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Agrégateur de flux


Le NPD est chez lui, avec ses pour et ses contre - 02, sept. 2010

L'Aquilon - il y a 52 min 10 sec

 Jack Layton est revenu aux TNO pour rencontrer la population, discuter avec le public et critiquer le gouvernement Harper.

Le 31 août, Jack Layton et sa femme Olivia Chow ont débuté un voyage de trois jours dans une circonscription choyée par le Nouveau Parti Démocrate, la Western Arctic. C’est le député néo-démocrate, Dennis Bevington, qui les a accueillis à Fort Smith puis accompagnés à Yellowknife et Bechoko. Les trois députés fédéraux ont profité de ce voyage aux Territoires pour démontrer qu’il était facile et gratuit de côtoyer le chef du parti.

À Yellowknife, la rencontre publique s’est déroulée le mardi 31 au soir alors qu’une déferlante orange s’était imposée dans une salle de l’édifice Tree of peace. Plusieurs dizaines de personnes arboraient un chandail imprimé d’un corbeau Dj intitulé Raven Socialistes et chaque chaise était coiffée d’un bandana orange. Dans cette ambiance décontractée, le public a posé ses questions au panel des trois députés à la suite d’un discours de M. Layton.

Les droits des travailleurs, la famille, les sables bitumineux, la coalition, le coût élevé de la vie nordique… autant de sujets qui ont été abordés par les électeurs et dont l’équipe néo-démocrate a traité. « Notre parti politique a été fondé par le mouvement ouvrier, nous sommes absolument du côté du droit des travailleurs à s’organiser. […] Nous avons besoin d’une loi nationale sur la garde des enfants pour s’assurer que collectivement, chaque enfant, chaque parent qui travaille puissent avoir accès s’il le désire à un service de garde abordable. […] La première chose que nous ferions serait de ne plus accorder de nouvelles autorisations quand il n’y rien de prévu pour gérer les conséquences. […] Je suis toujours prêt à travailler avec d’autres partis, mais je ne suis pas là pour arranger un pacte en coulisse avec un autre chef, mais plutôt pour travailler avec les choix qu’auront faits les Canadiens. Et si cela veut dire sortir Stephen Harper et mettre en place un groupe de personnes qui gouverneraient suivant la façon dont la majorité veut que l’on gouverne, eh bien il [le NPD] sera présent! […] La meilleure façon d’assurer la souveraineté est de soutenir les collectivités et les résidents du Nord. Mais il est couteux de vivre dans le Nord et ça veut dire qu’il faudrait que ce soit reconnu dans le système de taxation. C’est pourquoi Dennis Bevington a proposé à la chambre des Communes d’augmenter l’exemption fiscale. »

Ce mardi 31 août, alors que Michael Ignatieff, en tournée en Nouvelle-Écosse,  a sommé Jack Layton d’imposer à ses députés de renverser le projet d'abolition de l'enregistrement des fusils de chasse, le sujet du registre des armes à feu s’est inévitablement invité sur le parterre de la réunion.

Lyda Fuller, directrice de l’YWCA de Yellowknife, a soutenu détenir entre ses mains une lettre de toutes les associations de refuges au Canada implorant le NPD de voter pour le maintient du registre des armes à feu. Elle a demandé au chef néo-démocrate d’expliquer sa position. Ce dernier a affirmé être en faveur du registre, mais qu’il n’était pas prêt à imposer une ligne de partie à son caucus. « Notre pays est grandement divisé à ce sujet. Il est apparent que les communautés nordiques et autochtones sont opposées, pas à l’unanimité je le reconnais, au maintien du registre des armes à feu. Que les centres urbains rejettent, encore une fois pas unilatéralement, l’abolition du registre. Notre parti politique reflète cette diversité d’opinion à ce sujet »,  s’est défendu Jack Layton, laissant le député de la Western Arctic expliquer pourquoi il ne démordra pas de son jugement à voter en faveur du projet de loi privé de la députée conservatrice Candice Hoeppner. Plus tard, Lyda Fuller a avoué à L’Aquilon n’avoir pas été satisfaite des réponses que lui ont avancées les députés.

 

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Pis un p’tit avion avec ça! - 02, sept. 2010

L'Aquilon - il y a 52 min 10 sec

En lisant une partie du rapport de la Fédération canadienne des municipalités sur les infrastructures dans le Nord, rien de vraiment nouveau n’a été révélé. Les infrastructures de toute sorte sont soit dans un piètre état, soit totalement inexistante. 

En plus de 20 ans dans le Nord, j’ai vu apparaître la route pavée qui relie Yellowknife au reste du monde. Et encore là, elle n’est terminée que depuis quelques années. Mais je vois aussi de nombreux bouts de route qui sont toujours sans asphalte et je connais de nombreuses collectivités du Nord qui n’ont de route que l’hiver quand on peut en confectionner avec de la glace. 

Souvent, dans ces mêmes villages, l’eau potable est d’une qualité douteuse et les maisons regorgent des membres de la famille qui couvrent parfois quatre générations en raison de l’absence de loyers abordables.

Et pour le comble, dans la même année, notre gouvernement fédéral annonce l’octroi de plus de 16 milliards pour s’acheter 65 avions de chasse. Oui, les équipements de nos forces armées sont vétustes, mais la notion de la nécessité que nos forces armées soit à la fine pointe de l’armement pour partir en guerre est elle aussi parfaitement dépassée. Quand on sait que le prix d’un seul de ces appareils permettrait de construire plus de 800 maisons et de les doter d’une bonne source d’eau potable, ça me fait un peu rager. 

Non, je ne suis pas étonné de l’absence de vision du fédéral dans le Nord, je crois que c’est une tare qui vient avec le fait que ce sont des politiciens qui en sont en charge. C’est tout.

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Lis ce livre-là, je l’ai vraiment aimé! - 02, sept. 2010

L'Aquilon - il y a 52 min 10 sec

 Alpha TNO organise un échange de livres où tout est gratuit.

Vous avez plusieurs livres en français à la maison ou encore vous vous dites que vous n’avez pas assez de bouquins pour passer l’hiver en sol ténois? Ne surfez plus sur Amazone, ne cherchez plus à faire des dons à la bibliothèque municipale, l’organisme Alpha TNO a trouvé une solution à vos maux. Le 11 septembre prochain, la littérature francophone explosera de tout son dynamisme en plein cœur du centre-ville grâce au grand bazar du livre qui aura lieu de 13 h à 17 h au Center Square Mall de Yellowknife.

« Le principe du grand bazar est simple, mentionne la nouvelle coordonnatrice d’Alpha TNO. Si tu as des livres à donner, tu peux venir avec et repartir les mains pleines d’autres livres. Si tu n’as pas de livre francophone, tu peux quand même venir et choisir parmi les centaines de livres qu’il y aura sur place. » Avec cette foire littéraire, Lyne Njoyi organise son premier événement public au sein de l’organisme francophone dont le mandat est de veiller à la promotion de l’alphabétisation et des compétences essentielles chez les francophones et francophiles des TNO. Pour que les gens interagissent davantage, elle a organisé plusieurs activités qui surviendront durant cet après-midi de partage. De 13 h à 14 h ainsi que de 16 h à 17 h se déroulera l’heure du conte. Cette activité assurée par le groupe Franco50TNO permettra à tous, mais surtout aux enfants de se faire conter des histoires à travers la lecture et le jeu des marionnettes. Entre 15 h et 16 h, une halte de restauration et de préservation du livre sera proposée par Eli Purchase, le conservateur du Centre du patrimoine septentrional du Prince de Galles. Lyne Njoyi estime que la conservation qui est l’action de stabiliser l'état d'une œuvre permettant d'éliminer les causes de son altération et de la protéger contre les facteurs nocifs de son milieu est peut-être un peu trop poussée dans le cas d’un simple livre. Mais il est certainement utile de savoir efficacement réparer un roman que l’on affectionne et qui est passé entre les menottes d’un enfant joueur. Il y aura aussi des ateliers de théâtre, du café et des collations pour divertir et retenir les visiteurs, car l’idée de ce grand bazar est bien de créer une plateforme où francophones et francophiles puissent partager leurs coups de cœur, lire les résumés des livres et choisir parmi une vaste diversité de genre et de goût leur future lecture francophone. « Cette plateforme est dirigée vers tous les âges, du livre d’enfant à l’essai philosophique », de souligner Mme Njoyi qui reconnaît que cette idée est venue d’un francophile qui réside à Yellowknife et qui voulait partager plusieurs volumes qui constituent sa bibliothèque. « En France, nous avions de l’espace et une belle bibliothèque fournie, dévoile Jan Larsson, un suédois qui a vécu plus de vingt ans dans les Alpes françaises. Quand nous avons déménagé à Yellowknife, nous nous sommes débarrassés des étagères, mais je ne pouvais pas jeter ces livres-là. On dit qu’un livre doit être lu par au moins trois personnes, alors j’aimerais que ces livres soient lus par d’autres gens. Je veux être présent aussi le 11, car j’aimerais récupérer d’autres livres également, je pense que c’est essentiel de faire cela. »

 

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Échos des TNO - 02, sept. 2010

L'Aquilon - il y a 52 min 10 sec

Infrastructures municipales

La Fédération canadiennes des municipalités a rendu public le 31 août un rapport intitulé À l’avant-scène de la Stratégie pour le Nord du Canada. C’est le forum des municipalités nordiques, présidé par le maire de Yellowknife, Gordon Van Tighem, qui a développé ce rapport. 

« Le message est clair. Toute l’attention portée sur le Nord est fort appréciée, mais nos communautés n’ont pas les infrastructures nécessaires pour appuyer le Canada dans ses objectifs pour le développement du Nord », a précisé le maire Van Tighem. « Nous demandons qu’ils travaillent avec les leaders du Nord afin d’identifier des objectifs à long terme pour des plans d’infrastructure.»

Le rapport met en évidence l’absence de vision à long terme du gouvernement fédéral dans son approche historique d’investissements dans le Nord.
 

Fièvre meurtrière chez les bisons

Le laboratoire canadien d’inspection alimentaire, situé à Lethbridge en Alberta, a confirmé, le 31 août, que les carcasses de bison retrouvées en plein Sanctuaire des bisons du Mackenzie étaient décédées de la fièvre charbonneuse (anthrax). Un total de 10 bêtes ont été retrouvées près du lac Mills. La première bête a été retrouvée le 13 août lors d’une opération de routine pour déceler les cas de cette fièvre.

Une équipe du ministère de l’Environnement et des Ressources naturelles a détruit les bêtes en les incinérant et a traité le sol avec des produits stérilisants.

Aucun autre cas n’a été décelé depuis le 22 août.

Par ailleurs, 45 bisons de la harde de wild Hook lake sont décédés de cette maladie plus tôt cette année dans un secteur des basses-terres de la rivière Slave.
 

Infrastructures récréatives

Le ministre de l'Agence canadienne de développement économique du Nord (CanNor), John Duncan, a annoncé le 29 août dernier que les travaux de rénovation et d'amélioration touchant sept installations récréatives, situées dans différentes localités des Territoires du Nord-Ouest, étaient terminés ou en bonne voie de l'être. Les sept localités en question ont reçu en tout 550 000 $ de CanNor pour améliorer des centres récréatifs, des arénas et des terrains extérieurs. Ces projets ont été rendus possibles grâce au Plan d'action économique du Canada.

Ces travaux comprennent notamment des clôtures de sécurité qui ont été érigées autour des terrains de balle et de basket-ball du centre récréatif d'Edzo, dont la piscine et la toile sont en cours de réparation. De plus, on travaille présentement à ajouter des dispositifs de sécurité à la piscine Ruth Inch de Yellowknife et à réparer l'enveloppe du bâtiment. Notons également l'expansion du sentier Grey Goose, à Deline, et les rénovations éconergétiques du complexe récréatif de Fort Liard. Enfin, l'amélioration des systèmes de chauffage et de climatisation du centre récréatif et communautaire de Fort Smith devrait se terminer d'ici le 31 mars 2011.

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L’équilibre à Yellowknife - 02, sept. 2010

L'Aquilon - il y a 52 min 10 sec

Mathieu Gagnon est le nouvel enseignant de l’école Allain St-Cyr. 

Après un an d’enseignement dans une école française à Hô Chi Minh-Ville, la ville la plus importante du Vietnam, puis une autre année comme enseignant de français de base dans la seule école de Norman Wells aux TNO, Mathieu Gagnon pense avoir trouvé un équilibre avec son poste d’enseignant de la classe de 3e et 4e à l’école Allain St-Cyr de Yellowknife.

« L’an passé, je quittais une ville de 8 millions d’habitants, le 3 septembre, pour m’installer, le 10 septembre, dans un village de 800 personnes. Je me sentais vraiment vivant, et je me trouvais chanceux de vivre cette expérience », raconte celui qui est passé des tropiques à l’Arctique pour réaliser un de ses rêves de garçon de Chicoutimi : vivre dans le Grand Nord.

L’isolement, l’envie de travailler dans un environnement francophone et le fait d’avoir participé à deux ou trois formations à Yellowknife ont stimulé l’enseignant à poser sa candidature à l’école francophone de la capitale ténoise. « Dès que j’ai mis les pieds à Yellowknife, je me suis dit que ce serait une belle place pour travailler, mais ce n’est pas vraiment quelque chose que j’avais planifié dans ma vie. Les gens disent que je suis aventurier, je pense simplement que je suis ouvert à vivre des affaires différentes », explique Mathieu Gagnon.

Le nouveau titulaire estime que c’est un privilège qu’il puisse travailler dans sa langue natale. « Lorsque j’enseigne aux enfants, remarque-t-il, la subtilité du vocabulaire que je peux utiliser durant la journée va faire toute la différence. Je n’arrive pas à exprimer toutes ces nuances en anglais, et la plus part du temps je vais finir mes explications par “You Know”. Pour moi, enseigner en français ou en anglais c’est deux mondes différents. »

En ce lundi de rentrée scolaire, l’enseignant de cette classe combinée a apprécié son premier contact avec ses 20 élèves. Il se laisse le mois de septembre pour mieux connaître et comprendre les forces et les faiblesses de chacun. Pour lui, enseigner à treize élèves de 3e et sept de 4e représente un beau défi et soutient qu’il mettra l’accent sur la coopération et l’autonomie. Mathieu Gagnon se dit choyé d’avoir une aide enseignante pour compléter son travail, en la personne de Sylvie Tremblay qui vient elle aussi de Chicoutimi.

 

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Destination TNO! - 02, sept. 2010

L'Aquilon - il y a 52 min 10 sec

La nouvelle enseignante de l’école Boréale, Jessica Gilbert, n’a pas abouti aux Territoires du Nord-Ouest par pur hasard, loin de là! À vous de découvrir cette nouvelle Ténoise qui planifiait son arrivée, depuis des années.

Si pour certains, déménager aux TNO est une décision prise à la suite d’une offre d’emploi, il s’agit presque du contraire pour Jessica Gilbert et son amoureux, Justin Carey, tous les deux originaires du Québec. « On avait même envisagé de déménager même si nous n’avions pas trouvé d’emploi! », s’exclame la nouvelle enseignante, qui heureusement, n’aura pas eu à se rendre là. Cette jeune femme, originaire de Baie Comeau, raconte que cela fait maintenant plus de deux ans que son copain et elle discutent de s’établir dans le Nord. Il aura fallu le départ de Mélanie Serurier, qui retourne aux études pour une année, pour permettre l’arrivée de Jessica Gilbert. Cette dernière prend la relève de Mme Serurier en français, mathématique et en santé pour les niveaux de la 7e à la 11e année. « Mon copain a dit à ses patrons que sa blonde avait eu un emploi aux TNO et qu’il voulait être transféré, sinon, il démissionnait… ils l’ont transféré! », raconte Jessica, une pointe d’excitation dans la voix.

Amateurs de plein air, de jeux de société, de soirées de lecture et de films, les deux nouveaux Franco-Ténois se plaisent déjà à Hay River. « On arrive de Québec (la ville), ça fait du bien, de l’air pur! », partage Jessica, le visage rayonnant. Ce dernier s’assombrit soudainement, et puis, l’enseignante lance : « À part pour la grosse tour jaune qui sort de nulle part… (NDLR : le « High Rise » à Hay River, la tour de logements) » Selon Jessica, il aurait dû exister une loi à Hay River pour empêcher la construction de ce projet. « Quessé ça? », dit-elle, en bon québécois. À l’exception de cet édifice, l’enseignante affirme qu’elle adore le paysage de Hay River. « C’est beaucoup plus dynamique que ce à quoi nous nous attendions! », ajoute celle qui a l’habitude de vivre dans de petites collectivités. « Il y a 10 000 fois plus de choses à faire que dans les autres petites collectivités dans lesquelles j’ai déjà vécu! », dit-elle.

En effet, même si elle vient de Baie-Comeau, une ville d’environ 23 000 habitants de la Côte-Nord, au Québec, Jessica Gilbert a déjà travaillé six mois dans des kibboutz, en Israël. Des ki-quoi? Des kibboutz, il s’agit, selon la définition du Le Petit Robert : « En Israël, exploitation agricole de forme coopérative, servant de cadre à une organisation communautaire de la vie. » En plus de cette expérience hors du commun, la jeune femme a déjà travaillé durant un an pour la Commission scolaire Crie, au Québec. Cet emploi d’enseignante, au Lac Mistissini, lui a fait découvrir la culture autochtone, dans laquelle le français se retrouvait en situation minoritaire. Elle avait d’ailleurs déjà goûté au Nord, il y a quelques années, en visitant le Yukon. Restera-t-elle après son contrat, dans un an? « Ça reste à voir, mais on aimerait ça! », laisse tomber la jeune femme… décidément!


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Une rentrée hors de l’ordinaire ou très ordinaire? - 02, sept. 2010

L'Aquilon - il y a 52 min 10 sec

Si par les années passées, l’école Boréale a eu à faire face à de nombreux défis dès la rentrée, cette année, la directrice de l’école francophone, Mme Sophie Call, est abasourdie : « C’est la rentrée scolaire la plus facile que j’ai eue dans toute ma carrière! », s’est-elle exclamée.

« C’est calme, c’est positif, je trouve que c’est déjà avancé pour une troisième journée scolaire. On a déjà trouvé notre calme et notre productivité de la mi-septembre. Il me semble que la rentrée s’est faite tout bonnement! », partage sereinement la directrice de l’école Boréale, Mme Sophie Call. Même locaux, un seul nouveau professeur, deux nouveaux élèves et aucun changement majeur, si, pour la plupart des gens, ce bilan de la rentrée scolaire pourrait sembler ennuyeux, il en est certainement tout autrement pour la directrice. 

En effet, l’équipe de l’école Boréale a trimé dur, au courant des dernières années, afin de maintenir le cap face aux nombreux défis qui leur a été présentés. Que ce soit par une rentrée scolaire dans les nouveaux modulaires l’an passé, ou encore, en raison d’une marée de nouveaux professeurs ou d’élèves, presque toute la dernière décennie de l’école Boréale ne s’est pas déroulée dans le calme. « Ça va bien dans les classes et même au niveau de la gestion scolaire, c’est tellement plus simple cette année! », apprécie Mme Call.

Parmi les nouveaux de l’école Boréale, on retrouve une nouvelle enseignante au niveau du secondaire, un jeune homme de 10e année, tous les deux en provenance du Québec, et une nouvelle élève qui arrive du secteur anglophone, dans la classe de 5-6e année. « Cette dernière est une victoire pour nous autres », affirme d’ailleurs la directrice, très heureuse. Mme Call explique que la demande d’admission a été placée à l’école Boréale au mois de janvier dernier. Ce n’est qu’en juillet, par contre, que l’approbation du ministère de l’Éducation est arrivée. « Ça a été après plusieurs lettres, plusieurs présentations, plusieurs tests de capacité langagière de l’élève et tout le tralala que nous avons eu une réponse [positive] à la fin juin-début juillet », rapporte la directrice pour illustrer les efforts déployés de part et d’autre afin de permettre cette admission. Il faut se rappeler que ce sera cet automne que se déroulera le procès concernant la gestion des admissions à l’école Boréale. Un dossier chaud, qui sans l’ombre d’un doute, attirera l’attention nationale.

Fini les niveaux en mathématiques!

Outre ces nouveautés, l’école Boréale essaie, dès cette année, une toute nouvelle approche pédagogique en mathématiques au niveau du primaire. « Nous n’y allons plus par niveau, mais par habileté », explique la directrice. Il s’agit d’une idée pondue, il y a quelques années par l’école, et qui a mûrie depuis, grâce à une consultante et spécialiste en la matière. Avec cette nouvelle approche, l’école Boréale aspire à de bons résultats qui se feront sentir à long terme.  

La directrice de l’école Boréale annonce que deux dîners chauds seront mis en place chaque mois, grâce à l’initiative de l’enseignante Janic Rouleau et d’un parent. Les fonds amassés grâce à ces dîners seront remis aux élèves du secondaire afin qu’ils puissent financer leur voyage en Grèce, dans deux ans.

C’est donc après un été à découvrir le sud des États-Unis, profiter de la famille, et même avoir trouvé le temps de rester à la maison, que Sophie Call a abordé cette rentrée, la plus facile de sa carrière! Bon succès à tous pour cette nouvelle année scolaire 2010-2011!

 

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Musique, sport et entraide - 02, sept. 2010

L'Aquilon - il y a 52 min 10 sec

 L’école Allain St-Cyr diversifie ses talents.

La rentrée 2010 s’est déroulée dans la bonne humeur à l’école francophone de Yellowknife. L’excitation des élèves était palpable, les enseignants souriaient et toute l’école vibrait de l’énergie emmagasinée durant ces deux mois de vacances. Bien sûr, quelques élèves rabat-joie exprimaient leur mécontentement avec un sourire en coin, prétextant qu’ils aimaient mieux être maîtres de leur emploi du temps et mentaient sur le plaisir de retrouver leurs amis.

La directrice, elle, n’a pas caché son enthousiasme à retrouver les 113 élèves de la maternelle à la 12e année. Il y avait parmi eux quelques nouveaux, qu’Yvonne Careen a présentés lors de l’assemblée tenue à la rotonde après que la première cloche de l’année a sonnée. « Moi, je suis contente d’être ici parce que vous êtes ici », a-t-elle fait savoir. Elle a profité de cette réunion pour souligner le premier jour d’école des maternelles et a sollicité l’implication de tous pour faire de leur première année à l’école une belle expérience. « J’aimerais que vous soyez patient avec eux, que vous agissiez comme modèles envers les plus jeunes et que s’il y en a un qui se retrouve seul dans la cour, pourquoi ne pas vous proposer pour jouer avec lui », a-t-elle lancé au reste du primaire et du secondaire. L’équipe-école a également été présentée. Annie-Claude Boudreau, enseigne maintenant à mi-temps dans la classe des 5-6 pour contribuer au travail de Michel Bilodeau, et Michel Pulvermacher, qui est de retour en éducation depuis son départ de Hay River, sera l’enseignante adjointe d’anglais.

Ce discours a bien dessiné le mot d’ordre que s’est donné l’école Allain St-Cyr cette année : Donner, c’est recevoir! En entrevue, la directrice explique que l’école voulait se pencher sur le côté humanitaire d’un projet déjà entrepris par les élèves du secondaire, qui iront au Costa Rica au printemps 2011. « Nous voulons que les élèves agissent localement et visualisent globalement, alors nous allons initier ou aboutir des projets à l’ampleur locale, nationale et internationale », dit-elle en expliquant qu’il y aura une cueillette de fonds pour aider les habitants du Pakistan qui doivent vivre avec les conséquences catastrophiques des récentes inondations. Elle mentionne que cet ordre de pensée a également sa place dans la cour d’école, ou dans la classe, grâce à l’entraide et la camaraderie.

Cette année, l’école francophone va réévaluer ses axes d’excellence et établir un plan afin de la démarquer encore plus des autres. Une chose est sûre, c’est que la musique sera d’ores et déjà bien placée sur cette liste de spécialités. Danielle Mallet, une enseignante qui partagera son temps entre l’école d’immersion J.H Sissons et l’école francophone, sera responsable de toute l’instruction musicale de l’école en plus de se concentrer sur la mise en place d’un orchestre pour les élèves de la 7e à la 12e année. La chorale du primaire sera menée par Christine Lévesque, enseignante de la classe de 2e année.

Autre nouveauté pour 2010, c’est la mise à l’essai d’un projet pilote de clubs sportifs, artistiques ou de métiers. Les jeudis après-midi, alors que les élèves quittent normalement l’école à 14 h 30, ces derniers devront choisir entre un club de hockey, de squash, ou de confection d’art pour deux heures d’activités pour terminer l’école à 16 h. Dès le début de l’année 2011, ces clubs seront remplacés par des clubs de coiffure et de soccer intérieur. Seul le club de hockey perdurera toute l’année.

Pour les 40 élèves de la 5e à la 8e année, qui représentent 35 pour cent des écoliers, des blocs d’options ont été mis en place pour développer une fois de plus la pratique de l’art, tel que la danse ou l’art culinaire, et le sport avec l’introduction à des sports inusités tels que le water-polo ou le géocaching (une chasse au trésor hightech).

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Une nouvelle classe d’immersion! - 02, sept. 2010

L'Aquilon - il y a 52 min 10 sec

Cette année encore, la rentrée scolaire de l’école Joseph Tyrr Burrell, à Fort Smith, se déroulera sous le signe de l’expansion, en ce qui a trait au programme d’immersion francophone. Une nouvelle classe de 2e et 3e années sera mise en place.

Lorsque les enfants de 2e et de 3e année, en immersion, courront pour franchir la grande porte de l’école, mardi prochain, pour la première fois de l’année, ils vivront un petit quelque chose de plus spécial que les autres : ils rencontreront une toute nouvelle enseignante, en français, Mme Jessica Jean. Originaire du Nouveau-Brunswick, l’enseignante a semblé prête à affronter ses nouveaux défis. « Il y a beaucoup de travail à faire! », a-t-elle cependant reconnu! En réunion depuis le début de la semaine avec son équipe de travail, Mme Jean a partagé s’être déjà bien intégrée. « C’est vraiment une belle équipe! », a-t-elle confié. Toujours en contact avec Marla Mateus-Chassé, Mme Jean a d’ailleurs puisé son inspiration pour élaborer sa planification scolaire dans le travail de sa collègue. Elle utilisera donc des méthodes d’enseignement semblables à celles qui sont utilisées par Mme Mateus-Chassé pour sa classe, à débuter, par exemple, par l’utilisation des centres d’activités et d’apprentissage. Ces derniers se divisent en différents objectifs : lecture guidée, écoute, informatique, mathématiques, etc… Ils permettent à l’enfant d’apprendre de façon plus autonome et de développer ses habiletés en travail d’équipe.

« On misera beaucoup sur le programme déné qui sera présent à chaque mois », lance l’enseignante Marla Mateus-Chassé, alias Madame Chassé pour les élèves, au sujet de la mise en œuvre de son programme pédagogique pour l’année scolaire 2010-2011. Ainsi, encore plus que l’an passé, les enseignants de l’école JBT mettront en place des activités d’apprentissage en lien avec la culture dénée. « Le thème déné sera appliqué de façon interdisciplinaire », explique l’enseignante, qui a décidé de choisir à chaque mois un à deux thèmes différents pour ses élèves. Tous les enseignants ont eu à choisir des thèmes dénés parmi les 47 présentés afin de les transmettre à leurs élèves.  

« Pour le mois de septembre, j’ai choisi le grand corbeau qui représente l’honnêteté », partage Jessica, qui a dû apprendre beaucoup de choses afin de se mettre dans le bain pour la rentrée prévue dès la semaine prochaine. De son côté, Mme Mateus-Chassé présentera le « Moi » déné à ses élèves afin de les amener à puiser dans leurs arbres généalogiques pour découvrir qui ils sont et d’où ils viennent, entre autres.

Surveillez notre prochaine édition pour en apprendre davantage sur Jessica Jean!

Bonne rentrée scolaire à Fort Smith!

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Prudence et ceinture de sécurité - 02, sept. 2010

L'Aquilon - il y a 52 min 10 sec

À l’aube de ce long week-end férié du mois de septembre, les conducteurs devront se rappeler de demeurer attentifs et de porter leur ceinture de sécurité s’ils prennent la route, car selon les propos tenus par M. Earl Blacklock, gestionnaire des affaires publiques et des communications du ministère des Transports des Territoires du Nord-Ouest, les conducteurs ténois ont souvent tendance à oublier qu’ils sont au volant…

En 2008 (les résultats de 2009 ne sont encore qu’au stade préliminaire), 22,4 % des accidents ont été causés par un conducteur effectuant une marche arrière non sécuritaire. La perte de contrôle et la vitesse sont arrivées respectivement en 2e et 3e position alors que 10,7 % des accidents étaient reliés à la distraction et l’inattention du conducteur. « Les gens ne portent pas assez attention au fait qu’ils sont en train de conduire », explique M. Blacklock, face aux résultats du rapport sur les faits associés aux collisions routières, produit par le gouvernement en 2008.

Une responsabilité pour tous

Même si les chiffres préliminaires pour le rapport de 2009 tendent à démontrer une baisse des accidents de la route, le planificateur en transport du ministère des Transports des TNO, M. Rob Thom, demeure alerte : les accidents sont toujours nombreux. L’été est la saison la plus fatale en ce qui concerne les accidents de la route, selon les statistiques du ministère des Transports des Territoires du Nord-Ouest.

« En fait, n’importe quelle fin de semaine durant laquelle plus de gens décident de prendre la route devient une fin de semaine représentant plus de danger sur la route », soulève M. Blacklock, devant le fait établi que les périodes les plus dangereuses sur la route aux TNO se trouvent à être en fin d’après-midi et en soirée, les vendredis et samedis. À l’aube de la longue fin de semaine du travail, M. Blacklock insiste qu’il incombe aux conducteurs de demeurer vigilants. « Il n’y a pas que les conducteurs, par contre, qui doivent prendre la responsabilité. Les passagers doivent aussi faire preuve de jugement : si la personne avec qui ils embarquent n’est pas en état, qu’elle a bu ou qu’elle conduit dangereusement, ils doivent refuser de monter à bord », rapporte le gestionnaire. Le ministère des Transports poursuit d’ailleurs toujours sa campagne de sécurité routière Conduis bien en vie! (Drive Alive!), lancée il y a trois ans déjà, aux TNO. « Nous lancerons bientôt une campagne sur le port de la ceinture de sécurité », confie M. Blacklock, celui-ci précise que le ministère améliore sans cesse cette campagne. « Tous les moyens possibles de la faire connaître, nous les avons probablement utilisés! », ajoute-t-il même, en riant.

Petits piétons, attention!

Qui dit rentrée scolaire, dit aussi petits piétons qui se rendent à l’école, selon Earl Blacklock. Le danger d’entrer en collision avec un piéton est nettement plus élevé lorsqu’il fait noir : « Or, durant la majorité de l’année scolaire aux Territoires du Nord-Ouest, les enfants doivent marcher dans la noirceur! », s’exclame-t-il. En 2008, 21 % des piétons impliqués dans un accident de la route étaient âgés de moins de 15 ans. « Les enfants courent souvent pour traverser la rue », explique M. Blacklock, en mettant l’accent sur l’importance pour les enfants de porter des vêtements réfléchissants et de couleurs vives lorsqu’ils marchent. « La plupart des enfants ayant été heurtés par une automobile l’ont été parce qu’ils n’avaient pas été vus du tout », rapporte le gestionnaire.

La campagne Conduis bien en vie! présente d’ailleurs un petit cahier d’activité destiné aux enfants sur le site Web du ministère des Transports, dans la section Information, sous l’onglet « Documents and Publications », afin de les sensibiliser aux réalités routières des TNO. Le cahier, intitulé La Super brigade de la sécurité, est disponible en français et en anglais. En espérant que ces mesures de prévention seront bénéfiques sur ces enfants qui, rendus à l’âge légal de conduire, seront plus vigilants que papa et maman!

 Sur ce, bon long week-end et demeurez prudents!

 

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L’habitat, la chasse, et le développement économique - 02, sept. 2010

L'Aquilon - il y a 52 min 10 sec

Une zone de protection marine : un outil de gestion pouvant accommoder de multiples intérêts.

Depuis le 23 août dernier, trois aires de socialisation estivale des populations de bélugas de l’Arctique de l’Ouest sont désignées comme zone de protection marine à l’embouchure du delta du Mackenzie. Cette dernière annonce gouvernementale concernant les Territoires du Nord Ouest a été faite par le premier ministre Harper alors que la collectivité de Tuktoyaktuk célébrait le Jour des océans à Tuk Point. La zone de protection marine de Tarium Niryutait (ZPM) est une première dans l’Arctique et  s’étend sur une superficie d’environ 1 800 km2. Pour le gouvernement Harper, cet engagement « à protéger et conserver l’environnement magnifique et la faune exceptionnelle de l’Arctique canadien » s’inscrit dans le cadre de sa stratégie intégrée pour le Nord.  Pour un chasseur émérite de la communauté inuvialuit de Tuktoyaktuk, Frank Pokiak, cette mesure veut dire bien d’autres choses. « Cette mesure n’assure pas seulement la protection des nos baleines mais protège également nos droits de récolte », tranche celui qui est aussi le président du Conseil inuvialuit de gestion du gibier. Présenté simplement, c’est donc l’habitat d’une ressource qui est préservé afin de sauvegarder une culture. « Les bélugas se rassemblent dans ses eaux peu profondes [2 à 3 mètres] pour prendre soin de leur petits, raconte M. Pokiak. Ce sont des aires de migration qu’ils utilisent durant l’été. Nous utilisons ces mêmes aires de rassemblement pour les chasser, car il est plus difficile de les suivre en pleine mer. » Cette année, les chasseurs de Tuktoyaktuk ont prélevé une soixantaine de bélugas, ceux d’Inuvik en ont ramené 30, alors que la communauté d’Aklavik se partagera la viande de quatre baleines blanches. Frank Pokiak assure que cette activité traditionnelle permet à son peuple de subsister durant l’hiver dans une région où le prix de la nourriture dans les épiceries peut être le double et parfois le triple des produits que l’on retrouve sur les rayons à Yellowknife.

Robert Michaud, qui dirige le Groupe de recherche des mammifères marins en plein cœur du parc marin du Saguenay–Saint-Laurent, définit quant à lui cette zone de protection marine comme un outil de gestion. « C’est un outil qui prévoit des mécanismes pour gérer les conflits d’usage. Si comme société, on dit que la chasse de subsistance de ces communautés-là est importante, c’est une activité qui peut être permise et favorisée dans une zone marine protégée. Par contre, si l’on décide que la pêche aux poissons de fond dont se nourrissent ces animaux-là est susceptible d’avoir un impact sur ces populations, et bien cette zone de protection marine pourrait réglementer la pêche », explique le scientifique, qui ajoute que le même sort pourrait être réservé à l’exploration gazière et pétrolière.

C’est ce qui est prévu par cette première ZPM arctique. L’un des partenaires de la zone Tarium Niryutait est l’Association canadienne des producteurs pétroliers (ACPP), et cette dernière a accepté de ne pas être active dans ces aires protégées durant la saison estivale. Lorsque le delta est sous l’emprise des glaces ou lorsque les bélugas ne sont pas présents sur ces aires marines, il n’est pas dit que le peuple inuvialuit inclus dans le processus de règlementation du Delta s’oppose à toute demande d’opération pétrolifère ou gazière. « Nous sommes vraiment en faveur de ces mesures, indique Travis Davies, porte-parole de l’ACPP. On estime que le ministère des Pêches et des Océans a vraiment bien réussi ce processus inclusif qui correspond à une des meilleures pratiques pour respecter les intérêts de toutes les parties intéressées. »

Le ministère des Pêches et des Océans conduit depuis des décennies des études sur ces populations de bélugas de l’Arctique. Lisa Loseto, une scientifique basée à Winnipeg, étudie entre autres la diète de ces mammifères marins et explique que la communauté scientifique n’a pas précisément identifié pourquoi ces populations décident de se regrouper à l’embouchure du Delta. « Une des hypothèses est que ces mammifères marins apprécient le substrat au fond du Delta et qu’ils l’utiliseraient pour gratter leur peaux. Si une activité telle que le dragage serait mise en œuvre et qu’elle changerait le substrat de fond, cela affecterait l’utilisation de cet habitat par les bélugas », prévient Mme Loseto. Cette dernière espère pouvoir conduire des recherches diversifiées sur ces populations dans les années futures afin de mieux comprendre l’écosystème de ces mammifères marins et mieux le protéger.

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Échos des TNO - 02, sept. 2010

L'Aquilon - il y a 52 min 10 sec

Du renfort ténois en Colombie-Britannique

Le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest a envoyé 49 personnes de son unité de gestion des incendies, en Colombie-Britannique, dans le cadre de son Entente d’aide mutuelle sur le partage des ressources (EAPR).

Huit équipes de cinq pompiers, ainsi que deux chefs d'équipe, un spécialiste en comportement du feu, deux chefs de groupe, deux représentants gouvernementaux, dont un directeur de la branche des opérations aériennes, fourniront la réponse aux besoins exprimés par la Colombie-Britannique, en ce qui concerne les incendies en forêt. Les équipages, en provenance du Slave Nord, du Slave Sud, et des régions du Deh Cho, devraient être sur place pour les deux prochaines semaines.

L’indice du danger d’incendie en forêt de la Colombie-Britannique est considéré extrême, dans la plupart des régions de la province, en raison des températures plus chaudes que la normale, des vents forts et du faible taux d’humidité. Aux TNO, cet indice se situe présentement à faible étant donné les conditions fraîches et humides que connaissent les territoires en ce moment.

 

Rapport de 2010 sur le crime organisé

Le service canadien de renseignements criminels (SCRC) a publié son Rapport de 2010 sur le crime organisé, le 20 août dernier à Edmonton.

Le Rapport de 2010 scrute les plus importants marchés criminels du Canada, notamment ceux des stupéfiants et des crimes financiers tel la fraude en valeurs mobilières, qui fait l’objet du Dossier spécial de l’année.

Pour obtenir plus d’information sur le crime organisé au Canada, veuillez consulter le Rapport de 2010 sur le crime organisé du SCRC, à l’adresse : www.srcr.gc.ca.

  

Accusations pour homicide involontaire

Mark Larson, accusé d’homicide involontaire ayant causé la mort, a été libéré sous caution jusqu’à sa prochaine comparution, en octobre prochain, lors de sa comparution mercredi dernier. 

L’homme de 28 ans serait impliqué dans le décès de Brent Darrell Nixon, un homme de 50 ans, à Hay River. Le juge Robert Gorin a libéré M. Larson, en échange d’une caution et de la promesse de se rapporter à la Gendarmerie Royale Canadienne, du lundi au vendredi. Il a aussi été interdit à l’homme de quitter les TNO, de consommer de l’alcool ou de la drogue ainsi que de se retrouver sur les lieux du crime, soit la Légion Royale Canadienne de Hay River. Une interdiction de publication des détails entourant les faits et le procès a été ordonné par le juge Gorin.  

Mark Larson sera de retour en Cour le 28 octobre prochain.

 

« Canoe Days » à Tsiighetchic

Cette fin de semaine, Tsiighetchic présentera son événement les « Canoe Days ». Au programme, courses de canots, show de talents, concours de danse, de gigue et drum dancing!

Pour plus d’informations, (867) 953-3361.

 

Concours de pêche « Marilyn Sanderson Memorial » à Fort Resolution

Toujours la fin de semaine prochaine, du 27 au 29 août, rendez-vous à Fort Resolution pour le concours de pêche « Marilyn Sanderson Memorial ». Nommé en l’honneur d’une Aînée qui se souciait que les enfants et leurs familles aient une activité commune à partager!

 Pour plus d’informations, (867)394-4541

 

 

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Cambridge Bay, la scientifique - 02, sept. 2010

L'Aquilon - il y a 52 min 10 sec

Après trois années d’attente, la station de recherche de l’Extrême-Arctique du Canada a été attribuée à Cambridge Bay, une collectivité du Nunavut située sur l’île Victoria.

 

Il y avait la Kitikmeot food Ltd, qui pourvoit l’Amérique du nord en omble chevalier fumé, le parc territorial Ovayok, 1500 habitants et trois compagnies de taxi. Dans quelques années, Cambridge Bay possèdera la station arctique de recherche la plus moderne du Canada. Le premier ministre Harper a annoncé, ce 24 août dernier, le résultat de l’étude de faisabilité qui visait à sélectionner l’emplacement adéquat de la future station de recherche de calibre international. Ainsi, Cambridge Bay a été préférée à Resolute et Pond Inlet, deux autres collectivités du Nunavut. Selon le gouvernement, cette décision repose sur le rôle que joue le hameau en tant que plaque tournante des transports dans l’Arctique, le potentiel de recherche que peut offrir la région et sa proximité au développement des ressources naturelles. De plus, la région Kitikmeot qui se situe à l’extrême ouest du Nunavut est considérée comme centrale dans le Nord. Dans un discours présenté à Churchill au Manitoba alors qu’il était cloué au sol par le mauvais temps, le premier ministre Harper a vanté les stimuli économiques de cette initiative : « L’investissement dans la recherche scientifique fortifie les collectivités locales, et lorsque l’on fortifie ces collectivités c’est le Canada en entier qui est plus fort ». Les coûts de construction d’une telle infrastructure n’ont pas été révélés, mais le gouvernement a confié qu’il faudrait cinq à sept années pour l’achever.

Pour la communauté scientifique, la priorité numéro un est de voir ce projet se concrétiser afin d’améliorer les infrastructures disponibles pour la recherche dans l’Arctique. « Les infrastructures de recherche permettent aux scientifiques du Canada et du monde entier d’ouvrir leurs opportunités. Ce sera très profitable à Cambridge Bay, car beaucoup de recherches sont faites sur la géologie et ces études nécessitent des besoins logistiques importants qui pourront être accessibles grâce à cette station de recherche », indique Magdalena Muir, une scientifique impliquée avec l’Institut arctique de l’Amérique du Nord basé à Calgary. Pour certains, l’emplacement de la station sur l’île Victoria est bénéfique, mais doit s’accompagner d’un soutien logistique et financier pour permettre aux futures recherches d’exploiter ce haut lieu de la recherche arctique. Contacté sur le NGCC Amundsen, le brise-glace scientifique de la garde côtière canadienne qui navigue en ce moment dans la mer de Beaufort, Yves Gratton, océanographe et professeur à l’Institut national de la recherche scientifique, a réagi à l’annonce du premier ministre de façon tempérée. « Il y a du pour et du contre, Cambridge Bay est situé entre Tuktoyaktuk et Resolute Bay, dans une région moins bien étudiée surtout à cause de sa localisation. Le Programme du plateau continental polaire (PPCP) le plus proche est situé à Resolute et celui de Tuktoyaktuk est fermé depuis plusieurs années [12 ans]. Ils devront créer l’équivalent du PPCP à Cambridge Bay, en plus du centre de recherche », écrit-il.

Le Programme du plateau continental polaire en question est affilié au ministère des Ressources naturelles et coordonne le soutien offert aux scientifiques qui travaillent dans des régions isolées à travers l’Arctique canadien. Le rôle du PPCP est indissociable des 50 dernières années de recherche scientifique dans le Nord canadien. Son directeur, Martin Bergmann a assuré en entrevue téléphonique que la multiplication des plateformes de recherche en arctique était une bonne nouvelle pour la science.

« Si les chercheurs ont besoin d’aller à 30, 50 ou cent kilomètres de la collectivité où ils sont basés, c’est nous qui allons les aider à planifier le côté logistique de leur terrain. S’ils ont besoin d’avion, d’hélicoptère où d’équipement spécial, nous leur fournissons », explique-t-il en précisant que le centre va stimuler plusieurs recherches à Cambridge Bay et sa région avoisinante. « C’est tellement un grand territoire, avoue M. Bergman, que de poursuivre des recherches à Cambridge Bay complémentaires avec celles effectuées à Resolute, Iqaluit ou ailleurs, c’est une bonne idée. »

Dans tout ce dossier, le transport reste le point sensible de tout ce développement. Dans l’Extrême-Arctique, si l’on a le temps, c’est la voie maritime qui est favorisée, car elle est plus abordable et permet d’acheminer des charges plus imposantes que ne le permet le fret aérien. Le jour même de l’annonce, le maire de Cambridge Bay, Syd Glawson a déclaré qu’il avait déjà souligné aux gouvernements fédéral et territorial l’urgence d’effectuer des réparations aux infrastructures aéroportuaires existantes et qu'il souhaitait obtenir un nouveau quai pour son hameau.

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Pas assez écoénergétique - 02, sept. 2010

L'Aquilon - il y a 52 min 10 sec

Les efforts du GTNO pour améliorer l’efficacité énergétique des Territoires ne suffisent pas à faire oublier le fait que les nouvelles constructions ténoises suivent un code du bâtiment désuet.

 

La note est tombée tel un coup de règle sur les doigts du gouvernement ténois : C. Les Territoires ont beau mettre en place des stratégies énergétiques qui encouragent l’utilisation d’énergie de sources renouvelables, le rapport biennal de l’Alliance de l’efficacité énergétique du Canada blâme leur manque de créativité envers le Code national du bâtiment.

Avec cette note passable, les TNO se retrouvent avant-derniers sur la liste des gouvernements provinciaux, territoriaux et fédéral, juste devant la province de Terre-Neuve et Labrador qui récolte un C-. Pour le directeur de l’Alliance de l’efficacité énergétique du Canada (AEEC), Ken Elsey, les TNO sont restés au niveau des standards en pratique il y a cinq ans. « Lors du dernier classement de 2007, les TNO ont obtenu une note de B+. Mais ce qui était bon il y a cinq ans est inférieur à ce qui est acceptable aujourd’hui », affirme-t-il.

 Avec l’impression que les TNO ont fait du surplace alors que le reste du Canada a embrayé des vitesses plus vertes, l’efficacité énergétique des bâtiments construits en sol ténois n’est pas suffisante aux yeux de l’organisme à but non lucratif. Le Code national du bâtiment devrait être majoré d’au moins 35 % au lieu des 25 % soutenus par le gouvernement ténois, assène M. Elsey. « 35 % plus efficace énergétiquement qu’un code national établi en 1997, je pense que ce pourrait être un pas dans la bonne direction. Mais je suis inquiété par le manque d’initiative plus énergique à ce sujet », poursuit-il, en mentionnant que les collectivités nordiques doivent obtenir le soutien logistique et financier adéquat pour s’approvisionner en matériaux de construction efficaces énergétiquement via un transport rentable. « Nous devons nous rappeler que l’efficacité énergétique repose purement sur l’économie. Si le coût de l’énergie ne justifie pas l’investissement vers l’efficacité, rien ne sera fait. Nous devons donc nous assurer que l’aspect économique de l’efficacité énergétique satisfait la demande des collectivités où elle est implantée. »

Même si ce rapport reconnaît la mise en place de l’organisme Arctique Energy Alliance et de la politique de réduction des émissions de gaz à effet de serre, le ministre ténois des Ressources naturelles, M. Miltenberger, considère cette note comme un affront à sa politique énergétique mise en place depuis le budget 2008.

« Nous travaillons très fort sur les standards énergétiques des Territoires, nous investissons sur les produits écoénergétiques que les résidents du Nord peuvent acheter et nous gardons un œil sur notre objectif de réduire notre dépendance au combustible Diesel pour réduire également notre empreinte écologique », d’énumérer le ministre. Selon lui, l’AEEC, n’a regardé que le Code du bâtiment ce qui ne reflète pas la direction et la volonté des TNO.

Michael Miltenberger avance que le gouvernement ténois étudiera l’idée de définir un code du bâtiment qui lui est propre si celui-ci juge que c’est un élément qui peut réellement lui permettre de mieux avancer vers l’efficacité énergétique. Le ministre rappelle que le gouvernement en place possède déjà un échéancier très chargé avant la fin de son mandat fixé en octobre 2011.

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Passez-moi le micro - 02, sept. 2010

L'Aquilon - il y a 52 min 10 sec

La dernière pièce qu’il a fait tourner sur les ondes de la radio francophone des territoires était la même que la première il y a quatre ans.

 

Rudy Desjardins, un tantinet ému en ce vendredi 20 août, écoute la chanson « Dans les yeux de Françoise » d’Antoine Gratton alors qu’il conclut sa dernière émission matinale sur les ondes de Radio Taïga. Après quatre années au service de la radio communautaire basée à Yellowknife, le directeur de la programmation et l’animateur principal de la radio francophone, pars pour d’autres défis radiophoniques. Dès le mois de septembre, il sera le nouvel agent de soutien des radios communautaires du Canada à Ottawa. Ce poste au sein de l’Alliance des radios communautaires (ARC), demandera à Rudy Desjardins d’être connecté avec les 26 radios membres de l’Alliance pour leur fournir de la formation, des conseils et surtout une émission hebdomadaire, le TOP 20 RFA, qui présente les chansons francophones les plus jouées au pays (diffusée le samedi à 14 h sur les ondes du CIVR 103,5 FM).

Pour remplacer son animateur vedette, Radio Taïga a fait appel à Pierre Petiote, un producteur, animateur et coordonnateur d’expérience qui a fait ses armes à Montréal en autres. « Rudy, c’est une grosse pointure, c’est un héros local à Yellowknife, alors j’ai mon niveau de nervosité qui a monté un petit peu avec cette première semaine d’émission », exprime le nouveau directeur de programmation.

Pierre Petiote à l’intention de ne pas modifier la très bonne base sur laquelle la radio repose. « Je vais bâtir sur ce qui a été fait, je vais améliorer ce qui a lieu d’être amélioré. J’ai beaucoup d’expérience sur la formation des bénévoles, sur la création d’émission. Je veux qu’il y ait plus de trafic à la radio et que nos ondes diffusent plusieurs émissions différentes », explique M. Petiote. Ce dernier estime que Radio Taïga est une radio tellement disponible envers sa communauté qu’il va tenter de faire comprendre aux Ténois que c’est leur radio et qu’il est possible d’utiliser plus profondément ce potentiel en gardant en tête que chacun à une histoire à raconter.   Il est toutefois conscient de la différence d’environnement qu’il y a avec les marchés du Sud auquel il est habitué de fonctionner. « Le marché est plus petit ici, dans le Sud tu es mis sur une liste d’attente pour pouvoir animer bénévolement une émission », assure-t-il. Rudy Desjardins abonde dans le même sens que son successeur. « Je pense que la force de Pierre sera de compléter ce qui est déjà en place avec une grande expérience de tout ce qui se passe en arrière du micro », de dire celui qui a indéniablement ajouté du contenu à la programmation au cours des dernières années.

Les choses qui changeront au fil des semaines seront surement marquées par la couleur musicale transportée par M. Petiote. Alors qu’il se dit amateur de musique francophone un peu vieillotte voir kitch, l’animateur du matin fera jouer le rock français qu’il affectionne avec des musiques bien rythmées et funky qui stimuleront l’auditeur qui s’en va travailler. Mais économisez votre envie de danser, car l’idée d’instaurer une émission du retour germe déjà dans une nouvelle plage horaire de la Radio taïga. 

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Être renseigné, en onze langues! - 02, sept. 2010

L'Aquilon - il y a 52 min 10 sec

La Commission des droits de la personne des TNO a lancé, mardi dernier, un tout nouveau site Web dans les onze langues officielles des territoires. Une initiative qui donnera un second souffle à la Commission dans cette ère technologique.

 

« Ça fait plus qu’un an que nous travaillons sur ce site Web », explique Thérèse Boullard, directrice de la Commission. Coordonné par l’agence de communication Kellett Communications, le nouveau site Web a relevé un défi de taille ténois en présentant de l’information dans les onze langues officielles.

« L’élément du site qui comprend des renseignements écrits et en format audio a été long à coordonner », rapporte Mme Boullard. La directrice ajoute que leur site Web précédent n’était pas complet, en raison du fait que la Commission n’a vu le jour qu’en 2004. Mme Boullard raconte qu’il a fallu que beaucoup d’efforts soient déployés afin de le mettre au goût du jour.

« On avait du matériel déjà là, mais on en a aussi beaucoup développé », précise la dame. D’ailleurs, dans sa nouvelle version, le site Web présente une version anglaise et française complète, en plus d’être modernisé et plus accessible. « Pour les langues autochtones, nous avons seulement les informations générales », souligne cependant la directrice, afin de mettre un bémol à toute cette histoire. « On n’a pas pu faire tout le site Web dans les onze langues », déplore-t-elle, évoquant un manque de ressources. « On offre des interprètes [pour les langues autochtones] », soutient Mme Boulard, à l’intention de quiconque voulant porter plainte à ce sujet.

« À ce jour, nous avons des réactions positives parce que nous avons beaucoup plus d’informations disponibles et nous offrons aussi des informations ciblées à certains groupes. Elles sont plus faciles à trouver qu’auparavant », se réjouit la directrice.

Mme Boullard, directrice à la Commission depuis 2004, rappelle que le mandat de la Commission des droits de la personne des TNO est de prévenir la discrimination et d’accompagner les gens dans leur processus de plainte. Sur le site Web français : http://www.droitsdelapersonnetno.com, il est possible de trouver toutes les informations nécessaires quant à la Loi sur les droits de la personne des TNO.

Du 11 au 13 septembre prochain, la Commission sera à Hay River afin de participer à la foire commerciale de Hay River. Elle présentera de l’information bilingue à quiconque s’intéresse à ses droits. De plus, Mme Boullard précise que des ateliers d’une journée sur l’obligation d’adaptation dans le milieu du travail seront donnés aux gens intéressés, en anglais seulement.

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Un kilomètre à la fois - 02, sept. 2010

L'Aquilon - il y a 52 min 10 sec

Tout défile
dans l'immobilité
la plus complète.
Normal, c’est moi qui
roule.

Plus vite je pédale,
Plus vite la sérénité tournoie.

Viens le pont
Et je plane
Le sol s’ouvre sous moi
Le ciel au-delà
Et je ne suis qu’un point
Qui file
Rien qu’une fille
à vélo.

Coups d’œil furtifs
vers cet espace étourdissant
suffisent
pour que l'adrénaline parte à la course
et que les pensées s'évaporent…
Seule la crainte de
dégringoler
m'empêche de
m'évaporer moi aussi.

Alors
kilomètreparkilomètre
mon admiration vagabonde
explore
ce vide grandiose
qui pourtant me remplit moi
d’une plénitude qui
éclaire le chaos intérieur.
Un kilomètre à la fois.

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C’est au tour des enseignants! - 02, sept. 2010

L'Aquilon - il y a 52 min 10 sec

Dans quelques jours à peine, les enseignants de l’école Boréale et de l’école Allain St-Cyr accueilleront les élèves francophones pour la rentrée scolaire 2010-2011. Cette année, pour leur rentrée à eux, les professeurs ont vécu deux journées à saveur autochtone, à Hay River, avant de se lancer dans leur préparation habituelle.

 

Lundi et mardi derniers, les équipes d’enseignants des deux écoles de la Commission scolaire francophone des Territoires du Nord-Ouest (CSF TNO) se sont rencontrées, entre les murs de l’école Boréale, afin de découvrir, ensemble, le monde Déné.

Sous la préparation minutieuse du responsable du curriculum Dene Kede de l’école Boréale, M. Stéphane Millette, les enseignants ont pu choisir, le premier jour, de participer à différents ateliers autochtones en lien, notamment, à la médecine traditionnelle, aux contes et aux légendes dénées ainsi qu’à la musique et aux arts traditionnels autochtones. « C’est pour que les enseignants vivent un peu ce que les élèves vivent dans les camps », rapporte M. Millette. La deuxième journée a été, quant à elle, consacrée à l’exploration des ressources pédagogiques et des documents relatifs au Dene Kede : « les documents qui sont disponibles pour les enseignants pour intégrer la culture dénée dans leurs enseignements », explique le responsable de la programmation. Il a partagé, entre autres, avoir consulté le responsable de la programmation autochtone de l’école Allain St-Cyr, M. Martin Deschênes, afin de l’aider à présenter ces ateliers aux professeurs.

« On est mandaté par le gouvernement d’intégrer le programme Dene Kede dans notre curriculum scolaire », explique le directeur de la CSF TNO, M. Philippe Brûlot. Ce dernier précise qu’il est aussi de la volonté de la commission scolaire que de faire connaître cette culture à ses enseignants : « On partage la terre d’un peuple qui est là depuis des milliers d’années, alors on veut le comprendre! ».

Stéphane Millette précise d’ailleurs que selon ses dernières informations, aucun enseignant de la CSF TNO n’est originaire des territoires. « Les enseignants vivent un écart avec les élèves », partage le responsable, faisant allusion à la connaissance de la culture autochtone.

« Ça m’a permis d’apprendre que la relation avec les Premières Nations semble plus proche à Hay River qu’à Yellowknife », a partagé Michel Bilodeau, enseignant de 5e et 6e année, au sujet de ces deux journées. L’enseignant de l’école Allain St-Cyr, qui habite les Territoires du Nord-Ouest depuis environ cinq ans, a ajouté qu’il avait trouvé très intéressant de participer à ces ateliers sous ce nouvel aspect.

Pour sa part, Julie Giachino, enseignante de soutien et enseignante de santé à l’école Allain St-Cyr, croit qu’il a été particulièrement intéressant de découvrir les rites de passage pour les garçons et les filles dénés lors de la puberté : « Ça va me permettre de montrer une nouvelle perspective aux jeunes! ». Même si elle habite les TNO depuis bientôt sept ans, Mme Giachino a partagé avoir découvert plusieurs choses lors de ces journées autochtones.

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Une tournée dans l’est du pays - 02, sept. 2010

L'Aquilon - il y a 52 min 10 sec

La chanteuse ontarienne, Tina Roy, aujourd’hui installée à Yellowknife, a débuté la fin de semaine dernière une tournée dans l’est du pays, en présentant un premier spectacle à Waterloo, en Ontario.

L’artiste bilingue, originaire de Sudbury, a quitté les Territoires du Nord-Ouest, un peu plus tôt ce mois-ci, pour entreprendre un périple de cinq jours en automobile vers sa ville natale. « Mon auto est tombée en panne cinq jours après mon arrivée à Sudbury! », raconte d’ailleurs la chanteuse qui se considère très chanceuse! « Ça aurait pu m’arriver n’importe où! », dit-elle, contente que la malchance ait pointé le bout de son nez là plutôt qu’ailleurs.

Rejointe par L’Aquilon au téléphone, mercredi dernier, Tina Roy avait bien l’air de vivre une tournée, avec un grand T. « Est-ce que je te dérange? », a demandé notre journaliste en la rejoignant. « Ben, j’attends pour me faire tatouer! », a répondu la chanteuse, en riant. C’est ça, la vie d’artiste, non?

Outre ses problèmes automobiles, la chanteuse a assuré que tout se déroulait très bien pour le moment. « J’avais plein de nouvelles chansons et mon album est sorti, il y a à peine un an », explique la chanteuse pour justifier sa tournée, sa deuxième depuis 2008.

À la tête d’une série de sept spectacles dans cinq villes canadiennes différentes (Waterloo, Toronto, Peterborough, Montréal et Sudbury), Tina Roy a assuré avoir bien partagé son horaire. « Ce sont des places où j’ai déjà joué, ou des endroits où je connais des artistes avec qui je peux collaborer », précise-t-elle. « Je me suis donné du temps pour les loisirs! », ajoute-t-elle, ravie de pouvoir présenter une petite tournée dans une atmosphère relax.

À Waterloo, la fin de semaine dernière, une trentaine de personnes se sont rassemblées afin de participer à son spectacle. Au moment d’écrire ces lignes, Tina Roy n’avait pas encore présenté son spectacle à Toronto, elle a toutefois confié : « J’ai des amis de Sudbury, à Toronto, qui veulent, en plus, amener des amis à eux d’ici [Toronto]! ».

Tina Roy sera de retour aux TNO vers la fin du mois prochain. L’Aquilon a d’ailleurs été en mesure d’apprendre qu’elle serait de retour imprégnée du Nord… en effet, le fameux tatouage qu’elle était sur le point de faire exécuter sur son bras est une pièce d’art représentant des corbeaux! En attendant son retour avec impatience, vous pouvez visiter sa page MySpace officielle au http://www.myspace.com/tinaroymusic.

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Avant il fallait être criminel, être illégal suffit maintenant - 02, sept. 2010

L'Aquilon - il y a 52 min 10 sec

Mettre fin à une location sera bientôt plus facile pour un locateur qui a loué son loyer à un individu qui ne respecte pas la loi.

Au premier septembre 2010, les modifications de la Loi sur la location des locaux d’habitation prendront effets et toucheront tous les locataires et les locateurs des Territoires du Nord-Ouest. Un des changements majeurs réside sur le fait qu’un locataire qui enfreint la loi dans un logement locatif peut voir son bail, sa location se terminer à la demande du locateur. Une répercussion directe de cette modification qui touche l’ensemble des TNO, est que le commerçant illégal d’alcool ne pourra plus tenir office dans son loyer. Avant cette modification, un individu pouvait faire du commerce illicite chez lui, sans se soucier de perdre son logement s’il était dénoncé ou arrêté, le bootlegging n’étant pas un délit criminel,  mais seulement une pratique illégale.

Selon le régisseur des TNO,  Hal Logsdon, c’est une modification qui affectera plus les collectivités où il y a une restriction ou une prohibition à la consommation, la possession, l’achat, la vente ou au transport des boissons alcoolisées. Cependant, M. Logsdon ne pense pas que ce changement, ou même celui qui le désigne comme l’entité ordonnant l’expulsion d’un locataire, va faire augmenter drastiquement le nombre de locations écourtées. « Les locateurs sont en affaires lorsqu’ils louent leurs habitations, il est souvent préférable pour eux de trouver des solutions avec leurs locataires que de chercher à les expulser. Avant il fallait se présenter devant la Cour suprême des TNO pour avoir un avis d’éviction. Au premier septembre, il en revient à moi, d’ordonner à ce que le shérif aille expulser un locataire qui ne veut pas partir » explique M. Logsdon qui voit en ses nouvelles responsabilités une marque d’indépendance croissante par rapport au gouvernement ténois, dont le ministre de la Justice l’appointe sur appel d’offres tous les trois ans.

Le régisseur des TNO ne peut pas dire si l’ensemble des changements apportés à la réglementation en place depuis 1998, avantage plus les propriétaires ou les locataires. « Nous sommes dans une drôle de circonstance, plaide-t-il, lorsque je présente les modifications aux locateurs, ils disent que c’est clairement un document qui avantage les locataires, et lorsque je le présente à ceux qui louent, ils déclarent que cela à été écrit pour les propriétaires. »

Une chose importante mise en place pour protéger les deux parties d’un contrat de location est l’obligation d’effectuer une inspection initiale et une autre finale pour que le locateur puisse faire une réclamation imputable sur le dépôt de garantît. Auparavant, seule l’inspection initiale était requise.

Une nouveauté demeure également au sujet des chiens, des chats ou autres animaux de compagnie, alors qu’un dépôt pour animal de compagnie peut être exigé par le locateur. Ce dépôt ne peut pas dépasser la moitié d’un mois de loyer et n’est pas cumulable avec le nombre d’animaux détenus par le locataire.

Hal Logsdon est régisseur des TNO depuis douze années. (Photo : Maxence Jaillet)

 

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