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Une défaite bienvenue - 02, févr. 2012

L'Aquilon - il y a 1 heure 37 min

1er février 2012 – Après avoir réussi à empocher cinq points sur une possibilité de six avant la pause du match des étoiles, notamment à la suite d’une victoire écrasante de sept à deux contre Détroit, les gens commençaient à croire un peu aux chances du Canadien de terminer la saison en force et de participer aux séries éliminatoires.
Fort heureusement, au retour de la pause, le club a offert une performance beaucoup plus à l’image de sa saison en subissant une défaite contre un club qui en arrache, mais qui a offert une performance plus déterminée que le Canadien.
Au moins, cette défaite a l’avantage d’écraser tout doute quant à la direction que prendra Pierre Gauthier d’ici au 27 février, date limite des échanges dans la LNH.
Si Gauthier est rusé, il attendra la journée limite quand des clubs désirant se renforcer vont offrir un peu plus pour l’obtention de vétérans aguerris. Comme mentionné dans mes rubriques précédentes, le Canadien pourrait obtenir quelques choix au repêchage en retour des Gill, Campoli, Moen et Kostitsyn.
Selon certains observateurs, la cuvée 2012 des choix de repêchage ne sera pas des meilleures. Malgré tout, si le Canadien a un bon système d’éclaireurs, il sera toujours possible de trouver quelques perles rares dans les rondes tardives. Je parle de rondes tardives simplement parce que je ne crois pas que les joueurs mentionnés permettent d’obtenir des choix de première ou deuxième ronde lors d’une transaction.

Espoirs francophones
En obtenant des choix supplémentaires de troisième, quatrième et cinquième ronde, le club aura une certaine marge de manœuvre le printemps prochain. En effet, cela permettra au Canadien de courir le risque avec de jeunes espoirs, notamment des espoirs francophones.
Je suis généralement d’accord avec le principe voulant que le club repêche les jeunes espoirs en fonction de leur potentiel, peu importe leur province ou pays d’origine. Par contre, si le Canadien réussit à obtenir davantage de choix de repêchage, je suis fortement en faveur que ce dernier tente sa chance avec des joueurs francophones. À long terme, une telle décision aura un avantage sur la perception du public par rapport au club.
Je doute beaucoup que la ville de Québec obtienne de sitôt une concession de la LNH. Le vieux Colisée ne fait pas le poids et on ne sait pas quand un nouvel aréna sera construit. Les Coyotes de Phoenix auront le temps de déménager quelques fois avant que Québec ait son aréna.
Mais quand cela se concrétisera et que Québec aura son club de la LNH, le Canadien devra déjà être en position de force pour continuer de plaire aux partisans québécois. Et quand je parle de position de force, je ne parle pas simplement du rendement sur la patinoire, mais aussi sur sa capacité de faire en sorte que les résidents de la province puissent s’identifier davantage à ses joueurs. Prenons le cas Spacek vs Bouillon. Le Canadien a laissé partir Bouillon et la même année, a embauché Spacek. Lequel des deux joueurs suscitait le plus de sympathie des fans? Je parie un 2 $ que c’est Bouillon.
 

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Échos des TNO - 02, févr. 2012

L'Aquilon - il y a 1 heure 37 min

Des amendes pour quatre candidats aux élections territoriales
Quatre candidats aux élections des Territoires du Nord-Ouest du 3 octobre 2011 ont reçu une amende de 250 dollars pour ne pas avoir rempli le rapport financier de leur campagne électorale.
Les candidats fautifs sont Mary Clark et Glenna Hansen, dans Mackenzie Delta, Eddie Dillon dans Nunakput et Bertha Norwegian dans Nahendeh.
Le président des élections territoriales, David Brock, a affirmé avoir tenté de les contacter, pour s’assurer de l’égalité et de la transparence du processus électoral.
Il attend toujours la réponse de ces candidats pour pouvoir compléter et dévoiler les informations sur les dépenses et contributions durant la campagne électorale de 2011.
Ces quatre candidats ont jusqu’au mois prochain pour remplir leur rapport financier, sans quoi ils s’exposent à une amende beaucoup plus salée, soit 5 000 dollars, et risquent un emprisonnement d’un an.


Un nouveau style pour Start Your Engines

Le maire de Hay River, Kelly Schofield, a annoncé que le congrès Start Your Engines aurait un nouveau style pour 2012.
Il a expliqué que le conseil municipal souhaite trouver suffisamment d’informations sur la procédure des années précédentes pour ce congrès.
Un sondage mené auprès des entreprises ayant participé au congrès en 2010 pourrait aussi aider la municipalité dans son processus de décision.
Le maire a aussi expliqué qu’une façon d’obtenir de nouvelles idées pour Hay River était d’effectuer des consultations publiques.
Le congrès aura lieu durant le mois de mai 2012.


Le maire de Yellowknife quittera après son mandat

Alors que c’était la rencontre publique annuelle du maire de Yellowknife, celui-ci en a profité pour faire une annonce.
Gordon van Tighem a affirmé qu’il ne tenterait pas d’être réélu cet automne, lorsque son mandat prendra fin.
Après douze ans à occuper le poste, il a avoué qu’il était maintenant temps de laisser la place à quelqu’un de nouveau.
Selon lui, son second, Mark Heyck, serait un candidat de choix, lui qui a été conseiller municipal pendant six ans et qui connaît très bien les rudiments de l’emploi.
Pour sa part, Mark Heyck a affirmé qu’il était encore trop tôt pour déclarer s’il allait se présenter au poste de maire lors des élections municipales en automne.
 

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Un violon complètement dingue à l'école Sissons - 02, févr. 2012

L'Aquilon - il y a 1 heure 37 min

Un spectacle bien spécial attendait les élèves des écoles francophones de Yellowknife, le vendredi 27 janvier 2012, à l’école J. H. Sissons.

Dans un spectacle entièrement dévoué aux enfants, l’artiste québécois Pierre Lessard était au gymnase de l’école J. H. Sissons la semaine dernière pour y interpréter son personnage du Violon Dingue.
Ce violoniste farfelu chevauche les époques pour retracer l’histoire du violon, en passant par diverses anecdotes loufoques.
Pierre Lessard entre dans la peau de plusieurs personnages différents qui ont contribué à faire de l’instrument ce qu’il est aujourd’hui.
Il débute déguisé en homme des cavernes, qui au moment de se servir de son arc à flèches, se rend compte que le frottement produit un son.
Se succéderont ensuite des personnages quelque peu caricaturaux de certains pays à travers le temps jusqu’à notre époque, où un Anglais de New York cherche à devenir le prochain « big shot » à Paris, en France.
« Nous avons participé à la présentation, raconte, émerveillé, le directeur de l’école Sissons, Paul Bennet, aux quatre coins du monde avec la musique, le violon. De l’époque avant Jésus-Christ jusqu’aux temps modernes à New York. Pierre a été fantastique. »
L’école d’immersion francophone accueillait aussi les élèves des écoles Allain St-Cyr, William Macdonald et Range Lake pour assister à la représentation du Violon Dingue.

Plus qu’un spectacle

Si la prestation sur scène de Pierre Lessard se veut autant de l’amusement que de l’apprentissage, il y a souvent plus que le spectacle à son avis.
« Le volet éducatif se fait souvent par les fichiers pédagogiques envoyés dans les écoles, explique le violoniste. Lorsque les enseignants ont le temps de passer au travers, ne serait-ce qu’en partie, c’est intéressant, parce que déjà, les enfants sont plus éveillés à ce qui va se passer. Et en plus, c’est comme si ça créait un « buzz ». Cela fait qu’ils ont encore plus hâte et qu’il y a des pièces du spectacle qu’ils attendent. »
L’artiste était aussi sur la scène du Northern Arts and Cultural Centre le lendemain, le samedi 28 janvier.
Pour lui, le fait de jouer dans les écoles ou devant un public ne fait pas une bien grande différence.
« Étant donné que le spectacle a été pensé pour les jeunes, croit Pierre Lessard, dans le fond, les autres endroits où je vais jouer, ce sont les festivals et c’est familial. On se retrouve avec des jeunes, parfois même encore plus jeunes et avec les parents, mais les parents se mettent souvent dans l’esprit des jeunes et ce n’est pas un problème. Et puis parfois, ça me donne l’occasion de faire des clins d’œil aux parents en suggérant un deuxième sens. »
S’il y a lieu, c’est même encore plus drôle parfois de jouer devant des écoles, puisqu’il peut faire participer les enseignants.
« Il y a dans le spectacle un moment où un des personnages va faire une sérénade à une enseignante, indique le Québécois. C’est directement pour les adultes, c’est évident, mais en même temps, les enfants qui voient la scène trouvent ça super drôle. Et puis ça les embarque, tout d’un coup, comme si juste avec un morceau comme ça, je fais partie de la « gang ». Des fois ça va mieux que d’autres. Comme aujourd’hui, c’était drôle parce que l’enseignante a commencé à rougir, alors dans ce temps-là, ça fonctionne bien! »

En français

Et justement, c’est cette interaction avec les élèves et les enseignants qui a suscité l’attention des spectateurs.
Trois jeunes de différentes écoles sont montés sur scène à la mi-spectacle pour participer en jouant quelques instruments.
« Nos élèves et tout le monde adorent la musique, souligne Paul Bennet. Les élèves ont contribué à la présentation et ont participé. Pierre a fait un spectacle vraiment accessible pour eux et dans notre langue seconde, ici. On était fiers de nous-mêmes et on a vraiment aimé. »
Le fait que le spectacle soit joué presque majoritairement en français ne semblait pas non plus être un problème sur le plan de la compréhension des jeunes spectateurs, selon le directeur.
« C’est incroyable. Les élèves d’immersion comprennent le message et observent tout ce qui se passe, analyse-t-il. Peut-être qu’ils manquent un mot ici ou là, je ne sais pas, mais ils ne manquent pas le message. »
Mais ce n’est pas nécessairement durant le spectacle que l’on se rend compte si les enfants ont bien compris ce dont il était question.
« J’ai l’impression que les jeunes, c’est quand ils reviennent chez eux et qu’ils disent à leurs parents : “J’ai vu tel musicien”, il y a quelque chose qui les a accrochés, affirme Pierre Lessard. Il y a un personnage qui les a accrochés et les parents posent des questions, du genre : “Ah c’était quoi? Un Chinois? Et qu’est-ce qu’il jouait le Chinois? ” L’important, c’est que l’aspect ludique fasse en sorte que moi, je ne suis pas là pour leur faire gober toute l’information, mais que s’ils se souviennent de ça plus tard et qu’ils ont envie de jouer un instrument de musique, mon travail est fait. »
Le violoniste originaire de Montréal, au Québec, n’était d’ailleurs pas à sa première fois dans le Nord, puisqu’il était venu brièvement il y a plus de dix ans. Mais cette fois-ci, il a pu mieux profiter de son séjour dans le Nord.
« Ici maintenant, ça va très bien. Les gens, l’organisation, aussi le NACC, tous les gens qui nous organisent ça sont très “d’adon”, comme on dit au Lac-Saint-Jean! »
 

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À qui la faute? - 02, févr. 2012

L'Aquilon - il y a 1 heure 37 min

Le Collège des Territoires du Nord-Ouest n’est plus, il a cessé ses activités le 26 janvier 2012.

« Je vous informe que depuis jeudi soir, 26 janvier 2012, je ne suis plus à l’emploi du Collège. J’ai été mis à pied pour insuffisance de fonds. »
Tels étaient les mots de l’ancien directeur du Collège des Territoires du Nord-Ouest, Jean-Pierre Joly, que l’on pouvait lire sur différentes affiches du NWT Commerce Place sur la 49e Rue à Yellowknife.
Le mutisme est presque complet sur cette question, tant du côté du conseil d’administration du Collège que de la Fédération franco-ténoise et du ministère de l’Éducation, de la Culture et de la Formation.
Dans les jours qui ont suivi cette annonce, un nouvel acteur a semblé se pointer à l’horizon, le Collège nordique francophone, une société mise sur pied l’automne dernier et qui vise aussi à appuyer l’enseignement postsecondaire. Le président par intérim du Conseil d’administration de ce collège, Jean Marie Mariez, a reconnu que ce collège veut reprendre là où le Collège des TNO n’a pu réussir, soit en se dotant d’un CA autonome.
Les choses s’annonçaient pourtant bien pour le Collège lorsque, le 21 février 2009, il a ouvert ses portes, annonçant par le fait même le début d’activités de formation qu’il allait donner.
Le premier directeur, Donald Violette, parlait déjà de projets comme les cours de français donnés aux adultes par un professeur québécois.
Le projet a démarré grâce à une initiative de la Fédération franco-ténoise. Le conseil d’administration, ainsi que le directeur Léo-Paul Provencher, avaient lancé l’idée en 2006 que les francophones aient accès à de l’enseignement postsecondaire en français.
Petit à petit, la machine s’est activée, allant chercher des subventions auprès du gouvernement territorial, jusqu’à son ouverture.
Mais voilà, pas même une année s’était écoulée qu’en décembre 2009, le directeur Donald Violette était remercié par la Fédération franco-ténoise.
L’ancien directeur a remis en question le salaire de secrétariat qui avait été versé à l’adjointe administrative du moment, Sylvie Carignan, affirmant que les sommes payées n’équivalaient pas au travail qu’elle fournissait à l’institution.
En août 2010, un nouveau directeur entrait en fonction pour le Collège des TNO, Jean-Pierre Joly.

Manque de fonds

Le nouveau directeur savait que par son embauche, le moment était venu pour le Collège de prendre son envol pour se détacher du mandat de la Fédération franco-ténoise.
Il y a une semaine, le journal L’Aquilon entendait une rumeur voulant que la formation de fonctionnaires qu’offrait l’institution francophone soit désormais donnée par un autre établissement scolaire.
Les rumeurs s’étaient vues démenties, jusqu’à ce que le communiqué de fin d’emploi de Jean-Pierre Joly soit dévoilé au grand jour.
Le directeur a été mis à pied et le Collège cessera ses activités. Le conseil d’administration a ainsi décidé de suspendre la programmation de l’hiver 2012, qui devait s’amorcer sous peu.
Jean-Pierre Joly affirmait par le fait même que le gouvernement territorial mettrait fin au financement du Collège des TNO dès le 31 mars 2012.
Pourtant, selon le sous-ministre de l’Éducation, Dan Daniels, le financement pour le Collège est toujours existant.
Le manque de fonds ne serait pas non plus dû au gouvernement territorial.
« Notre financement n’a pas changé du tout, affirme Dan Daniels. Nous fournissons bel et bien du financement pour la programmation du collège francophone. C’est environ 200 000 dollars par année que nous nous fournissons. »
D’où provient alors le manque de fonds du Collège des TNO?
Par le passé, comme l’établissement de formation était sous la tutelle de la Fédération franco-ténoise, l’organisme politique devait verser une partie des fonds en salaires pour ses services administratifs.
Il est possible que ces factures aient causé une baisse considérable des réserves sur lesquelles comptait le Collège.
Le président de l’organisme politique francophone, Richard Létourneau, a refusé tout commentaire dans cette affaire.
Le directeur de l’institution de formation, lui, est introuvable depuis l’annonce de sa mise à pied.

Indépendance

Dans sa lettre, Jean-Pierre Joly mentionne que toute question sur la suite des choses doit être adressée au président du conseil d’administration, Paul Fleury.
Le sous-ministre de l’Éducation, Dan Daniels, réfère aussi à Paul Fleury.
« Il y a eu des discussions en lien avec la Fédération franco-ténoise et le Collège, et peut-être aussi le conseil d’administration du Collège, indique le sous-ministre. M. Fleury pourrait peut-être vous fournir plus d’information là-dessus. »
Or, au moment de la mise en presse, il a été impossible de joindre le comptable Paul Fleury afin d’en savoir davantage sur les circonstances de la décision du conseil d’administration.
Par contre, il y a un autre facteur qu’il faut considérer.
En août 2011, le directeur de la Fédération franco-ténoise du moment, Francis Lemieux, affirmait alors que Jean-Pierre Joly était bien au courant qu’il allait devoir mener l’école de formation à l’autonomie.
C’est ce qu’a entrepris le nouveau directeur dans un long processus qui a mené, en décembre 2011, à l’élection d’un premier conseil d’administration que l’on espérait indépendant.
Toutefois, c’est quelque chose qui aurait dû survenir cinq mois plus tôt, le 1er juillet. Le ministère de l’Éducation, de la Culture et de la Formation exigeait que le Collège des TNO soit indépendant à cette date avec la création d’un conseil d’administration complet et indépendant de la Fédération franco-ténoise.
Ce n’est pas ce qui a eu lieu puisque c’est finalement en décembre que le premier conseil a été formé, constitué seulement de trois membres. Cinq membres auraient été nécessaires pour que le Collège soit reconnu autonome.
De plus, sur les trois membres du conseil, son président, Paul Fleury, siège aussi au conseil de la Fédération franco-ténoise.
Le Collège des TNO n’est donc pas parvenu à se dissocier complètement de son tuteur.

Un nouveau collège

Entre temps, divers acteurs de la communauté francophone s’étaient rassemblés à la suite de l’échec du Collège des TNO, en juillet, d’obtenir son indépendance.
En novembre 2011, un nouveau collège s’est formé et a déposé une demande au ministère de l’Éducation afin d’obtenir du financement pour de l’enseignement en français.
Le sous-ministre Dan Daniels, a confirmé la nouvelle communiquée par Jean-Pierre Joly voulant que le financement pour le Collège des TNO soit être versé à un nouveau collège qui serait attendu le 1er avril 2012.
« Nous attendons une confirmation à savoir si le nouveau collège sera mis en place avec un conseil d’administration, confirme Dan Daniels. Nous aimerions voir plus de partenariat entre ce collège et celui au fédéral. Et nous voulons nous assurer que les décisions sont prises dans une perspective de viabilité et dans la possibilité d’établir des partenariats. »
Les acteurs de ce nouveau collège sont pour le moment inconnus et il est aussi impossible de déterminer s’il parviendra à obtenir l’approbation du ministère.
Toutefois, ce nouvel établissement postsecondaire, qui pourrait se nommer Collège nordique francophone, se retrouve maintenant seul dans la course pour recevoir le financement autrefois octroyé au Collège des TNO.
 

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Trop peu, trop tard - 02, févr. 2012

L'Aquilon - il y a 1 heure 37 min

En discutant aujourd’hui avec un membre du conseil d’administration de la nouvelle entité collégiale des TNO, j’ai constaté que la source du problème se résumait à la fameuse maxime du « trop peu, trop tard ».
En effet, le gouvernement territorial s’attendait à ce que le Collège des TNO ait son propre conseil d’administration distinct de celui de la Fédération franco-ténoise dès juillet 2011. Il semble que la longue vacance au poste de direction générale de la FFT, poste comblé seulement en août, aura eu un impact malheureux dans ce dossier. Sans gouverne stable à la barre de l’appareil administratif, il n’y a pas lieu de s’étonner que le dossier du collège ait pris du retard. En fait, on sait tous depuis la dernière Assemblée générale de la FFT que c’est l’ensemble des activités de la FFT qui en a souffert tant en ce qui a trait à la gestion financière de l’organisme qu’à l’opération de ses programmes.
Le président par intérim de ce collège nordique francophone ne veut pas que la joute de blâme entrave le prochain départ de cette société, si elle reçoit le financement espéré. Au contraire, il affirme que plusieurs bonnes choses ont été réalisées par le Collège des TNO sur le plan de l’évaluation des besoins en formation et aussi de la mise en place de programmes, principalement quant à l’éducation aux adultes. Comme il le souligne, personne ne gagnera à pointer qui que ce soit du doigt. Il est préférable de tabler sur le positif et d’oublier les vieilles histoires.
L’important dans ce dossier, c’est que tous s’assurent que l’objectif de base ayant mené la création du Collège des TNO, offrir de l’instruction en français au niveau postsecondaire, continue de guider les démarches de cette institution et que les adultes ténois aient cette possibilité d’étudier en français, que ce soit pour du perfectionnement ou pour accéder aux programmes collégiaux et universitaires en langue française, tout en demeurant aux TNO.
 

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Rapper contre la consommation de drogues - 02, févr. 2012

L'Aquilon - il y a 1 heure 37 min

Le rappeur ténois, Godson, a rendu visite à l’école Boréale, le mardi 31 janvier dernier, non pas pour y livrer une performance. Il a aidé les jeunes à composer une chanson dans le cadre du programme My Voice, My Choice.

La classe de Mme Kim Ivanko, enseignante d’anglais, est en pleine effervescence en ce dernier matin du mois de janvier. On peut entendre résonner la musique rythmée dès qu’on met le pied dans l’école, et pour cause. Le populaire rapper de Yellowknife, Godson, est présent à Boréale pour une activité bien spéciale. Il vient, en fait, faire la promotion du projet My Voice, My Choice, qui vise à prévenir la consommation d’alcool et de drogues chez les jeunes. L’initiative, soutenue par le ministère de la Santé et des Services sociaux du gouvernement des Territoires du Nord-Ouest, consiste à enregistrer des chansons et leurs vidéoclips associés, produits par des jeunes du territoire.
« C’est une idée fantastique, une nouvelle occasion pour les élèves. Ils découvrent un nouveau médium pour jouer avec les mots, d’une façon amusante », mentionne Mme Kim Ivanko. Ses étudiants de 7e année ont été, la veille, préparés à l’activité de sensibilisation.
Même s’il n’était pas toujours facile de créer des vers pour ensuite les rapper, les jeunes se sont prêtés à l’exercice avec enthousiasme. « On a pensé à des idées et on les a mises ensemble. Notre vidéo s’inspire du vidéoclip de Thriller, de Michael Jackson, parce que si tu te drogues, tu deviens zombie. Cela affecte ton cerveau », souligne Georgia Dawson.

Briser le silence en musique

La consommation d’alcool et de stupéfiants chez les jeunes est un problème important, partout au Canada et particulièrement aux TNO. C’est pourquoi le rapper Godson, touché par la cause, a voulu rencontrer les élèves. « Je faisais déjà des ateliers sur le sujet dans les écoles. Quand la Santé et les Services sociaux m’ont parlé de la campagne (My Voice, My Choice), j’ai accepté sans hésiter. Je voulais déjà le faire de mon plein gré », avoue le chanteur.
Il peut être facile de sombrer dans la consommation de drogues lorsqu’on a 12 ou 13 ans. C’est la raison pour laquelle la sensibilisation est importante. « Les élèves sont conscients des dangers qu’entraîne la consommation de drogues, mais ils ne la voient pas comme une préoccupation dans leurs vies », remarque Mme Ivanko.
À l’école Boréale, le sujet est loin d’être tabou et on tente de le démystifier au moyen de mise en situation. « Moi je travaille avec des gens qui fument et qui ont le même âge que moi, confie Célina. Ce n’est pas facile de refuser de l’alcool ou de la drogue, mais on s’est déjà pratiqué à dire non, en quatrième année, avec de l’argent et des bonbons ».

Même si la plupart des élèves en étaient à leur première expérience en tant que compositeurs et interprètes de rap, Godson, lui, était fier de ses nouveaux protégés. « C’était le meilleur groupe. Tout le monde s’est prêté à l’exercice. Cela leur est venu naturellement, avec le micro et les écouteurs, c’était automatique, se réjouit-il.
L’artiste poursuivra sa tournée des TNO, avec la campagne My Voice, My Choice, à Watì, Gamètì et Wrigley. Je veux aller dans chaque collectivité du Nord », conclut-il.
 

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Voir le Nord à coup de pagaies - 02, févr. 2012

L'Aquilon - il y a 1 heure 37 min

Une Ontarienne, nouvellement arrivée à Hay River, raconte son périple en canot jusqu’au Baker Lake, une expérience incroyable.

Pour certains, il n’y a rien comme explorer un pays par la voie maritime. Parcourir les cours d’eau, en quête de nouveaux territoires, c’est ce qu’Hannah Orfald-Clarke a fait en 2007. Avec treize autres jeunes, elle est partie d’Ontario en direction de Yellowknife, en avion pour ensuite décoller vers Lutselk’e, point de départ du voyage. Quarante-huit jours de canotage et de portage les attendaient, à travers la toundra et les eaux froides, jusqu’à Baker Lake. « J’avais 12 ans quand j’ai commencé à participer à ce camp de canot (Wanapitei). Chaque année, je rêvais de ce voyage, la grande finale, le V2 », confie Hannah Orfald-Clarke.

Accompagnés de deux guides, la troupe d’expérimentés a pu voir des merveilles de la nature, tels des aigles, des ours et des bernaches, au fil des coups de pagaies. « J’étais tellement nerveuse avant de partir. Je me disais, je vais être prise là. Je ne peux pas partir quand je veux. J’ai beaucoup parlé avec mon frère qui a fait ce voyage avant moi », raconte la canoteuse de 22 ans. Ce type de périple demande une préparation sérieuse et l’acquisition de certaines techniques, comme le portage et c’est ce que le camp Wanapitei permet. Chaque année, les participants vont un peu plus loin dans leur apprentissage, jusqu’à l’activité finale, le défi ultime.

Malgré un bagage de connaissances avancées en canot, il n’en reste pas moins que l’aventure était de taille. De juillet à octobre, les 14 jeunes de Wanapitei ont pagayé contre le vent, la pluie et le froid. « Notre voyage était vraiment pushy. Nous avions très peu de temps pour le faire, c’était pressant et vraiment plus difficile que les voyages précédents », ajoute Hannah. Néanmoins, elle a pu voir le Nord comme elle ne l’avait jamais vu auparavant. Elle et son copain Jamie ont d’ailleurs présenté les photos de leur aventure, il y a de cela quelques semaines, à la bibliothèque de Hay River. Un réel plaisir pour les yeux et les oreilles. « Je n’avais jamais été dans le Nord avant. Ce n’était pas familier pour moi. J’ai été émerveillée par la beauté des paysages. Tu te sens comme la seule personne au monde. Tu regardes autour et il n’y a rien », dit-elle, des étoiles dans les yeux.

Le retour

Deux mois de canotage ont suffi à Hannah Orfald-Clarke pour lui donner la piqûre du Grand Nord. Résidente d’Ottawa, elle poursuit maintenant des études universitaires en science de la nutrition, en formation à distance. Car oui, Hannah est de retour au-dessus du 60e parallèle, à Hay River cette fois, le temps d’un hiver, aux côtés de son copain. « Je suis excitée d’être de retour. J’aime les petites villes, il y a tellement d’occasions, je m’y sens bien », avoue la jeune sportive. Pas facile cependant lorsqu’on aime être dehors de vivre l’hiver nordique. Disons que le mode d’hibernation lui plaît un peu moins, elle qui rêve de barbecues et de fêtes, sous le soleil qui ne se couche presque jamais.

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L'Armée canadienne entreprend un exercice dans le Grand Nord - 02, févr. 2012

L'Aquilon - il y a 1 heure 37 min

Un convoi de 230 soldats et 80 véhicules a fait halte à Hay River, jeudi dernier, en direction de Yellowknife, où les troupes seront en exercice de familiarisation avec les conditions nordiques.

Si vous avez vu passer plusieurs camions et remorques, vert olive, dans les rues de Yellowknife ou sur les routes, ne vous inquiétez pas. Aucune menace militaire ne pèse sur les Territoires du Nord-Ouest. C’est simplement l’Armée de terre canadienne qui amorce un exercice dans la capitale. En provenance d’Edmonton, un premier convoi composé de 90 soldats et 50 véhicules est arrivé le 22 janvier. Une semaine plus tard, ce fut au tour de 230 soldats et 80 véhicules de prendre la route, faisant arrêt pour une nuit à Hay River. Enfin, un dernier convoi militaire, moins important celui-là – 60 soldats et 25 véhicules – devrait arriver la semaine prochaine à Yellowknife.
« Le voyage s’est bien passé. Il n’y avait pas trop de circulation, assure le Caporal Ian Wallebeck. Nous sommes arrivés plus tôt pour préparer les infrastructures et établir le poste de commandement. Comme cela, quand le commandant arrivera, il sera prêt à se mettre au travail », ajoute-t-il.

Un exercice d’envergure

L’exercice Arctic Ram 2012 est l’entraînement le plus complexe et le plus gros jamais réalisé par l’Armée dans le Grand Nord canadien. Durant deux semaines consécutives, du 14 au 26 février prochains, près de 1000 soldats et membres du personnel militaire vont arpenter les Territoires du Nord-Ouest, de Yellowknife à Gamètì. « On va faire beaucoup de tests sur nos équipements et nos véhicules pour voir comment ils réagissent aux températures froides. On va également vérifier le fonctionnement de nos radios et appareils de communication », assure le Caporal Wallebeck.
L’Armée canadienne veut aussi familiariser ses troupes aux conditions nordiques. L’environnement est complètement différent de celui auquel les soldats ont pu être habitués en Afghanistan, par exemple. « Tout prend un peu plus de temps quand il fait froid. On doit veiller à la condition physique de tout le monde, s’assurer qu’ils ne se font pas d’engelures », précise le Caporal Ian Wallebeck.
Pour le moment, cet exercice n’est relié à aucune mission particulière, nous mentionne l’Armée canadienne. Il ne s’agit là que d’évaluer les capacités des troupes et de l’équipement militaire, soumis au climat rigoureux du Nord. Questionné à savoir si cela pouvait être en lien avec la souveraineté et le passage dans l’Arctique, le Caporal Wallebeck s’est abstenu de commentaires.
 

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Des conseils pour bien préparer ses voyages - 02, févr. 2012

L'Aquilon - il y a 1 heure 37 min

Jean de Dieu Tuyishime, coordonnateur pour Santé TNO, a parlé préparation et sécurité en voyage, à l’école Boréale.

La santé est importante au quotidien, mais encore plus lorsqu’on part en séjour à l’étranger. Il faut savoir se préparer, mais aussi se prémunir des infections ou virus pendant et après le voyage. Jean de Dieu Tuyishime, de Santé TNO, est venu à l’école Boréale, le jeudi 26 janvier dernier, afin de donner des conseils à la communauté francophone de Hay River. Le coordonnateur a animé le souper-causerie ainsi qu’un atelier sur les infections transmises sexuellement et par le sang (ITSS) auprès des élèves de l’école francophone.

« C’est toujours plaisant de sensibiliser les jeunes. Il y a des préoccupations importantes concernant les ITSS puisque ces maladies ont beaucoup augmenté depuis dix ans. Il n’y a pas nécessairement de symptômes et les plus vulnérables sont les 15-25 ans », précise M. Tuyishime.

S’il peut paraître tôt pour des élèves de 5e et 6e année d’être sensibilisés à ce type de maladie, le coordonnateur en pense tout le contraire : « Justement, il faut les renseigner sur les ITSS avant qu’ils soient sexuellement actifs, pour qu’ils soient déjà en alerte ». Il ne se cache toutefois pas pour dire que l’atelier est davantage axé sur les infections transmissibles par le sang comme le VIH, l’hépatite et la syphilis et non sur les comportements sexuels.

Des préservatifs qui font jaser

Santé TNO était également présente à Hay River pour lancer une campagne de protection sexuelle, avec l’Association franco-culturelle de Hay River (AFCHR). On trouve déjà des préservatifs aux emballages rigolos dans les toilettes des bars et pubs de Yellowknife et leur succès est grandissant. « C’est une campagne très originale et surtout, c’est discret. Le message est amusant et cela crée une petite habitude dans la communauté », souligne Jean de Dieu Tuyishime. Les condoms sont distribués par Santé TNO à raison de 900 par semaine à Yellowknife seulement et l’organisme vise une distribution régulière de 50 préservatifs par semaine dans les collectivités de Fort Smith, Hay River et Inuvik. « Si on atteint cet objectif, je me dirai que j’ai réussi! », ajoute le responsable. La santé physique, une priorité Pour l’instant, les programmes de Santé TNO se concentrent davantage sur les aspects de la santé physique. Les récents rapports de Statistique Canada ont démontré un écart important entre les habitudes de vie de la population des Territoires du Nord-Ouest et celle du reste du Canada. Une saine alimentation et l’activité physique sont les priorités de l’organisme, à l’instar de la santé mentale. « À Yellowknife, nous avons fait quelques séances sur le stress pour les employés, mais il est vrai qu’on ne met pas beaucoup l’accent là-dessus présentement. Il y a des problèmes plus importants comme l’obésité juvénile, le diabète et les maladies cardiovasculaires », confirme M. Tuyishime. L’idée d’ateliers sur la dépression saisonnière, par exemple, pourrait se développer au cours des prochains mois.

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La priorité à ceux qui célèbreront la guerre de 1812 et le jubilé de la reine - 02, févr. 2012

L'Aquilon - il y a 1 heure 37 min

Cette année, le Canada commémorera le jubilé de la reine ainsi que la guerre anglo-américaine. Pour l’occasion, Patrimoine Canada accorde la priorité aux associations qui vont fêter ces événements, dans l’accord de subventions.

1812, date de la guerre anglo-américaine, opposant les États-Unis à l’Empire britannique, connue aussi comme deuxième guerre d’indépendance pour l’État américain. Cette date sera à retenir cette année puisque le Canada souhaite célébrer la mémoire de ses citoyens qui se sont battus aux côtés des Anglais. Le pays va également souligner les 60 ans de règne de la reine Élizabeth. Pour ce faire, Patrimoine Canada accordera, en priorité, les subventions aux associations canadiennes qui participeront aux célébrations.
À l’Association franco-culturelle de Yellowknife (AFCY) ainsi qu’à celle de Hay River (AFCHR), on déplore la situation.
« En tant que francophones, la guerre anglo-américaine ne nous touche pas vraiment. Si le gouvernement voulait favoriser la francophonie et la dualité linguistique, il accorderait plus de subventions pour les fêtes de la Saint-Jean-Baptiste, par exemple », critique Justin Carey, président de l’Association franco-culturelle de Hay River.

Les associations : De petites entreprises
Patrimoine Canada constitue une source importante de revenus pour les associations, bien que la recherche d’autres sources de financement soit fortement encouragée. « Le gouvernement nous encourage à moins dépendre d’eux, à gérer davantage les associations comme des petites entreprises lucratives. À offrir des services à ses membres », précise Marie Coderre, directrice générale à l’AFCY.
Si le gouvernement canadien en vient à accorder du soutien financier à certains types d’événements et de célébrations, on se demande alors comment les associations pourront continuer leurs activités? « Il y a plus d’une centaine de programmes de subventions offerts pour les activités culturelles et nous faisons des demandes pour une quinzaine de ces programmes par année », affirme Mme Coderre.
À Hay River, l’Association fêtera ses 25 ans cette année et est toujours en attente d’une réponse de Patrimoine Canada pour son soutien financier. « Qu’on priorise le jubilé de la reine ou la guerre de 1812, ça n’empêche pas de célébrer des fêtes francophones, seulement cela ne les encourage pas non plus », maintient Justin Carey.
 

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Une réalité difficile - 26, janv. 2012

L'Aquilon - il y a 1 heure 37 min


La réalité que vivent parents, enfants et enseignants dans nos institutions scolaires francophones n’est pas toujours facile comme en témoignent les problèmes liés à l’apprentissage de la langue française dans un milieu très minoritaire.
Heureusement, les écoles ont accès à des outils et des programmes développés au fil des ans tant ici aux TNO qu’ailleurs au Canada. Dans quelques années, l’école Allain St-Cyr aura un quart de siècle. La Garderie Plein Soleil a presque 20 ans. L’école boréale approche plutôt la quinzaine. C’est encore très récent, mais l’expérience accumulée de toutes ces institutions forme un tout dont les enseignants et les parents peuvent bénéficier dans leurs activités de transmission de la langue et de la culture aux enfants.
Une partie du problème soulevé au Yukon concernait notamment la difficulté d’encourager les enfants à interagir entre eux en français, surtout quand un des élèves est moins à l’aise en français qu’il ne l’est en anglais. Les jeunes ont alors tendance à faciliter la communication en utilisant la langue la plus commune, l’anglais.
C’est une bataille de tous les jours que de s’assurer que les jeunes continuent de se parler en français, même si c’est plus difficile pour certains d’entre eux.
La situation est notamment problématique pour les parents ayants droit qui ont eux-mêmes perdu l’usage de la langue française en raison de l’absence d’école de langue française il n’y a pas si longtemps.
Mais comme l’exemple des jeunes du secondaire à l’école Boréale sert aux plus jeunes à s’identifier à des modèles, la question de l’absence d’institutions en français ne sera bientôt plus un problème.
 

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La tendance se poursuit - 26, janv. 2012

L'Aquilon - il y a 1 heure 37 min

24 janvier 2012 – Lors de la dernière semaine, le Canadien a remporté une victoire et subi deux défaites dont une en tir de barrage. Il s’agit d’une récolte de trois points sur une possibilité de six. Une fiche de .500 est totalement insuffisante pour espérer rattraper les équipes qui occupent les dernières positions disponibles pour une participation aux séries. Pire, ce serait insuffisant pour ces mêmes équipes si elles espéraient se cramponner à leur place en série.
C’est parfait. Encore quelques matchs comme ça et la direction de l’équipe n’aura plus le choix que de commencer la vente de liquidation de ses joueurs autonomes.
Il y a encore quelques braves qui espèrent une transaction qui sauverait la saison. On est tous en droit de rêver. À mon avis, aucune transaction réaliste ne permettrait au club d’accomplir cet exploit.
S’il y a une transaction autre que celles servant à liquider les joueurs autonomes, elle servira à établir le plan d’action pour l’an prochain et les années suivantes.
On parle beaucoup de certains joueurs d’impact qui seraient disponibles, notamment Ryan Getzlaf, Shea Weber ou Ryan Suter. Le Canadien a-t-il suffisamment de joueurs de qualité pour espérer acquérir un de ces joueurs? Oui, il y a certains joueurs qui peuvent intéresser les autres équipes, mais je ne suis pas sûr que le Canadien désire s’en départir ou que ce soit dans son intérêt.
En ce moment, les rumeurs entourent le jeune P. K. Subban. Je crois personnellement qu’il est voué à une très belle carrière et c’est évidemment ce qui pourrait attirer l’attention des directeurs généraux des autres équipes. Avec la progression des Diaz et Emelin et les deux espoirs Beaulieu et Tinordi, le Canadien a une certaine profondeur en défense. C’est sans compter les Gorges, Kaberle et, s’il revient au jeu un jour, Markov. Donc, le Canadien peut se permettre d’échanger un atout comme Subban. Mais encore faudrait-il qu’il puisse obtenir un joueur d’impact en échange.

Après Martin, c’est le tour de Gauthier
Dans les semaines ayant précédé le congédiement de Jacques Martin, on pouvait lire plusieurs chroniques dénonçant la prestation de Martin à la barre de l’équipe. Ce qui est plutôt rigolo maintenant, c’est que Martin a été congédié et ce congédiement sert maintenant à ces mêmes critiques comme exemple de la mauvaise gestion du directeur général Pierre Gauthier.
Comme plusieurs, je ne suis pas emballé par les coups de Gauthier depuis son entrée en poste. Mais de là à lui attribuer tous les torts et de s’en servir maintenant comme bouc émissaire principal des déboires de l’équipe, il y a un pas que je ne peux franchir.
On lui reproche même d’avoir été adjoint de l’ancien directeur général alors que de mauvaises transactions et signatures ont été conclues.
Si c’est de bon aloi pour un joueur de ne pas se servir des blessures pour expliquer le mauvais rendement de l’équipe, les analystes sportifs devraient quant à eux prendre cela en compte quand vient le temps de décrier la situation actuelle du club. À la mi-saison, les joueurs avaient perdu presque autant de matchs en raison de blessures que durant toute l’année précédente. Oublier ce facteur lors d’une analyse de la situation du club est totalement aberrant et démontre un manque flagrant de professionnalisme.
 

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Échos des TNO - 26, janv. 2012

L'Aquilon - il y a 1 heure 37 min

Les deux employés de l’école catholique garderont leur poste

?Finalement, la surintendante Claudia Parker et le surintendant adjoint Johnnie Bowden conserveront leur emploi à l’école catholique de Yellowknife.?Le conseil de l’école avait choqué plusieurs parents plus tôt cette semaine en affirmant ne pas renouveler le contrat des deux employés à la fin de l’année scolaire.?Aussitôt, certains parents ont réagi en créant une page Facebook et même une pétition pour appuyer les deux employés qui ont travaillé au développement de la communauté. La pétition a été présentée au conseil de l’école qui, après 30 minutes de réflexion, est revenu sur sa décision et a affirmé que les éducateurs garderaient leur poste.

Du financement pour la francophonie dans les écoles

Le groupe Canadian Parents for French y est allé d’un bon coup de pouce pour promouvoir la francophonie dans les écoles du Yellowknife Education District 1 en offrant 8 800 dollars en financement.
Ainsi, l’école William MacDonald va recevoir 1 700 dollars qui permettront d’envoyer une classe de huitième année dans la ville de Québec, cette année, afin de vivre une complète immersion pour apprendre la langue.
D’autres activités qui recevront du financement seront entre autres le Camp de neige à l’école J. H. Sissons, qui aura 1 600 dollars, ainsi que le voyage à Winnipeg de l’école de Range Lake North, qui aura 3 000 dollars.

Canadian North établit une nouvelle base à Edmonton

La compagnie aérienne Canadian North a décidé d’établir sa base de vols nolisés du Sud à l’aéroport international d’Edmonton. La compagnie, appartenant en totalité à des Autochtones, a sa base d’opérations à Yellowknife depuis plus de 80 ans.
Elle se spécialise principalement dans les services de vols et de cargos aux Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut, en plus des vols nolisés au Canada et aux États-Unis.
Canadian North a par ailleurs ajouté trois Boeing 737 à sa flotte et travaille pour ajouter 500 nouveaux employés dans sa nouvelle base d’Edmonton, puisqu’en 2010, le secteur des vols affrétés est passé à plus de 500 000 passagers.

Les Premières Nations désirent renégocier les ententes avec le fédéral

À Ottawa, le premier ministre du Canada Stephen Harper mise sur l'intégration économique, l'éducation et une reddition de comptes plus serrée pour améliorer le sort des Premières Nations.
Toutefois, il n'entend pas chambarder la Loi sur les Indiens, décriée par plusieurs comme étant à l’origine du clivage entre les Autochtones et les autres Canadiens.
Les chefs des Premières Nations ne s'en cachent pas : ils veulent revoir de fond en comble la relation qui les lie au gouvernement fédéral.
La crise humanitaire qui sévit depuis l'automne dans la collectivité ontarienne d'Attawapiskat leur a donné des munitions au cours les derniers mois.
 

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Des auditions pour la troupe de danse collective de Yellowknife - 26, janv. 2012

L'Aquilon - il y a 1 heure 37 min

Le groupe de danse collective de Yellowknife tenait ses auditions pour recruter de nouveaux danseurs et danseuses pour l’année, le dimanche 22 janvier.

La troupe de danse collective tire ses origines de la troupe Crazy Legs, dont le parcours s’est arrêté. Plusieurs danseuses qui participaient à Crazy Legs désiraient continuer de danser malgré tout et ont donc décidé de se regrouper de nouveau et former un nouvel organisme.
C’est ainsi que de Crazy Legs, 29 danseuses se sont rassemblées pour former le groupe de danse collective.
Le principe de la danse collective, c’est de permettre aux membres d’expérimenter diverses expériences de danse à travers plusieurs styles pour pousser le côté créatif des chorégraphes.
Les danseurs peuvent se baser sur leurs propres connaissances tout en apprenant de nouveaux styles à travers les autres, qu’ils peuvent intégrer à leur propre style.
Parmi les 29 danseuses déjà inscrites, on retrouve des femmes de tout âge, avec un bagage d’expérience de différents niveaux.
Et chacun y met un peu de soi, d’où le côté collectif, comme l’explique l’une des responsables, Isabel Gauthier.
« C’est un collectif dans le sens où tout le monde collabore et chacun met un peu de soi pour avancer certains projets, explique-t-elle. C’est surtout de la danse contemporaine, mais quand on s’entraîne pour faire de la danse, il y a souvent différents styles qui entrent en jeu. Ça donne plus de liberté à explorer les types de danse. »
Mais il n’y a pas non plus que des danseurs, puisqu’à tout spectacle, il y a tout un travail d’arrière-scène.
Isabel Gauthier relate que c’est souvent par les talents différents de chacun, ou les talents des proches, que se font le décor, les maquillages, etc.
Les membres sont libres de suggérer des projets pour explorer la danse ou faire des spectacles.

Artistique plus que technique

Il est important de spécifier que la troupe de danse collective de Yellowknife n’est pas une école de danse, pour ceux qui en sont à leur premier pas et qui souhaitent apprendre les rudiments.
« Le collectif n’est pas une école de danse alors ce n’est pas là que l’on va apprendre à danser, souligne Isabel Gauthier. Dans ce sens-là, on ne va pas former des débutants sur le plan de leur danse. »
Contrairement aux écoles de danse, le collectif mise plus sur le côté artistique que le côté technique. Le but de la troupe est purement basé sur l’élargissement de la créativité artistique des chorégraphes et pour le plaisir de performer sur une scène, comme lors d’événements.
C’est justement en ce qui concerne les spectacles que certains sont qualifiés de nouveaux.
« Il y a des gens qui sont dans le collectif qui n’ont pas nécessairement beaucoup d’expérience à performer, à faire des spectacles, alors ils sont nouveaux dans ce sens-là », fait valoir la francophone.
En raison de la variété de danseurs et les différents événements auxquels ils participent, chaque spectacle sera différent.
« Chaque spectacle va être différent selon ce qui est approprié pour ce spectacle, mentionne Isabel Gauthier. Ça peut varier selon ce qui les inspire, le thème, la pièce, la musique, le nombre de danseurs… »
Par les auditions qui avaient lieu le 22 janvier, la troupe a pu attirer une dizaine d’autres personnes désireuses d’en savoir davantage.
Évidemment, il est quand même possible d’avoir sa place dans le groupe sans être pour autant un danseur. Tant que l’on a un intérêt, il est toujours possible d’y apporter une certaine contribution.

 

 

 

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Aucune victoire mais beaucoup de sourires - 26, janv. 2012

L'Aquilon - il y a 1 heure 37 min

L’équipe féminine de hockey de Hay River a participé, les 21 et 22 janvier derniers, au tournoi Hockey Bags Invitational, à Fort Smith. Les joueuses sont revenues bredouilles mais le cœur léger.

L’équipe de hockey féminin, les Hazards de Hay River, a pris la route samedi matin très tôt pour affronter leurs adversaires, les Fury Wrath de Fort Smith. Pour certaines joueuses, c’était leur premier tournoi de hockey au sein de l’équipe. Malheureusement, les Hazards sont rentrées les mains vides, mais l’expérience leur a permis de parfaire leur jeu.
Les Fury Wrath ont affronté les Hazards Explosive pour un premier match qui s’est soldé 2-1 pour Fort Smith. Néanmoins, les joueuses de Hay River étaient satisfaites de leur premier affrontement. « C’était vraiment intense. Fort Smith a gardé la tension élevée tout au long de la partie. Elles ont fait beaucoup de bons coups. On a fait de notre mieux pour les garder hors de notre filet », commente Judy Steel, numéro 42 des Hazards. Il faut également mentionner que l’équipe de Hay River comptait plusieurs nouvelles joueuses ainsi que deux autres venues de High Level pour l’occasion. Ces ajouts ont certainement nui à quelques reprises à la qualité du jeu des Hazards.
« On doit ralentir le jeu. Ça va vite et les rondelles vont partout. On doit se calmer, faire de belles passes et cela devrait aller mieux », ajoute Ingrid Wood des Hazards Explosive. L’expérience ainsi que la cohésion d’équipe ont joué en faveur de Fort Smith durant cette rencontre. L’équipe des Fury Wrath, divisée pour le tournoi, a démontré sa force et sa puissance devant celle des Hazards, quelque peu déstabilisée. « C’est vraiment un jeu de haut niveau pour du hockey féminin. Elles font du bon travail », avoue un partisan de Fort Smith. Pour ce dernier, il n’en reste pas moins que les hommes ont beaucoup plus de vitesse et de connaissance sur la glace : « Mais quand je suis avec ma femme et ma fille, je préfère le hockey féminin », répond-il à la blague.

Une expérience enrichissante

Les femmes ont vécu une fin de semaine chargée – cinq parties en deux jours –, mais sont fières du progrès qu’elles ont accompli, autant du côté de Hay River que de Fort Smith. « J’ai vécu un tournoi fantastique. C’était une bonne occasion d’apprendre exactement comment mon équipe travaillait ensemble. Les parties étaient amusantes, intenses et épuisantes », dit Meagan Wohlberg des Fury Wrath.
Malgré l’adversité qui régnait sur la glace, les joueuses de Fort Smith ont convié les Hazards à un repas collectif, question d’échanger. Les Hazards ont pris le chemin du retour dimanche après-midi, sans les honneurs, mais avec un bagage incroyable. Elles ont encore beaucoup de travail à faire d’ici les prochains tournois et déjà mardi soir, elles reprenaient l’entraînement.
Enfin, l’événement s’est déroulé en toute cordialité, à croire que le hockey soulève moins de passion au féminin qu’au masculin.
 

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L'or et le Portugal pour Mason Bruneau - 26, janv. 2012

L'Aquilon - il y a 1 heure 37 min

L’athlète francophone enchaîne les succès et les camps d’entraînement depuis le début de la saison. Il se rendra au Portugal et en Allemagne pour combattre aux côtés de l’équipe nationale de judo.

Le judoka Mason Bruneau connaît un début de saison pour le moins prometteur. En octobre dernier, il revenait avec la médaille de bronze au cou du Québec Open, avec la détermination d’offrir une meilleure performance pour sa prochaine compétition. Et c’est ce qu’il a fait. Grâce à son sérieux à l’entraînement, il a réussi à décrocher l’or, à l’Ontario Open qui avait lieu à Toronto en novembre. Mais Mason Bruneau et son entraîneur, Mario Desforges ne s’assoient pas sur leurs lauriers.
« On a fait le camp d’hiver du centre national, à Montréal, avec Nicolas Gill et des entraîneurs de l’équipe nationale. C’était une bonne compétition, car il y avait ceux qui se préparent pour les Olympiques ainsi que l’équipe américaine, donc cela fait beaucoup de partenaires », commente M. Desforges. Le jeune judoka a eu l’occasion de se frotter aux meilleurs, nouveaux comme anciens champions. 
« C’est très enrichissant de s’entraîner avec Nicolas Gill. C’est un très bon judoka. Il m’a enseigné plusieurs trucs pour m’améliorer », avoue Mason Bruneau, qui n’en était pas à sa première rencontre avec la légende du judo. En effet, ce dernier a eu le privilège de recevoir un programme spécial du maître pour renforcer ses genoux et ses jambes.

Hay River, Edmonton, Portugal

Avec tous ces entraînements et ces compétitions, l’athlète a peu l’occasion de se retrouver à la maison. Cependant, dans une semaine, un événement d’envergure pour les arts martiaux se tiendra à Hay River. Le C3 est une session de formation de trois jours où une quarantaine de judokas, des quatre coins des Territoires du Nord-Ouest, sont conviés. « C’est un camp pour amener les jeunes athlètes des Territoires, ainsi que du Nunavut, ensemble pour montrer nos habiletés et apprendre les uns des autres, donc ça va être très agréable », confie Mason.
De plus, un invité de marque ponctuera l’événement. Il s’agit du maître judoka Akinori Hongo qui a récemment remporté la deuxième place dans la catégorie moins de 100 kg au Championnat Tout Japon 2011.
L’entraîneur du judoka, Mario Desforges, est satisfait de l’évolution de son athlète, mais est conscient du travail qu’il reste à accomplir. « Il a à travailler son endurance et son cardiovasculaire. Il doit aussi améliorer ses techniques avec des judokas de haut calibre. Il a vu que les autres sont capables de le faire tomber aussi, même s’il est lourd », ajoute-t-il en riant.
Enfin, Mason Bruneau a certainement mis son cœur à l’épreuve lorsqu’il a appris que l’équipe canadienne de judo l’invitait sur le vieux continent pour parfaire ses techniques. Il ira donc au Portugal et en Allemagne pour concourir contre les meilleurs au monde, un privilège incroyable pour le jeune sportif. « Quand j’ai appris la nouvelle, j’étais tellement content. L’équipe nationale m’a invité! J’en suis encore tout bouleversé », dit-il, visiblement ému.
Avant cela, il devrait participer à une autre compétition importante, le BC Open, à Vancouver, en février. L’athlète ne se fait pas d’illusions puisqu’il doit toujours surveiller une blessure au genou, mais il souhaite l’emporter. « Cette compétition est importante, mais je ne veux pas me briser les os. Je vais là pour gagner, mais je pense surtout au Portugal et à l’Allemagne », conclut Mason Bruneau.
 

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Fiers de parler français - 26, janv. 2012

L'Aquilon - il y a 1 heure 37 min

La francisation n’est pas une mince affaire dans un milieu majoritairement anglophone. C’est pourtant le défi qu’a surmonté l’école Allain St-Cyr, à Yellowknife et l’école Boréale, à Hay River.

Début janvier, l’école francophone Émilie-Tremblay, à Whitehorse au Yukon, a fait parler d’elle. Certains parents d’élèves craignent une anglicisation de leurs enfants puisque l’école a admis des non-ayants droit. Ces élèves n’ont pas de parents ayant étudié dans une école francophone, ce qui fait craindre une perte du niveau de français.

À la Commission scolaire francophone des Territoires du Nord-Ouest (CSF), la situation est tout autre. D’abord, la CSF est toujours en attente d’une décision de la cour par rapport à sa gouvernance et ses infrastructures. Donc pour ce qui est de l’admission d’élèves, elle doit se référer aux directives ministérielles mises en place par le gouvernement des TNO. Les écoles Allain St-Cyr et Boréale ne peuvent qu’accueillir des ayants droit dans leurs rangs, sauf exception approuvée par le ministère.
« La seule arrivée d’élèves qui ne sont pas des ayants droit par la définition de la directive ministérielle serait permise par une exemption venant du ministère même et cet enfant serait intégré au programme avec les soutiens dont il aurait besoin », précise Marie Leblanc-Warick, directrice par intérim de la Commission scolaire francophone.

Une francisation bien encadrée

Si les parents du Yukon s’inquiètent du niveau de français de leur progéniture, ceux des Territoires du Nord-Ouest, en revanche, n’ont pas de quoi s’en faire. L’encadrement des élèves en français se fait déjà dès les premières années, autant à Yellowknife qu’à Hay River. « Nous sommes assez choyés parce que nous avons la garderie Plein Soleil qui joue un grand rôle dans la francisation des enfants. Mais à part ceux qui fréquentent la garderie, les élèves nous arrivent quand même avec un bon niveau de français », avoue Yvonne Careen, directrice de l’école Allain St-Cyr.
Pour l’école de Hay River, la situation est tout autre : « Ici à Boréale, on commençait avec une certaine réalité parce qu’on est dans un milieu très anglophone, un milieu où les services en français n’étaient pas disponibles il y a de cela 12 ou 13 ans. Cela a été une grosse lutte pour les familles francophones d’aller chercher des ressources en français. Maintenant avec l’école Boréale, cela fait juste s’améliorer d’année en année », témoigne Stéphane Millette, directeur de l’école Boréale. Le milieu anglophone qui entoure l’établissement scolaire de Hay River constitue certes un défi pour la francophonie. « La francisation est un défi, mais cela fait aussi partie de la richesse de l’école. C’est pourquoi les parents sont également très impliqués. Les jeunes ressentent une certaine fierté lorsqu’ils parlent en français », ajoute-t-il.


Une question de vocabulaire

Ce n’est pas tout que d’être capable de s’exprimer dans une autre langue, il faut aussi en connaître les subtilités et les variations. Bien que la structure de francisation à l’école Allain St-Cyr soit solide, certaines difficultés peuvent survenir.
« On a découvert qu’on avait de plus en plus d’élèves qui sont nés à Yellowknife et qui n’ont pas le vaste vocabulaire en français d’un enfant qui est né en Ontario, au Québec ou au Nouveau-Brunswick. On doit donc stimuler leur vocabulaire beaucoup plus parce qu’ils n’ont pas été immergés, baignés dans le français comme d’autres élèves qui arrivent d’ailleurs », mentionne Mme Careen.
À Boréale, on mise surtout sur la discipline et l’autonomie pour encourager les jeunes à parler français. « Tout se passe dans la logique que si on veut devenir bilingue à Hay River, il faut parler français à l’école et prendre avantage de ce riche milieu », affirme M. Millette. Le directeur est toutefois d’avis que la situation linguistique dans son établissement ne peut que s’accroître puisque les plus jeunes ont maintenant des modèles en les élèves du secondaire, chose sur laquelle les premiers inscrits ne pouvaient pas compter. La relève de la langue française est ainsi assurée.

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Vivre son rêve à fond sur la pédale - 26, janv. 2012

L'Aquilon - il y a 1 heure 37 min

Le francophone Roland Boisvert a quitté les Territoires du Nord-Ouest pour retourner au Québec, la semaine dernière.

Il y a de ces décisions parfois qui nous font prendre une autre avenue que celle que l’on avait envisagée.
C’est le cas pour le francophone Roland Boisvert, qui a quitté Yellowknife le samedi 14 janvier 2012, afin d’y réaliser un rêve d’enfance : devenir camionneur.
« J’ai été photographe pendant 30 ans, ça me tentait de faire autre chose », avoue-t-il. « Devenir camionneur, c’était un rêve de petit gars. »
Toutefois, aux Territoires du Nord-Ouest, ne devient pas « trucker » qui le veut, surtout à cette période-ci de l’année où les camions se déplacent majoritairement sur les routes de glace.
Bien qu’il ait fait ses cours à Yellowknife et que ses instructeurs l’aient habitué aux conditions hivernales ténoises, le diplôme seul n’a pas suffi aux employeurs du Nord.
« C’est pesant ce qu’on transporte et en plus, il y a le poids du camion, explique le francophone. Et puis, il y a les conditions routières, vu qu’à ce temps-ci de l’année, les employeurs cherchent des gens pour rouler sur les routes de glace. Généralement, ils veulent quelqu’un qui a de l’expérience… Si j’ai le choix d’aller ailleurs, je pourrais, mais ma préférence c’est de rester ici. »
Malheureusement, cette voie s’est avérée être un cul-de-sac, puisqu’au final, aucun employeur ténois ne l’a rappelé.
« Depuis un mois j’ai contacté près de 150 compagnies de transport ténoises et albertaines, aucune ne m’a répondu », écrivait-il au début janvier par le biais de ses fameuses Vroom Vroom News. « En une journée j’ai contacté six compagnies québécoises, trois m’ont déjà répondu. »
À l’intersection du cul-de-sac, Roland a ainsi décidé d’emprunter le sens unique qui le ramènerait au Québec, après un an et demi passé aux Territoires du Nord-Ouest.

Plusieurs implications

L’année 2012 n’avait pourtant pas mal commencé pour le nouveau camionneur.
En 15 mois dans la communauté francophone de Yellowknife, il a occupé plusieurs postes, dont celui de remplaçant dans les écoles.
Tout récemment, il a été élu aux conseils d’administration à titre de vice-président de deux organismes francophones, l’Association franco-culturelle de Yellowknife et la Fédération franco-ténoise.
L’expérience semblait très enrichissante au départ, surtout avec l’AFCY, lui qui a participé à plusieurs activités dans la dernière année.
« Quand je suis allé à l’assemblée générale annuelle, je n’avais pas en tête d’être dans le conseil d’administration, mentionnait en entrevue Roland Boisvert à la fin décembre. Mais quand on m’a proposé et quand j’ai vu que le conseil d’administration aide au mandat de l’organisme, j’ai accepté. Et l’Association franco-culturelle me va très bien, j’aime beaucoup son mandat. »
À peine élu vice-président pour l’AFCY qu’il était aussi élu au même poste, par acclamation de nouveau, à la FFT.
De par le mandat de l’organisme, il se sentait un peu plus comme un gérant d’estrade à observer tout l’aspect politique que couvre la Fédération franco-ténoise.
Malgré tout, Roland Boisvert a décidé de pourchasser son rêve sur la route qui le ramenait dans sa famille, notamment auprès de ses trois filles.

Remplacement

Son départ laisse désormais un trou dans le conseil d’administration des deux organismes, qui devront prendre une décision sur le poste vacant.
Du côté de la Fédération franco-ténoise, le président, Richard Létourneau, affirme qu’il n’a pas encore eu la chance de discuter avec les autres membres du conseil sur le sujet, mais il regrette tout de même le départ de son ex-collègue.
« Je trouve ça malheureux que Roland nous quitte, je trouve que c’était une personne très intéressante avec qui travailler. »
Le poste libre sera ainsi certainement à l’ordre du jour de la prochaine réunion, qui aura lieu le lundi 23 janvier.
Selon le président de la FFT, plusieurs choix sont possibles concernant le poste.
« Le conseil d’administration a le mandat de nommer un vice-président par intérim jusqu’à la prochaine élection, l’année prochaine, puisque le poste était de seulement un an. On peut aussi prendre la décision de nommer un autre membre du conseil d’administration à la vice-présidence. Ou encore, on peut laisser le poste vacant. Il est aussi possible de nommer une personne de l’extérieur. »
Lors de l’élection du conseil d’administration, le second poste de vice-président avait été l’objet d’une élection entre Mario Desforges et Océane Coulaudoux, finalement remporté par le premier.
Bien que cela demeure du domaine des spéculations, le conseil d’administration aurait la possibilité de solliciter Océane Coulaudoux si elle était toujours intéressée.
Pour l’Association franco-culturelle de Yellowknife, la situation est un peu plus différente, puisqu’il n’y a pas que Roland qui a quitté. L’enseignant à l’école Sissons, Stéphane Sévigny, s’est aussi désisté du poste, faute de temps à son horaire.
Des sept membres qui composaient le conseil d’administration, il n’en reste maintenant plus que cinq. Et les postes ont tous été pourvus par acclamation.
« La procédure est différente pour un poste de vice-président, avertit la directrice de l’AFCY, Marie Coderre. On doit faire une nouvelle élection pour ce poste plutôt qu’une nomination. »
Les deux sièges pourraient aussi simplement être laissés vacants jusqu’à la prochaine assemblée générale annuelle.
C’est le 25 janvier que l’on en saura davantage.
 

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Apprendre dans la vie de tous les jours - 26, janv. 2012

L'Aquilon - il y a 1 heure 37 min

La Journée de l’alphabétisation familiale est le 27 janvier, mais c’est le 28 que Yellowknife soulignera l’occasion.

La Journée de l’alphabétisation familiale a été créée en 1999 par ABC Canada. Elle sert à promouvoir l’importance de la lecture et de l’apprentissage en famille.
De cette façon, tous les ans, le 27 janvier, les familles et les collectivités du Canada célèbrent cette journée en organisant des événements sur le thème de l’alphabétisation, le tout coordonné par des organismes, des écoles et des bibliothèques.
Aux Territoires du Nord-Ouest, c’est le Conseil d’alphabétisation des TNO qui est responsable des activités entourant l’événement.
Cette année, l’organisme a décidé de regrouper les festivités autour du thème : Apprendre dans la vie de tous les jours.
Ainsi, quelques kiosques organisés par différents organismes partenaires permettront aux familles d’en apprendre sur des thèmes généraux, comme l’épicerie, les corvées ménagères, la lecture et la cuisine.
Les activités proposées sont ciblées pour des enfants âgés de trois à sept ans, accompagnés bien sûr de leur famille.

Outils d’apprentissage

La Fédération franco-ténoise fait partie des organismes partenaires du Conseil d’alphabétisation des TNO pour cette Journée de l’alphabétisation.
Son kiosque d’épicerie, contrairement aux autres, se tiendra uniquement en français, pour inciter les familles à pratiquer davantage la langue.
« Il y a une importance du français, puisqu’il y a une école francophone et quelques-unes d’immersion, en plus des garderies, rappelle l’agent de développement de la Fédération franco-ténoise, Vincent Méreau. Il y aura sûrement des familles de ces jeunes. »
Mais au-delà de l’apprentissage du français, il y a beaucoup plus à cette journée selon l’organisme francophone.
Tout en favorisant l’éducation des enfants à développer toutes les compétences essentielles exigées par le ministère de l’Éducation, la Fédération franco-ténoise souhaite aussi mieux outiller les parents, afin de mieux susciter leur imaginaire.
« À la Fédération, on croit que le parent est le premier éducateur de son enfant, soutient la directrice générale Claire Beaubien. Les deux heures d’activités, c’est un beau prétexte pour encourager que tout se fasse à la maison. »
La directrice ajoute que maintenant, avec Internet, tout est possible pour trouver les outils pour éduquer ses enfants.
« Il n’y a pas de limite, affirme-t-elle. Quotidiennement, on a tous quelque chose à faire individuellement et collectivement. »

Jeunes enfants doués

Tout de même, il y a un constat que les enfants sont de plus en plus doués en bas âge, selon le coordonnateur de l’organisme Jeunesse TNO, Étienne Croteau.
« Je suis souvent surpris par des jeunes, en maternelle, qui savent écrire leur nom, affirme-t-il. Moi à cet âge-là, je n’étais pas encore capable. J’ai fait un exercice avec des enfants où ils devaient identifier des animaux par leur première lettre et ils réussissaient à 85 %. »
C’est ce genre d’activités que veut proposer le coordonnateur lors de la Journée de l’alphabétisation familiale, pour ainsi donner des coups de pouce aux parents, puisque ce genre d’activités peut facilement être fait à la maison.
« Le défi, c’est que les enfants s’en souviennent et que les parents en redemandent », avoue Étienne Croteau.
Jeunesse TNO et la Fédération franco-ténoise soulignent d’ailleurs qu’il existe plusieurs trousses d’apprentissage pour les parents, par exemple sur le site du Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine.
Et il y a, évidemment, les ateliers du samedi 28 janvier au Northern United Place, de 14 h à 16 h, où l’on servira une collation aux familles participantes.
 

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Vers un but commun - 26, janv. 2012

L'Aquilon - il y a 1 heure 37 min

Le Conseil de développement économique des Territoires du Nord-Ouest a reçu, les 23 et 24 janvier au Yellowknife Inn, les principaux acteurs dans le domaine du tourisme, pour discuter des enjeux de chacun.

Pour une première fois, tous les grands acteurs du tourisme dans le Nord ont pu s’asseoir à une même table et expliquer leur propre situation.
Qu’ils soient francophones ou anglophones, ténois, yukonnais ou nunavummiut, chacun a eu la chance d’exprimer sa position sur le tourisme.
Cette rencontre avait pour objectif d’élaborer une planification panterritoriale de promotion touristique du Nord canadien.
Mais pour cela, il fallait que tous ceux présents comprennent bien la réalité de leurs homologues territoriaux.

Yukon

De façon générale, le tourisme au Yukon est seulement saisonnier.
En raison du fait que plus de 75 % de sa population est concentrée dans la capitale, Whitehorse, les enjeux touristiques sont importants.
Contrairement aux autres territoires qui peuvent compter sur quelques collectivités variant de la capitale, le Yukon doit miser sur ses parcs nationaux pour offrir une diversité touristique. Autrement, les visiteurs seraient confinés à Whitehorse.
En raison du fait que les entreprises sont petites, l’importance du forum était de pouvoir mettre sur pied une collaboration, pour mieux se répartir.
« On a souvent les mêmes défis et aussi les mêmes mythes, explique la directrice du secteur de développement économique de l’Association franco-yukonnaise, Sophie Delaigue. Les gens pensent qu’il fait froid, qu’il n’y a rien à faire, qu’on mange mal … »
Et puis il y a la francophonie, qui tient à avoir sa place touristiquement au Yukon.
« On fait le marketing de la même destination, fait valoir Sophie Delaigue. L’objectif, c’est que lorsque du matériel promotionnel est développé en anglais, qu’il le soit aussi en français. »
L’avantage du Yukon, c’est que tout est accessible aisément en voiture puisque tout est relativement à proximité.

Nunavut

De l’autre côté des Territoires du Nord-Ouest se trouve le Nunavut, qui par sa géographie et son historique, est un peu à l’opposé du Yukon.
Pour la plupart des endroits touristiques, il est impossible d’y accéder en voiture, puisque même la capitale, Iqaluit, est située sur une île.
« Les enjeux au Nunavut, ce sont surtout les coûts phénoménaux pour venir chez nous, explique quant à lui le directeur général du Carrefour Nunavut, Daniel Cuerrier. Il y a aussi un besoin de développer davantage d’infrastructures et un besoin de meilleures formations. »
Alors que le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest font un avancement dans le développement d’infrastructures, le Nunavut, lui, est encore un pas en arrière.
Cela peut s’expliquer par le fait que ce territoire est le dernier né au Canada, fondé en 1999.
« Par voie de conséquence, c’est celui qui a le moins d’expérience, c’est celui qui est le moins développé et c’est celui qui a le moins d’histoire », fait observer Daniel Cuerrier.
Toutefois, par sa jeunesse, le Nunavut peut aussi être garant de solutions, même s’il a besoin des deux autres territoires pour avancer.
« Certainement que le Nunavut a besoin des deux autres, on a tous besoin les uns les autres, analyse le francophone nunavummiut. Mais peut-être que nous sommes dans une situation pour pouvoir inventer de nouvelles solutions ou faire les affaires différemment, ce qui à son tour pourra aider au développement des autres aussi. »
Ainsi, que ce soit à l’intérieur du territoire ou en collaboration avec les deux autres, l’objectif du Nunavut est de réussir à établir une communication efficace.
« On doit établir une communication qui dure dans le temps, pour qu’on ait les moyens de se parler sur une base régulière pour s’échanger nos bons coups et mauvais coups, affirme le directeur. On a besoin d’apprendre à travailler ensemble et ça, on en est, je pense, aux premiers balbutiements. »

Territoires du Nord-Ouest

Pour ce qui est des Territoires du Nord-Ouest, ils se situent, tant par l’emplacement géographique que par la situation, entre les deux autres.
Avec plus de collectivités, les attraits touristiques sont assez variés et les infrastructures sont plus importantes qu’au Nunavut.
Toutefois, l’éloignement entre les principales collectivités rend le transport plus compliqué.
Pour ce qui est du tourisme, les Territoires du Nord-Ouest offrent des activités bien similaires au Nunavut et au Yukon. Les trois territoires misent tous sur l’attraction touristique autour des aurores boréales et font des activités de course de traîneaux à chiens.
« Les entrepreneurs qui s’établissent dans le Nord prennent une décision consciente, croit la présidente de la compagnie Outside the Cube, Dee Enright. Le tourisme peut être prospère ici, mais il requiert un investissement. Et c’est un défi de cette façon. Mais comme tous les gens du Nord sont si inspirés par ce qu’ils ont à offrir et si passionnés, je crois qu’il serait difficile pour eux de les pousser à faire autre chose. »
Et si le tourisme peut être profitable dans le Nord, il ne faut pas non plus reproduire les mêmes efforts ou entrer en compétition.
« Un des points clés des recherches à la base de ce que l’on a appris, met au fait Dee Enright, est que si les touristes visitent un territoire, ils auront plus de chance de visiter les autres par le fait même. »

Voyages nord-sud

Le forum interterritorial sur le développement du tourisme francophone dans le Nord a ainsi permis à tout le monde d’être au même niveau.
Après tout, l’objectif commun aux trois territoires est d’attirer plus de touristes septentrionaux.
« Il y a vraiment un désir de toutes les parties de travailler ensemble sur l’élaboration d’une planification panterritoriale de promotion touristique du Nord canadien, affirme la directrice du Conseil de développement économique des Territoires du Nord-Ouest, Andréanne Laporte. Nos liens vont devenir de plus en plus forts et il va y avoir une cohérence accrue entre les actions de chacun. »
Le déplacement pourrait toutefois être l’un des obstacles qu’auront à surmonter les acteurs du forum puisque les vols se font généralement direction nord-sud plutôt qu’est-ouest.
Les portes d’entrée pour le Nunavut passent par Winnipeg, Toronto et Montréal, alors que celles pour le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest, ce sont Edmonton, Calgary et Vancouver.
Loin encore l’idée d’offrir des voyages d’un bout à l’autre des trois territoires.
« C’est comme si l’on disait que l’on offrait un voyage organisé Terre-Neuve et Colombie-Britannique… nous sommes réellement aussi éloignés, dans le Nord, compare Dee Enright. Les gens oublient cela, ils pensent que le Nord, c’est une seule grande région. Mais le Nord est aussi grand que le Canada. »
À la lumière d’ententes réalisées entre les territoires pour développer un tourisme commun, c’est certainement quelque chose qui reviendra à l’ordre du jour.
D’autres rencontres seront organisées dans le futur pour rediscuter de la situation. La prochaine pourrait très bien avoir lieu lors du rassemblement France-Canada, à Whitehorse, en juin 2012.


 

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