué le manque de fonds pour soutenir la recherche polaire canadienne.
La question de la dévolution aux territoires de pouvoirs similaires aux provinces a également été effleurée, de même que l’enjeu de la souveraineté nationale dans l’Arctique.
« Notre gouvernement continuera de défendre vigoureusement la souveraineté du Canada dans l’Arctique, est-il souligné dans le Discours du Trône. Il continuera de dessiner la carte de nos ressources et eaux dans le Nord. Il prendra des mesures visant à accroître la sécurité maritime et à réduire la pollution découlant du transport et de tout autre trafic maritime. »
Dans ce Discours du Trône dominé par les questions économiques la francophonie occupait une part négligeable. Néanmoins, il en a tout de même été mention. La formule retenue visait davantage le Québec que les communautés de langues officielles en situation minoritaire.
« Dans la foulée de la reconnaissance que les Québécois forment une nation au sein d’un Canada uni, et de l’établissement de la Feuille de route pour la dualité linguistique canadienne, peut-on lire, notre gouvernement prendra des mesures en vue de renforcer davantage l’identité francophone du Canada. »
Le gouvernement conservateur s’est, en outre, engagé à rétablir l’équilibre budgétaire.
Le député de Western Arctic, Dennis Bevington, n’était pas dans l’enceinte parlementaire pour entendre le Discours du Trône. Le néo-démocrate se trouvait toujours en Argentine après s’être retrouvé coincé au Chili, où il prenait des vacances avec son épouse Joan, à la suite du tremblement de terre du 27 février.
À son bureau de comté, au moment de mettre sous presse, on ne savait pas avec exactitude quand le député qui représente les TNO à la Chambre des communes sera de retour au pays. Son attaché de presse a indiqué espérer qu’il soit à Ottawa à temps pour le dépôt du budget du 4 mars.
Fin mars, le Canada sera l’hôte d’une conférence internationale des États circumpolaires, mais les peuples du Nord ne sont pas sur la liste des invités. L’Islande, la Finlande et la Suède ont également été écartées des pourparlers.
Alors qu’il est coutume de tenir les discussions qui ont trait à la propriété de l’Arctique au sein du Conseil de l’Arctique, qui regroupe les huit États circumpolaires ainsi que des délégués des communautés inuites et des Premières nations, le gouvernement conservateur a choisi de s’en tenir à ce qu’il désigne comme les « États côtiers » de l’Arctique. Les ministres des Affaires étrangères des États-Unis, de la Russie, du Danemark et de la Norvège ont rendez-vous à Chelsea au Québec le 29 mars, pour une rencontre présidée par le ministre canadien Lawrence Cannon.
L’ambassadrice de l’Islande au Canada, Sigridur Anna Thordardottir, estime que le Canada crée ici un dangereux précédent diplomatique.
« Nous tenons à conserver le principe des huit États arctiques », affirme la diplomate en entrevue avec CIVR Radio Taïga.
Elle craint que le Canada ne cherche à former une nouvelle table de discussion pour aborder la question de la souveraineté dans l’Arctique où son petit pays insulaire serait exclu.
« L’Islande est une île, affirme l’ambassadrice. En tant qu’État côtier et que peuple pêcheur, nous avons un intérêt certain dans l’océan Arctique. Nous voulons être à la table de négociations quand des enjeux qui concernent nos intérêts sont discutés. »
L’Islande, note-t-elle, est signataire de la Convention de la mer des Nations Unies qui sert d’étalon de référence quand vient le temps de déterminer qui possède quoi dans l’océan Arctique.
« Nous avons envoyé des lettres de protestation à chacun des pays qui seront à la rencontre [de Chelsea], poursuit Mme Thodardottir. […] Nous espérons une réponse, mais il semble que la décision ait déjà été arrêtée. »
Les organisations qui représentent les intérêts des peuples autochtones du Nord aussi sont choquées par la manœuvre. L’Inuit Tapiriit Kanatami qui représente les Inuits du Nunavut et du Nord du Québec a vivement protesté. «Il est inconcevable que le gouvernement du Canada envisage de tenir une conférence pour discuter du développement économique et de la protection environnementale de l'Arctique sans faire appel à la participation des Inuits qui devront vivre avec les conséquences de nouvelles politiques. Cela sent le paternalisme», a déclaré leur président par intérim Pita Aatami.
Outre cette organisation , si le Canada avait choisi de tenir sa conférence sous l’égide du Conseil de l’Arctique, il aurait également dû envoyer des faire-part à la Conférence circumpolaire inuite, le Saami Council, et l'Association des minorités autochtones du Nord, de la Sibérie et des régions extrême-orientales de la Fédération de Russie.
Le Conseil Arctique est d’ailleurs une initiative canadienne. Il a été fondé en 1996, à Ottawa. À leur entrée au gouvernement, il y a quatre ans, une des premières initiatives nordiques des Conservateurs avait été de supprimer le poste d’ambassadeur du monde circumpolaire, un poste diplomatique créé en même temps que le Conseil de l’Arctique
Léo Paul Provencher livre un bilan de ses sept années à la direction de la FFT.
Après une semaine au poste de directeur général de la Fédération franco-ténoise, Léo-Paul Provencher était présent devant la Cour à Régina, pour participer à l’interrogatoire préalable dans la cause : FFT contre gouvernement TNO. Un dossier sur la défense des droits linguistiques aux TNO qui allait habiter son mandat durant ces sept prochaines années. Ironiquement, c’est avec un colloque à Régina soulignant l’importance d’une autre cause : Caron contre le gouvernement de l’Alberta, et ses répercussions possibles sur l’avenir de la francophonie dans l’Ouest canadien, que M. Provencher met un point final à ses fonctions de DG de l’organisme porte-parole de la francophonie ténoise.
« J’ai été de toutes les heures dans ce dossier là. De toutes les semaines et de tous les mois. Ce dossier avec ses multiples étapes et rebondissement, nous a occupé (les représentants de la communauté, le conseil d’administration et la direction générale) très intensément à certaine période », témoigne Léo-Paul Provencher. Ce dernier dit pressentir une nouvelle ère au niveau des droits linguistiques aux Territoires. En effet, il quitte alors que le gouvernement ténois et la FFT sont, quatre ans après la décision de la juge Moreau, sur le point de collaborer pour s’occuper de la communauté et d’améliorer les communications et la prestation des services offerts ici par le gouvernement territorial.
Accomplissements
L’ancien DG parle également de l’amélioration des services offerts par la FFT depuis les dernières années. « En 2003, j’étais seul; le mois d’après, j’avais une adjointe administrative et on est parti de là. De deux personnes nous avons bâti une équipe de huit pour soutenir ce que sont aujourd’hui les services de la FFT : Jeunesse, Santé en français, Alphabétisation, puis Ainés, Immigration, et Collège plus récemment. »
En 2004, la mise en place du conseil territorial des présidences et des permanences (CTPP), marque selon M. Provencher une réalisation importante au sein du réseau associatif de la francophonie ténoise en améliorant les processus d’information et de consensus. « Cette structure de coordination et d’orientation, qui à mon sens, a amélioré la démocratie de notre gouvernance. Trois fois par année, le CTPP met les principaux leaders de notre communauté à contribution pour discuter de grands dossiers qui concernent l’ensemble de la communauté. » Il note également la révision de statuts et règlements en 2006 qui a représenté une importante étape de réflexion pour le réseau et qui a abouti à une meilleure définition des balises de gouvernance de la FFT.
Plus récemment, trois étapes ont marqué l’évolution de la FFT : la mise sur pied du Collège des TNO comme premier centre de formation postsecondaire francophone aux TNO; la participation à trois forums communautaires pour donner un plan de développement global à l’ensemble des organismes franco-ténois; le projet de recherche sur les minorités linguistiques qui marque une action majeure afin de s’outiller pour revitaliser la communauté francophone du Nord après avoir constaté en 2005, un taux d’assimilation des francophones s’élevant à 63 % aux territoires.
Coups durs
Durant son mandat, Léo-Paul Provencher a accusé selon lui, deux échecs qui pèsent encore lourd dans son cœur. « Quand je suis arrivé, mon premier regard sur les espaces communautaires a été très sévère, je me suis dit que ce n’était pas possible qu’année après année, ils mènent étude après étude pour trouver des espaces communautaires et qu’ils n’aient encore pas réglé ça. J’arrivais d’une province où je travaillais au sein de la majorité, et dans cette majorité, c’est drôle comme on a l’impression qu’on accomplit des choses et qu’on aboutit avec nos dossiers. On bouge plus facilement, je crois. »
L’ancien DG raconte les efforts et la pertinence du dossier avancé en 2004 et 2005 pour l’établissement d’un centre scolaire et communautaire. Un projet, selon lui, coulé par le gouvernement en 2007 et qui représente son premier coup dur « Les besoins d’espaces sont très bien documentés et sont très bien connus de tous. Alors, la nécessité de justifier que l’on a besoin d’espace constitue pour moi, une farce lamentable. »
Un second revers s’est matérialisé en 2009, alors que l’acquisition du bâtiment en plein centre-ville, accueillant le bureau de poste, a filé entre les doigts de la FFT qui avait avancé la meilleure offre d’achat.
« C’est un dossier admet-il, qui laisse du travail à mes successeurs », conclut-il un peu amer.
Le futur
Même si Léo-Paul Provencher a quitté les TNO le jeudi 4 mars, il restera actif pour la communauté ténoise. Ce dernier en effet est le secrétaire exécutif confirmé du comité de consultation ou de collaboration chargé d’élaborer le plan de mise en œuvre de la prestation des services en français aux TNO. Sa compétence dans ce dossier et son expérience semble être un atout au rôle qu’aura la FFT dans sa coopération avec le gouvernement territorial.
Sur tous les dossiers énumérés lors de son bilan, Léo-Paul Provencher n’affirme pas être le seul porteur de ces accomplissements. « Ces résultats sont le fruit de longues démarches où les administrateurs, les employés et les membres de la communauté ont aussi participé à un travail d’équipe intense. » Pour résumer son travail et son implication, Léo-Paul n’a que deux mots pour les décrire : cœur et détermination. « Si tu n’as pas ça, tu n’aboutis pas, dit-il. Il faut avoir l’énergie du cœur et le courage de ses convictions pour tirer longtemps, car il faut tirer longtemps. Nous sommes dans un monde à bâtir, ici, comme bien des places ailleurs, mais il y en a qui sont rendu un peu plus loin. »
Le sondage interne 2009 de L’Aquilon est positif.
Le récent sondage d’opinion effectué auprès des lecteurs de L’Aquilon démontre la satisfaction des lecteurs envers leur hebdomadaire franco-ténois. 99 % des répondants estiment que le journal est bien présenté alors que 95 % trouvent que le journal est facile à lire. Les lecteurs interrogés ont toutefois tranché négativement sur la présentation des illustrations et des photos alors que le questionnaire leur demandait si le journal comprenait trop ou pas assez de photos. 79 % des répondants ont affirmé que L’Aquilon ne contenait pas assez de photo. Comme point saillant de ce sondage, il faut souligner que tous les répondants sans exception ont jugé que le souffle francophone des TNO joue un rôle important pour la communauté francophone.
Au sujet du contenu du journal, les lecteurs semblent prioritairement intéressés par les activités culturelles et sociales des Franco-Ténois. 91 % des répondants lisent toujours ou souvent les nouvelles sur ces activités. Viennent ensuite les nouvelles sur la francophonie des TNO (89 %), suivi par les nouvelles municipales ou régionales (85 %). Les portraits des francophones attirent à 80 %, toujours ou souvent, l’intérêt des lecteurs alors que l’éditorial se classe au 5e rang des articles lus toujours ou souvent avec 78 %.
Lors du sondage, les répondants ont affirmé vouloir légèrement plus d’information territoriale même si 43 % sont satisfaits de la couverture actuelle. Ils souhaitent aussi recevoir légèrement plus d’information communautaire franco-ténoise, municipale et plus de portraits de francophones.
88 % des répondants sont satisfaits de la quantité d’information diffusée par les chroniques spécialisées alors que 74 % des répondants sont satisfaits de la quantité d’information au sujet des commentaires et analyses.
Le traitement des sujets effectué par le journal semble satisfaire presque tous les répondants avec 99 % d’entre eux qui estiment que les sujets sont traités de façon suffisante. Trois quarts des lecteurs sont satisfaits du niveau de français utilisé dans les pages de L’Aquilon, car 74 % des répondants jugent le niveau de français facile ou très facile à comprendre. La qualité de l’orthographe est jugée satisfaisante à 47 %, très bonne à 19 % et à améliorer pour 12 % des répondants.
Le sondage a mis en valeur le fait que seulement 25 % des répondants ont déjà visité le site Internet de L’Aquilon. Une tendance qui peut possiblement s’expliquer par le fait que seulement la moitié des répondants utilisent le réseau Internet pour se tenir au courant de l’actualité. Pour ceux qui ont visité le site Internet de L’Aquilon, 78 % estime que la nouvelle présentation visuelle du site est très bien ou bien. Le regroupement de l’information suivant différents thèmes, les options de recherche d’archives, la médiathèque et la facilité de la navigation sur le site ont conquis l’unanimité des utilisateurs interrogés.
Sensible à un rapprochement avec la radio communautaire de Yellowknife, L’Aquilon a également demandé à ses lecteurs leur habitude radiophonique. 85 % d’entre eux écoutent quotidiennement ou quelques fois par semaine la radio en général. Les résultats du sondage soulignent que 51 % des répondants de Yellowknife écoutent Radio Taïga quelques fois par semaine tandis que 22 % la syntonisent chaque jour, mais que 27 % ne l’écoutent jamais. CIVR 103,5 FM est tout de même la station de radio la plus écoutée à Yellowknife par les lecteurs de L’Aquilon (73 % Radio Taïga, 58 % CBC North, 28 % CJCD).
Alain Bessette, directeur et rédacteur en chef du journal, estime que ce sondage demeure un outil efficace pour sonder la satisfaction et les attentes des lecteurs. « Pour moi, lorsque vient le temps de prendre une décision sur la pertinence d’une nouvelle face au contenu du journal, je peux me fier sur ces tendances pour rediriger un article la semaine suivante par exemple. »
Dans son rapport qu’il présentera au membre de son conseil d’administration, M. Bessette commente ces résultats avec un sondage similaire effectué en 2001. « Tant en 2001 qu’en 2009, l’opinion des répondants est très positive sur la présentation générale du journal. Il n’y a pas beaucoup de différence entre 2001 et 2009 sur les préférences de lectures des répondants au sondage. En 2001, 56 % des répondants désiraient plus de chroniques spécialisées et L’Aquilon en présente dorénavant plusieurs de façon régulière. En 2009, 62 % sont satisfaits du nombre de chroniques et seulement 8 % en voudrait plus », est-il écrit.
Il y a dix ans, lorsque je suis arrivé à Yellowknife, la dernière chose que je voulais c’était de m’embarquer dans la roue sans fin du monde communautaire. Je voulais avoir la paix. J’étais parti du Québec parce que j’étais tanné de la politicaillerie et des chicanes de clocher. J’ai vite réalisé que c’était pire de rester assis sur le divan à ne rien faire en attendant que la politicaillerie passe.
Au Québec, toutes les excuses étaient bonnes pour ne pas m’impliquer ; pas assez éduqué, pas assez connu, pas assez informé… À Yellowknife, où il est possible d’aller prendre un café avec le premier ministre, ma perception du monde a changé. Tout à coup, je n’étais plus un simple numéro d’assurance sociale parmi tant d’autres. Les « dirigeants », ces personnes aussi humaines que vous et moi, étaient accessibles.
Il me semble que Yellowknife, comme probablement plusieurs autres petites villes, a une dynamique plus « humaine » que les grandes villes canadiennes dans lesquelles j’ai vécu.
Pour la plupart des êtres humains modernes, prendre la parole est probablement un besoin de base. Prendre la parole, mais surtout être entendu. Par exemple, si j’avais à prendre la chance d’être entendu par Stephen Harper derrière son bouclier de gardes du corps et de bureaucrates ou par Floyd Roland, j’irais vers le second. Certains diront qu’il n’a pas autant de « pouvoir » que le premier ministre du Canada. Peut-être, mais pourquoi avons-nous tendance à penser que les décisions les plus importantes sont celles qui doivent être prises tout au haut de l’échelle ? On dit souvent que les décisions les plus importantes se prennent autour d’une table de cuisine. Le haut de l’échelle est bien pratique pour aller cueillir les pommes les plus hautes, mais si l’échelle n’est pas solidement supportée par une bonne fondation, on se casse la gueule.
Le but de la chronique de cette semaine est de vous encourager à sortir de votre salon et d’aller vous impliquer communautairement. Aller rencontrer d’autres gens, aller échanger des idées, apporter de nouvelles idées. Impliquez-vous dans une cause qui vous tient à cœur. Que ce soit le ballon-balais ou l’association francophone importe peu. Impliquez-vous pour le fun, mais aussi pour comprendre la dynamique de prise de décision d’organisation plus large que votre famille.
Faire partie d’une communauté veut dire plus que de simplement payer ses taxes à temps. Le « poids » de la communauté doit être réparti sur l’ensemble des individus. C’est un peu comme quand vient le temps de déménager un piano ; cinq paires de bras valent mieux que deux. Les trois paires de bras manquantes auront beau offrir tout l’argent du monde, tant qu’ils ne mettront pas l’épaule à la roue, le piano ne bougera pas.
La suggestion de lecture de la semaine:
How to Save the World in Your Spare Time de Elizabeth May
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Les élèves de l’école Allain St-Cyr discourent en public.
Un premier concours d’art oratoire s’est déroulé ce mardi 2 mars dans la rotonde de l’École Allain St-Cyr. Tour à tour, plusieurs élèves de l’école francophone de Yellowknife ont présenté leurs recherches, leurs opinions, leurs intérêts devant un public composé de parents, de professeurs, d’invités et d’un jury de trois pédagogues. Raymonde Laberge, Nicole Loubert et Brigitte Rivet ont entendu les prestations d’une quinzaine d’élèves de la 4e à la 11e année.
Si les élèves des classes de 2e et 3e année ont produit des discours collectifs présentés en après-midi devant le reste de l’école, ce sont deux élèves par classe, préalablement sélectionnés pour leurs habilités oratoires, qui ont participé au concours durant la soirée. Sur des thèmes variés qui leur tenaient à cœur, ces jeunes ont livré des discours dynamiques, instructifs et pour la plupart fluides, où la qualité du français, l’intonation et le vocabulaire étaient à l’honneur.
Lors du concours, les juges n’ont pu départager les six représentants du primaire. Ils ont tous été félicités pour leur travail, leur préparation et leur prestation. « Vous êtes tous des vainqueurs, d’expliquer Raymonde Laberge lors des résultats. Vous aviez tous de bons sujets et votre cheminement à chacun était celui d’un gagnant. Vous êtes tous venus nous chercher quelque part lors de votre allocution. »
Pour les classes plus élevées, les gagnants du concours Allain St-Cyr participeront à un concours oratoire territorial, porte d’entrée à un concours national. Il fallait donc que les juges tranchent en faveur d’un élève par niveaux. Pour les 7e et 8e années, c’est Bryan Tuyishime qui s’est démarqué. Ce dernier a conduit un exposé dénonçant une activité qu’il juge inadmissible : la déforestation de la forêt tropicale. « Chaque cinq secondes, c’est l’équivalent d’un terrain de soccer de forêt qui est transformé en terres d’élevage ou d’agriculture », affirme-t-il. Selon ces recherches, cette coupe profite aux industries de la confection de meuble, du papier ou du bois de chauffage et fait place à l’élevage du bétail ou la culture céréalière approvisionnant des compagnies nord-américaines. Pour freiner la disparition de l’habitat de la faune et population autochtone, Bryan Tuyishime propose de boycotter certaines compagnies, d’acheter des produits issus du marché équitable et de recycler davantage. Plus tard, cet élève de huitième a livré son truc contre le trac : « Je me dis que le public devant moi ne vas pas me tuer, et que je ne risque rien à dire ce que je veux ».
C’est Cliff Tuyishime qui a été sélectionné pour les classes de 9e et 10e année. À travers le récit d’une situation dont il a été témoin lorsqu’il avait dix ans, Cliff Tuyishime a développé son opinion sur la situation de l’immigration au sein des pays occidentaux et le retour des sans-papiers dans leur pays d’origine. « Renvoyer des gens chez eux de force et leur refuser le droit d’entrer et d’accéder à une vie meilleure est inacceptable. D’autant plus que l’on ne s’interroge même pas du pourquoi ces gens quittent leur pays », s’alarme-t-il. Pour lui, c’est la fluidité qui est importante lors d’un exposé oral. « Lorsque les mots coulent bien, le message, peu importe ce qu’il est, va bien passer également. Je me prépare en rédigeant mon texte. C’est une étape très importante pour m’approprier ces mots que je vais redire. Il est vrai que c’était un peu plus facile cette fois, vu que je racontais un souvenir, alors si je ne me rappelais pas exactement de tout, j’avais une bonne idée de ce que je devais dire. »
En 11e année, c’est la véritable performance oratoire d’Amber O’Reilly, qui a séduit le jury. Libérée de toute appréhension, Amber O’Reilly a livré sans une hésitation, un discours sur l’impact des médias sur les jeunes de son âge. Elle s’est insurgée contre l’emprise négative des médias sur les personnalités influençables des adolescents. « Ils nous forcent à porter plus attention à notre apparence extérieure qu’à nos qualités intérieures. […] Nous devrions obtenir une législation plus sévère pour nous dissocier de ces règles que les médias cherchent à nous imposer et pour mieux cibler nos intérêts sur une société plus tolérante, plus saine et plus en santé. »
À la clé de ce concours oratoire mis sur pied par l’association Canadian Parents for French, est une bourse de 20 000 dollars pour l’élève de 11e ou 12e année qui gagnera le concours national organisé à Ottawa avant la fin de l’année scolaire. Les élèves de l’école Allain St-Cyr ont avoué que ce prix était un incitatif qui les intéressait. Pourtant, plusieurs ont avoué n’être pas certains de vouloir en profiter à l’université d’Ottawa comme il est prescrit.
Un quart de million de dollars alloué au développement économique francophone des TNO.
Le 1er mars, le gouvernement fédéral a annoncé un investissement de 225 000 $ pour attirer les investisseurs, les touristes et les entrepreneurs francophones aux Territoires du Nord-Ouest. Un financement assuré par la toute jeune Agence canadienne de développement économique du Nord (CanNor) et qui appuiera les projets du CDÉTNO (Conseil de développement économique des TNO), l’unique récipiendaire de cette initiative du plan d’action économique du Canada.
Dans un communiqué, le ministre des Affaires indiennes et du Nord, Chuck Strahl, estime qu : « Attirer davantage de francophones, y compris des investisseurs, dans le Nord améliorera la diversité économique et culturelle, renforcera le réservoir de main-d’œuvre et profitera à toutes les entreprises et à tous les résidants des Territoires ». Un message sans cesse répété par Sylvie Francoeur, directrice générale du CDÉTNO, qui convient, au jour même de cette annonce, que le message a été compris. « C’est comme ça que nous avons vendu le projet, en insistant sur la valeur ajoutée de la francophonie pour les TNO », confirme-t-elle.
Cet investissement sécurisé depuis le mois de décembre dernier financera la mise en place de services en français pour les immigrants qui s'installent dans les Territoires, les formations à l'intention des employeurs sur les moyens d'attirer et de retenir les employés et l’élaboration des stratégies de marketing visant à attirer des résidants et des entreprises francophones aux Territoires. « Les trois volets du projet ont été acceptés par l’agence, cette année. Le premier est de développer une stratégie d’attraction de main d’œuvre. En collaboration avec le gouvernement territorial, nous avons donc le mandat de développer une stratégie de marketing pour attirer de nouveaux résidents, des travailleurs surtout, aux TNO. Le second volet porte sur l’élaboration d’une stratégie d’attraction d’investissement. Elle sera vraiment dirigée vers les investisseurs et les entrepreneurs pour qu’ils viennent faire des affaires aux Territoires du Nord-Ouest. Le troisième volet se concentrera sur un marketing touristique auprès des voyageurs d’affaires et des visiteurs des résidents ténois », commente Sylvie Francoeur.
La directrice du CDÉTNO reconnaît que le conseil a vraisemblablement une expérience dans tous ces domaines d’activités alors que certains volets font partie intégrante de plusieurs services déjà offerts par l’organisme francophone. « Cet investissement nous permettra de développer le coté stratégique de ce qu’on l’on fait. Par exemple au niveau du recrutement de main-d'œuvre, c’est vrai que l’on a un programme et des services depuis un bon trois ans déjà. Mais l’approche était loin d’être stratégique. Nous allons maintenant cibler des régions précises du Canada où l’on peut avoir plus de succès au niveau du recrutement. Le Nord de l’Ontario, le Québec, le Nord du Nouveau-Brunswick en comparaison à l’ensemble du pays. » Sylvie Francoeur déclare que le volet investisseurs amène beaucoup plus de nouveauté, car s’ils ont répondu à des demandes dans le passé, jamais le CDÉTNO n’a été actif dans ce domaine. Pour le tourisme, encore une fois, jamais les initiatives répétées du conseil n’avaient ciblé prioritairement le voyageur d’affaires et le tourisme familial. C’est d’ailleurs à ce troisième volet que sera allouée la plus importante part des fonds fédéraux. « Les prix de la campagne marketing et l’impression de la brochure sont exorbitants, confie Sylvie Francoeur. La publicité met l’accent sur la présence francophone, son histoire et les services en français aux TNO pour aviser les touristes francophones qu’il est possible de faire du tourisme en français aux Territoires. »
Un concert survolté qui pourrait bien faire fondre le château de glace de Yellowknife.
Des murs immaculés, un duo coloré, c’est l’image épuré du groupe Orange Orange qui sera fortuitement recréé lors du premier concert au sein du festival du SnowKing 2010, ce samedi 6 mars à 20 heures. Si la température actuelle peut sembler une source d’inquiétude à la stabilité du 15e château de neige, l’arrivée du couple montréalais, Dom Hamel et Sabrina Sabotage sur sa scène glacée, risque de laisser des marques indélébiles sur l’humeur et l’enthousiasme des festivaliers, lors de cette soirée francophone.
« On s’attend à embrasser, à habiter le lieu du château de neige. On adore ça performer dans des lieux inusités. Nous ne sommes que deux sur scène et nous pouvons fitter n’importe où, que ce soit une petite scène ou une plus importante. C’est arrivé souvent que l’on joue dans des contextes super flyés », averti Dom Hamel en précisant qu’Orange Orange c’est vraiment pour faire la fête avec les gens qui sont sur place, pour être dans l’humeur du public et que la participation de tous est bien importante dans cet échange.
Conscient de la chaleur que transporte leur concept orange, le duo a décidé depuis quelque temps de parcimonieusement diffuser leur couleur. « Cette couleur est tellement puissante que nous devons la distribuer au compte goutte, dit-il. Nos costumes de scène possèdent des teintes orange maintenant plus discrètes qu’avant. »
Le duo est excité de se déplacer dans la capitale ténoise. Avec plusieurs de leurs amis musiciens qui se sont produits dans l’ouest du pays lors de Jeux olympiques, Orange Orange se délecte de faire tache dans cette migration culturelle alors qu’ils s’envolent pour quelques jours vers le Nord. « Nous le disons à toutes les personnes que nous rencontrons, mais il n’y personne que je connaisse qui y est déjà allée aux TNO. Nous sommes excités de rencontrer des jeunes, des jeunes d’aussi loin. Nous voulons découvrir leur culture », déclare un Dom Hamel enthousiaste.
Car en plus du concert, le duo est l’hôte d’un atelier de Human Beat Box ou littéralement boîte à rythmes humaine donné aux jeunes du Rassemblement jeunesse nordique 2010. « Pour nous, c’est plus la philosophie du beat box que l’on a envie de partager. Le beat box est un mode de vie, nous en en fait en marchant dans la rue. Il y a moyen de s’amuser et d’avoir le groove en soi quand on est n’importe où, dans le fond », explique l’adepte de la boite à rythmes portative. « Nous ne sommes pas des performeurs mondiaux du beat box, avoue Dom Hamel, mais nous l’utilisons à des buts de plaisir, de groove et d’exploration. On pense que les jeunes peuvent être intéressés à savoir ce qu’on fait avec, plutôt que la façon de le faire. Car je pense qu’avec le beat box, il n’y a pas d’autre technique d’apprentissage que l’autodidaxie. C’est à toi de trouver toi-même tes rythmes et tes références rythmiques. »
La coproduction Québec-Nunavut Le jour avant le lendemain est en lice pour quatre prix Jutra. Le film réalisé par la Québécoise Marie-Hélène Cousineau et l’Inuk Madeline Ivalu est en nomination dans quatre catégories, dont celui du meilleur film.
Le long-métrage de fiction a été tourné à Puvirnituq, dans le Nord du Québec, avec des acteurs inuits. L’action se déroule dans le Grand Nord, vers 1840. Le film raconte l’histoire de deux clans isolés qui se retrouvent pour célébrer l'arrivée de l'été. Au cours de la fête, un aîné raconte sa rencontre avec des hommes blancs. On démontre comment ce choc culturel bouleverse la vie des Inuits qui sont bientôt décimés par des maladies.
Ce troisième long-métrage des productions Isuma (Atanarjuat, Journals of Knud Rasmussen) se distingue des deux premiers parce qu’il a été scénarisé, réalisé et imaginé par des femmes. À compter des années 1990, Marie-Hélène Cousineau, qui réside maintenant à Montréal, a travaillé pendant plusieurs années avec les femmes de la communauté d’Igloolik, où elle a formé un collectif de cinéma indépendant.
« C’est un travail de collaboration, dit-elle de son film. J’ai travaillé avec Madeline Ivalu et aussi Susan Avingaq qui a co-scénarisé le film ». Elle souligne aussi le travail de la costumière, dont le travail lui a valu une nomination aux Jutra.
Même après avoir pris part à certains des festivals de films les plus prestigieux au Monde dont Sundance et le Festival international de films de Toronto, c’était une surprise pour Marie-Hélène Cousineau que de retrouver en nomination aux très québécois Jutra. Le film, explique-t-elle, a été mal distribué dans sa province d’origine et très peu de cinéphiles de la belle province ont eu la chance de le voir.
Elle estime que le nouveau système de mise en nomination l’a avantagé. Désormais, c’est un jury indépendant, et non plus les membres de l’industrie, qui est chargé de choisir les films en compétition. La réalisatrice se réjouit de voir que désormais les films moins connus, comme le sien, ont leur chance à ce gala.
Marie-Hélène Cousineau admet que c’est entre autres pour des raisons budgétaires que le film a été tourné au Québec plutôt qu’à Igloolik comme les deux précédents longs métrages d’Isuma. Le Québec offre des avantages fiscaux et tout un cortège de subventions pour les réalisateurs. Mais elle ajoute que de travailler avec cette communauté a été important pour elle, en tant que Québécoise qui a vécu dans le Nord.
Les Jutra, qui célèbrent le cinéma francophone canadien, seront remis lors d’un gala le 28 mars. Le film The Timekeeper du Québécois Louis Bélanger, dont l’Action se déroule aux Territoires du Nord-Ouest, est également en lice pour deux prix.
Il ne faut pas être linguiste pour constater que consensus ne rime pas avec démocratie.
Cela fait de nombreuses années que j’observe de plus ou moins près des travaux de l’Assemblée législative. Je vais peut-être en étonner certains, et même en choquer d’autres, mais j’ai souvent constaté que la démocratie dans le Nord est souvent mieux servie par des comportements et des attitudes qui ne font pas de compromis avec des idéaux d’intégrité et d’honnêteté.
Un gouvernement de consensus repose nécessairement sur la recherche de compromis. Cet idéal n’est pas sans attrait. On peut éviter de longs conflits coûteux en tentant de trouver des solutions qui plaisent à tous. Malheureusement, ces solutions de consensus peuvent aussi déplaire à tous, surtout quand les positions de départ sont aux antipodes.
On a parfois vu des compromis incompréhensibles où il semblait que l’appui de certains députés reposait plus sur des intérêts personnels (nomination future au Cabinet ou à un poste dans l’une des nombreuses commissions ou l’un des nombreux organismes parapublics, etc.) que sur les intérêts de leurs électeurs.
Quand on voit nos députés qui ne siègent pas au Cabinet agir à titre d’opposition au gouvernement, on voit la démocratie en action. Plutôt que de tisser des liens politiques en coulisse et de travailler en cachette sur des solutions de compromis, les députés de l’opposition se dressent en défenseur des intérêts du public. On peut être en désaccord avec leur position, mais au moins celle-ci est souvent claire et publique et oblige souvent le gouvernement à expliquer ses actions.
Orange Orange au Snowking !
Orange Orange sera au château du Snowking le 6 mars. Le duo vitaminé viendra agrumenter notre veillée et présenter son premier album éponyme au public de Yellowknife. Fruit de la collaboration de Sabrina Sabotage avec Dom Hamel, la formation pop électro montréalaise se distingue par son usage inventif de la voix. Beatbox, bruitage, scat, renâclements et claps sont mis à profit pour créer des ambiances pulpeuses et sucrées qui ne manquent pas de zeste. On mord à plein dans cette pop juteuse et sans pépin. Les deux auteurs-compositeurs-interprètes francophones veulent nous faire balancer du bassin comme des Lady Marmelade et y parviennent fort bien. Après le succès retentissant de la pièce « Sors moi », c’est avec appétit que l’on épluche leur première galette. Les textes abordent d’abord la question des rapports humains (« Marin mort en mer » et « Mon piano»), mais aussi le propos social (sublime « Et je pleure »), toujours servis dans une enveloppe ludique et résolument déjantée. Mais c’est sur scène que le duo semble le plus mûr, offrant une prestation théâtrale qui détonne avec ses téléphones pour micros et ses Casio à gogo. Un show qui promet tous les trémoussements, il faut se presser.
Le concert marquera le début des célébrations entourant le 25e anniversaire de l’Association franco-culturelle de Yellowknife. C’est au château de neige du Snowking, sur la baie de Yellowknife, le 6 mars, à 20h. Retrouvez une entrevue exclusive avec Orange Orange au www.radiotaiga.com.
Prix Femmes exceptionnelles
C’est une tradition aux Territoires du Nord-Ouest. Le Conseil du statut de la femme des TNO a remis ses prix Femmes exceptionnelles 2010.
Lyda Fuller de Yellowknife, Sœur Faye Tremblay de Tuktoyaktuk, Gina Dolphus de Déline, Rosa Lafferty de Fort Resolution et Élaine Lamalice de la réserve de Hay River, sont les récipiendaires cette année.
Les prix Femmes exceptionnelles récompensent les femmes des TNO qui se sont illustrées pour leur persévérance et leur dévouement à la cause féminine et pour l’amélioration du bien-être des enfants et des familles des TNO. Les prix seront remis lors d’une cérémonie à l’Assemblée législative des TNO le 8 mars, journée mondiale de la femme.
Programme de prestations de maladie
Le gouvernement des TNO veut réviser son programme de prestations de maladie.
Le ministère de la Santé et des Services sociaux compile actuellement des statistiques sur les gens qui utilisent le programme et comment ils le font. Selon le ministère, l’actuel programme avantage certains, mais désavantage surtout les plus démunis.
Deux forums auront lieu pour discuter des modifications à apporter, le premier à Hay River le 1er avril et l’autre à Yellowknife le 6 avril. D’ici là, les résidents peuvent remplir un sondage en ligne sur le site du ministère de la Santé et des Services sociaux.
L’Inuit Tapiriit Kanatami fâché contre Cannon
L’Inuit Tapiriit Kanatami, qui représente les intérêts des Inuits du Canada, se dit offusqué de ne pas être à la table de négociations de la rencontre des états circumpolaires, qui aura lieu au Québec à la fin mars.
Il est d’usage que les discussions touchant les relations internationales et nordiques soient abordées au sein du Conseil de l’Arctique, où les peuples autochtones du Nord sont représentés.
Le Canada n’a pas non plus invité l’Islande, la Norvège et la Suède aux discussions. Ces états sont également membres du Conseil de l’Arctique.
La rencontre des états circumpolaires doit avoir lieu à Chelsea, au Québec, le 29 mars. Elle sera présidée par le ministre des Affaires étrangères du Canada, Lawrence Cannon.
L’édition 2010 de la course extrême de Yellowknife se déroulera en mode survie.
Même s’il ne faut que courir ou skier, la course hivernale Rock and Ice Ultra s’est dévoilée, depuis ses trois dernières éditions, comme l’événement de sport extrême de Yellowknife. Les participants en raquette ou en ski de fond ont habituellement le choix entre trois parcours différents : 44,5 km, 135 km à effectuer en trois jours, ou 225 km étalés sur six jours. Mais cette année, l’économie n’ayant pas été à son meilleur, la quatrième édition de cette course de désert nordique se limitera à l’épreuve d’un jour, le 20 mars, sur une distance de 48 km.
« C’est Scott Smith, un prospecteur, qui finançait la course normalement. Avec le fléchissement des activités de prospection aux TNO, il a été incapable de récolter l’argent nécessaire pour l’organisation d’un tel événement. La quatrième édition n’allait donc pas avoir lieu. Mais, depuis trois ans, plusieurs Yellowknifiens se sont attachés à cette course, et un petit groupe d’entre eux se sont décidés à perpétuer la tradition », explique Aaron Spitzer qui fait partie du comité organisateur de 2010.
Cette année, le départ de la course se fera du ski club de Yellowknife et effectuera une boucle par la rivière Yellowknife, la Ingraham Trail et le village de Dettah, pour se terminer entre les maisons bateaux de la baie de Yellowknife, avant de retourner au ski club. « C’est un parcours totalement différent, raconte M. Spitzer. Le tracé et le nombre de stations de relais ont été optimisés pour attirer les participations en équipe. Le départ et l’arrivée au ski club seront spectaculaires également. »
Ce sont quatre points de relais qui ont été mis en place cette année. Avec des portions de 8 à 13 km chacune, les étapes sont assez courtes pour ne pas transformer les participants en de véritables marathoniens des neiges. « L’idée de cette année est d’avoir du plaisir. Nous voulons que les femmes et les hommes de Yellowknife s’approprient cette course d’un jour. Ce n’est plus forcément pour gagner, mais pour faire partie d’un événement. On voit ça comme quelque chose de social où les gens partageront une aventure en nature. »
Alors que la lourde logistique nécessaire aux épreuves de trois et de six jours n’est plus requise, les coûts d’inscription ont chuté cette année. Il en coûte 65 dollars pour une inscription en solitaire et 125 dollars par équipe.
Les inscriptions en ligne se terminent le 12 mars prochain au www.ykmultisport.com/rock-and-ice-2010, alors qu’il sera possible de s’inscrire en personne jusqu’à la veille de l’épreuve au magasin Overlander Sports.
Avec cette dépréciation, les récompenses ont elles aussi été affectées. Cette année, il n’y aura pas de diamant de 12 000 dollars pour le vainqueur. « Nous ne savons pas encore en quoi exactement consisteront les récompenses, mais il est certain que cette année, nous n’attirerons pas des athlètes du monde entier avec nos prix », déclare Aaron Spitzer. Ce dernier espère que la course Rock and Ice Ultra reprenne son ampleur habituelle dès l’an prochain.
Rendu au début de février, le Canadien se promène depuis quelques semaines entre le 13e et le 7e rang de l’Association de l’Est de la LNH. À peine cinq points départagent les huit équipes qui bataillent pour les trois dernières places menant aux séries éliminatoires. Normalement, mon optimisme prudent me porterait à ne pas écarter les chances du club de participer aux séries. Mais la blessure subie par Michael Cammalleri vient tout changer. À elle seule, cette blessure fait mal au club. Mais conjuguée à l’absence simultanée d’Andrei Kostitsyn, je crois que c’est le coup de grâce d’une saison qui s’est déroulée sous le signe des blessures.
Dès le lendemain de cette blessure au genou du franc tireur de Montréal, quelques tribunes débordaient d’appels d’amateurs qui réclamaient du directeur général, Bob Gainey, qu’il se mette au téléphone et effectue une transaction qui amènerait du renfort, notamment dans le marché des joueurs qui deviendront agents libres en juillet.
Je ne suis pas du tout de cet avis.
D’une part, je suis réticent à me départir des jeunes espoirs ou de choix de repêchage pour un joueur « loué » qui risque de ne plus être là la saison suivante, notamment en raison de la masse salariale chargée de l’équipe.
D’autre part, la venue d’un nouveau joueur ne rapporte pas des dividendes rapidement. Les joueurs d’avant prennent un certain temps à comprendre le système de jeu et aussi à développer une chimie avec les autres attaquants.
Le temps de vendre
Au contraire, je crois qu’il serait avantageux de faire une croix immédiatement sur les chances du Canadien de terminer parmi les huit premières équipes et de se départir de certains joueurs qui deviendront agents libres en juillet. Parmi les joueurs ayant une certaine valeur, il y a Plekanec, Bergeron, Metropolit et Mara.
Plekanec pourrait rapporter gros en termes de valeur d’échange. C’est cependant le seul agent libre que je n’échangerais pas, en essayant fortement de lui faire signer un contrat avant la fin de la saison.
Des trois autres joueurs, Marc-André Bergeron est probablement celui qui pourrait susciter le plus d’intérêt en raison de son apport important sur le jeu de puissance, mais aussi en raison de son contrat peu dispendieux.
Fort de 10 buts et de 18 mentions d’assistance en 50 joutes, Bergeron est reconnu pour son puissant tir de la pointe sur le jeu de puissance. Son rôle adéquat sur le 4e trio à titre de spécialiste de l’attaque massive pourrait intéresser certains clubs qui voudraient se rendre plus loin lors des séries éliminatoires. Je pense notamment à des clubs qui sont bien situés dans le classement mais qui démontrent certaines carences dans leur attaque massive. Voici quelques clubs (avec leur classement quant au jeu de puissance) : Colorado (16e sur 30 pour le jeu de puissance, avec une moyenne de 17,8), Phoenix (25e, avec 16,5), Pittsburgh (27e, avec 16,0) Nashville et Floride (29e, avec 15,2).
Quant aux deux autres joueurs (Mara et Metropolit), ils pourraient aider une équipe à la recherche de profondeur. Gainey pourrait obtenir quelques choix de quatrième ou cinquième rondes, sans plus.
Je me pencherai la semaine prochaine sur l’idée suggérée de se départir de certains gros contrats afin de libérer un peu de masse salariale l’an prochain.
La soupe populaire de Hay River connaît des problèmes concernant sa localisation. Laura Rose, présidente de l’organisme, partage que des solutions se pointent à l’horizon.
« Nous devons déménager le trailer parce que le lot sur lequel nous sommes est dans la zone commerciale », explique Laura Rose, présidente de la Soup Kitchen à Hay River. Celle qui s’amuse à se nommer pour rigoler « présidente, chef et lave-vaisselle » de la soupe populaire est, avant tout, le pilier de cet organisme à but non lucratif, depuis quatorze ans bientôt. Pour la dame, cette histoire de déménagement est un souci de plus duquel elle aurait bien aimé être épargnée.
« Apparemment, nous étions supposés être ici temporairement, lance-t-elle, avec un soupçon d’indignation dans la voix. Je n’ai jamais entendu cette partie de l’histoire! » Elle ajoute que la Soup Kitchen devrait être comprise dans une zone de la ville qualifiée d’« institutionnelle » pour être réglementaire. « Or, tous ces lots sont déjà pris », précise-t-elle à regret.
Selon ses propos, la Ville leur a offert trois solutions pour les tirer de l’impasse dans lequel ils se trouvent. La première était d’utiliser les cuisines de la Légion de Hay River. « J’ai dit au maire que c’était une idée stupide! », affirme-t-elle, en spécifiant qu’elle ne veut pas avoir à jongler avec l’entourage de l’endroit souvent composé de gens sous l’influence de l’alcool ou de la drogue. Il leur a ensuite été proposé de solliciter l’aide de l’Église pentecôtiste, ayant un lot de libre entre l’Église et la clinique médicale. Par contre, Mme Rose sort une lettre de réponse donnée par l’Église pentecôtiste à leur demande de transfert. « Ils sont dans l’impossibilité de permettre que nous utilisions ou louions leur lot en raison de certains de leurs engagements et parce que ce n’est pas dans leur mandat », lit-elle. « Ce n’est apparemment pas dans leur mandat d’aider les pauvres! », ajoute-t-elle, déconcertée. Finalement, la troisième option repose entre les mains de l’Église catholique, possédant, elle aussi, des lots qui pourraient servir à la Soup Kitchen. « L’Église catholique est plus compliquée que les autres églises », expose Mme Rose, étant donné que l’évêque n’examine les demandes reliées à leur lot que deux fois par année et qu’il veut l’avis de la communauté de ses fidèles avant de donner une réponse. Elle croit toutefois qu’il s’agit pour le moment de l’idée la plus plausible étant donné le positivisme de l’église dans ce dossier. Même si la présidente admet sans hésitation qu’il leur serait impossible de déménager immédiatement en raison de l’hiver, elle confie qu’il s’agit d’une attente qui devient de plus en plus lourde à supporter.
Pour contrer l’attente et mettre toutes les chances de son côté, elle entend aussi soumettre une demande à l’Église anglicane possédant quelques lots de libre derrière son bâtiment. « Qui sait quoi d’autre il nous arrivera? », rigole-t-elle.
Interrogé sur ce qui tramait autour de la soupe populaire, le maire de la ville, Kelly Schofield, s’est démontré soucieux. Il a d’ailleurs signifié que la Ville serait prête à réinvestir l’argent de la vente du lot, où se trouve l’actuelle soupe populaire, dans la tuyauterie, la plomberie et toutes les autres factures nécessaires à la remise en marche de l’organisme communautaire. Laura Rose informe que, selon ses renseignements, Kingland Ford serait l’acheteur de ce lot. Cependant, même si la cause est louable, le maire Schofield mentionne, à son tour, qu’il n’est pas dans les mandats de la Ville de s’en occuper. « Nous sommes là pour aider, mais nous ne sommes pas là pour les diriger, ce n’est pas à nous, c’est à eux. » M. Schofield précise qu’il souhaite que le transfert se fasse le plus près possible de son emplacement actuel étant donné sa proximité avec les écoles de la ville. « Nous voulons les voir continuer à nourrir les affamés », assure-t-il, en ajoutant même qu’il voudrait même les voir prendre de l’expansion.
Laura Rose espère, elle aussi, voir ses locaux grandir lors du déménagement. « C’est mon rêve de voir la Soup Kitchen s’agrandir et même devenir une maison pour les sans-abri. » La soupe populaire peut accueillir moins d’une dizaine de personnes pour le moment, selon les règlements en vigueur aux TNO. Cependant, ces règlements leur donnent bien des maux de tête ces temps-ci. Selon Mme Rose, ils se sont resserrés de manière à ce qu’il devient de plus en plus ardu de recueillir la nourriture nécessaire.
Cependant, avec une hausse de 42 % de repas chauds remis en 2009, par rapport à 2008, le besoin est criant. La Soup Kitchen a offert 3 826 repas chauds et 275 sacs à lunch, l’an dernier. Selon les dires de Wayne Keefe, aussi de la Soup Kitchen, dans le journal The Hub, « Quand la cuisine est ouverte, 25 à 30 personnes sont nourries chaque jour, dont approximativement un sur trois est un enfant. ».
Mme Rose rappelle que « tout le monde, peu importe la communauté, doit être conscient de la situation économique et des gens qui ont besoin d’aide. On ne sait jamais si ce sera nous le prochain à avoir besoin de ces services. ».
Népotisme au gouvernement des TNO?
Comment se fait-il que le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest octroie, sans appel d’offres, des contrats de consultation à d’anciens députés ou à d’anciens cadres de la fonction publique territoriale? Cette interrogation était au cœur de la période de questions orales, le 23 février, lors des débats de l’Assemblée législative.
Le député de Kam Lake, Dave Ramsay, et le député de Weledeh, Bob Bromley, ont mitraillé le cabinet de questions. D’après eux, la pratique d’offrir des contrats sans appel d’offres est de plus en plus répandue au sein de ce gouvernement.
« Plusieurs des contrats en question ont été accordés à d’anciens bureaucrates qui ne vivent plus dans le Nord, a accusé le député de Kam Lake. Plusieurs ont été accordés à d’anciens sous-ministres dont la carrière s’est achevée peu de temps après que ce gouvernement soit entré en fonction. Et, dans un cas en particulier, il semble qu’un contrat ait été accordé à une firme de comptabilité pour donner de la formation de base en comptabilité à des employés du ministère des Finances. Le responsable de cette firme est le conjoint de l’actuel sous-ministre des Finances. Mais qu’est-ce qui se passe ici! »
Depuis le début de la présente législature, les exemples de telles situations abondent. On se souvient, notamment, d’un contrat de consultation de 180 000 dollars qui avait été offert à l’ancien ministre de l’Industrie, du Tourisme et de l’Investissement, Brendan Bell, sans appel d’offres, quelques semaines seulement après son retrait de la politique territoriale.
Le gouvernement a été avare de commentaires, se contentant de dire que les contrats sont accordés en respect des politiques en vigueur, en tâchant de choisir les personnes les mieux qualifiées. C’est un outil de gestion, affirme le ministre des Travaux publics et des Services, Michael McLeod.
« L’octroi sans appel d’offre est une méthode que nous utilisons, se défend le ministre des Travaux publics et des Services. C’est un outil de gestion, et il y a des critères sur la façon dont cela doit être employé, et nous les suivons. »
Les questionnements des députés ont fait sortir de ses gonds le premier ministre Floyd Roland, qui a été dur envers le député de Weledeh. Il a indiqué que le gouvernement faisait ses devoirs et qu’il ne payait pas des amis pour assister à des soirées cocktails.
Les députés rappelés à l’ordre
L’ambiance est plutôt tendue à l’Assemblée législative des TNO depuis la reprise des travaux parlementaires. De part et d’autre de la Chambre, on s’échange des remarques acerbes et le ton frise souvent l’invective.
Le 17 février, le président de l’Assemblée, Paul Delorey, a cru bon de sermonner les députés à l’ouverture des débats. Il a demandé aux membres de la Chambre de retrouver une attitude plus parlementaire et de revenir à ce qu’il appelle « l’esprit du gouvernement de consensus ».
Dans son discours, le président a surtout abordé la question du lien de confiance nécessaire entre les députés réguliers et les membres du cabinet. Il a fait allusion au besoin de maintenir privées les discussions qui ont lieu à huis clos. Il faisait référence à certains détails concernant le dossier du pont du Deh Cho qui ont été communiqués par le ministre des Transports aux députés de la Chambre sous condition de ne pas les aborder publiquement.
Pont du Deh Cho : Ruskin a le contrat
On a finalement su le nom de la compagnie qui aura le mandat de terminer le pont du Deh Cho. C’est la société Ruskin Management, de la Colombie-Britannique qui a obtenu le contrat.
Le 23 février, en soirée, l’Assemblée a voté en faveur d’une loi de réappropriation budgétaire modifiant le budget pour y inclure les 15 millions de dollars de plus que coûtera le controversé projet. Après que le gouvernement ait dévoilé l’augmentation de coûts, la semaine dernière, plusieurs députés réguliers avaient indiqué leur désapprobation de la gestion du projet par le gouvernement de Floyd Roland, mais avaient du même souffle annoncé qu’ils voteraient en faveur du nouveau budget, estimant qu’ils n’avaient pas vraiment le choix maintenant que le pont est à moitié construit.
Le contrat à Ruskin Management a été accordé… sans appel d’offres.
Une collaboration avec Radio Taïga