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L'Aquilon
Pis un p’tit avion avec ça! - 02, sept. 2010
il y a 2 heures 20 minEn lisant une partie du rapport de la Fédération canadienne des municipalités sur les infrastructures dans le Nord, rien de vraiment nouveau n’a été révélé. Les infrastructures de toute sorte sont soit dans un piètre état, soit totalement inexistante.
En plus de 20 ans dans le Nord, j’ai vu apparaître la route pavée qui relie Yellowknife au reste du monde. Et encore là, elle n’est terminée que depuis quelques années. Mais je vois aussi de nombreux bouts de route qui sont toujours sans asphalte et je connais de nombreuses collectivités du Nord qui n’ont de route que l’hiver quand on peut en confectionner avec de la glace.
Souvent, dans ces mêmes villages, l’eau potable est d’une qualité douteuse et les maisons regorgent des membres de la famille qui couvrent parfois quatre générations en raison de l’absence de loyers abordables.
Et pour le comble, dans la même année, notre gouvernement fédéral annonce l’octroi de plus de 16 milliards pour s’acheter 65 avions de chasse. Oui, les équipements de nos forces armées sont vétustes, mais la notion de la nécessité que nos forces armées soit à la fine pointe de l’armement pour partir en guerre est elle aussi parfaitement dépassée. Quand on sait que le prix d’un seul de ces appareils permettrait de construire plus de 800 maisons et de les doter d’une bonne source d’eau potable, ça me fait un peu rager.
Non, je ne suis pas étonné de l’absence de vision du fédéral dans le Nord, je crois que c’est une tare qui vient avec le fait que ce sont des politiciens qui en sont en charge. C’est tout.
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Lis ce livre-là, je l’ai vraiment aimé! - 02, sept. 2010
il y a 2 heures 20 minAlpha TNO organise un échange de livres où tout est gratuit.
Vous avez plusieurs livres en français à la maison ou encore vous vous dites que vous n’avez pas assez de bouquins pour passer l’hiver en sol ténois? Ne surfez plus sur Amazone, ne cherchez plus à faire des dons à la bibliothèque municipale, l’organisme Alpha TNO a trouvé une solution à vos maux. Le 11 septembre prochain, la littérature francophone explosera de tout son dynamisme en plein cœur du centre-ville grâce au grand bazar du livre qui aura lieu de 13 h à 17 h au Center Square Mall de Yellowknife.
« Le principe du grand bazar est simple, mentionne la nouvelle coordonnatrice d’Alpha TNO. Si tu as des livres à donner, tu peux venir avec et repartir les mains pleines d’autres livres. Si tu n’as pas de livre francophone, tu peux quand même venir et choisir parmi les centaines de livres qu’il y aura sur place. » Avec cette foire littéraire, Lyne Njoyi organise son premier événement public au sein de l’organisme francophone dont le mandat est de veiller à la promotion de l’alphabétisation et des compétences essentielles chez les francophones et francophiles des TNO. Pour que les gens interagissent davantage, elle a organisé plusieurs activités qui surviendront durant cet après-midi de partage. De 13 h à 14 h ainsi que de 16 h à 17 h se déroulera l’heure du conte. Cette activité assurée par le groupe Franco50TNO permettra à tous, mais surtout aux enfants de se faire conter des histoires à travers la lecture et le jeu des marionnettes. Entre 15 h et 16 h, une halte de restauration et de préservation du livre sera proposée par Eli Purchase, le conservateur du Centre du patrimoine septentrional du Prince de Galles. Lyne Njoyi estime que la conservation qui est l’action de stabiliser l'état d'une œuvre permettant d'éliminer les causes de son altération et de la protéger contre les facteurs nocifs de son milieu est peut-être un peu trop poussée dans le cas d’un simple livre. Mais il est certainement utile de savoir efficacement réparer un roman que l’on affectionne et qui est passé entre les menottes d’un enfant joueur. Il y aura aussi des ateliers de théâtre, du café et des collations pour divertir et retenir les visiteurs, car l’idée de ce grand bazar est bien de créer une plateforme où francophones et francophiles puissent partager leurs coups de cœur, lire les résumés des livres et choisir parmi une vaste diversité de genre et de goût leur future lecture francophone. « Cette plateforme est dirigée vers tous les âges, du livre d’enfant à l’essai philosophique », de souligner Mme Njoyi qui reconnaît que cette idée est venue d’un francophile qui réside à Yellowknife et qui voulait partager plusieurs volumes qui constituent sa bibliothèque. « En France, nous avions de l’espace et une belle bibliothèque fournie, dévoile Jan Larsson, un suédois qui a vécu plus de vingt ans dans les Alpes françaises. Quand nous avons déménagé à Yellowknife, nous nous sommes débarrassés des étagères, mais je ne pouvais pas jeter ces livres-là. On dit qu’un livre doit être lu par au moins trois personnes, alors j’aimerais que ces livres soient lus par d’autres gens. Je veux être présent aussi le 11, car j’aimerais récupérer d’autres livres également, je pense que c’est essentiel de faire cela. »
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Échos des TNO - 02, sept. 2010
il y a 2 heures 20 min
Infrastructures municipales
La Fédération canadiennes des municipalités a rendu public le 31 août un rapport intitulé À l’avant-scène de la Stratégie pour le Nord du Canada. C’est le forum des municipalités nordiques, présidé par le maire de Yellowknife, Gordon Van Tighem, qui a développé ce rapport.
« Le message est clair. Toute l’attention portée sur le Nord est fort appréciée, mais nos communautés n’ont pas les infrastructures nécessaires pour appuyer le Canada dans ses objectifs pour le développement du Nord », a précisé le maire Van Tighem. « Nous demandons qu’ils travaillent avec les leaders du Nord afin d’identifier des objectifs à long terme pour des plans d’infrastructure.»
Le rapport met en évidence l’absence de vision à long terme du gouvernement fédéral dans son approche historique d’investissements dans le Nord.
Fièvre meurtrière chez les bisons
Le laboratoire canadien d’inspection alimentaire, situé à Lethbridge en Alberta, a confirmé, le 31 août, que les carcasses de bison retrouvées en plein Sanctuaire des bisons du Mackenzie étaient décédées de la fièvre charbonneuse (anthrax). Un total de 10 bêtes ont été retrouvées près du lac Mills. La première bête a été retrouvée le 13 août lors d’une opération de routine pour déceler les cas de cette fièvre.
Une équipe du ministère de l’Environnement et des Ressources naturelles a détruit les bêtes en les incinérant et a traité le sol avec des produits stérilisants.
Aucun autre cas n’a été décelé depuis le 22 août.
Par ailleurs, 45 bisons de la harde de wild Hook lake sont décédés de cette maladie plus tôt cette année dans un secteur des basses-terres de la rivière Slave.
Infrastructures récréatives
Le ministre de l'Agence canadienne de développement économique du Nord (CanNor), John Duncan, a annoncé le 29 août dernier que les travaux de rénovation et d'amélioration touchant sept installations récréatives, situées dans différentes localités des Territoires du Nord-Ouest, étaient terminés ou en bonne voie de l'être. Les sept localités en question ont reçu en tout 550 000 $ de CanNor pour améliorer des centres récréatifs, des arénas et des terrains extérieurs. Ces projets ont été rendus possibles grâce au Plan d'action économique du Canada.
Ces travaux comprennent notamment des clôtures de sécurité qui ont été érigées autour des terrains de balle et de basket-ball du centre récréatif d'Edzo, dont la piscine et la toile sont en cours de réparation. De plus, on travaille présentement à ajouter des dispositifs de sécurité à la piscine Ruth Inch de Yellowknife et à réparer l'enveloppe du bâtiment. Notons également l'expansion du sentier Grey Goose, à Deline, et les rénovations éconergétiques du complexe récréatif de Fort Liard. Enfin, l'amélioration des systèmes de chauffage et de climatisation du centre récréatif et communautaire de Fort Smith devrait se terminer d'ici le 31 mars 2011.
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Prudence et ceinture de sécurité - 02, sept. 2010
il y a 2 heures 20 minÀ l’aube de ce long week-end férié du mois de septembre, les conducteurs devront se rappeler de demeurer attentifs et de porter leur ceinture de sécurité s’ils prennent la route, car selon les propos tenus par M. Earl Blacklock, gestionnaire des affaires publiques et des communications du ministère des Transports des Territoires du Nord-Ouest, les conducteurs ténois ont souvent tendance à oublier qu’ils sont au volant…
En 2008 (les résultats de 2009 ne sont encore qu’au stade préliminaire), 22,4 % des accidents ont été causés par un conducteur effectuant une marche arrière non sécuritaire. La perte de contrôle et la vitesse sont arrivées respectivement en 2e et 3e position alors que 10,7 % des accidents étaient reliés à la distraction et l’inattention du conducteur. « Les gens ne portent pas assez attention au fait qu’ils sont en train de conduire », explique M. Blacklock, face aux résultats du rapport sur les faits associés aux collisions routières, produit par le gouvernement en 2008.
Une responsabilité pour tous
Même si les chiffres préliminaires pour le rapport de 2009 tendent à démontrer une baisse des accidents de la route, le planificateur en transport du ministère des Transports des TNO, M. Rob Thom, demeure alerte : les accidents sont toujours nombreux. L’été est la saison la plus fatale en ce qui concerne les accidents de la route, selon les statistiques du ministère des Transports des Territoires du Nord-Ouest.
« En fait, n’importe quelle fin de semaine durant laquelle plus de gens décident de prendre la route devient une fin de semaine représentant plus de danger sur la route », soulève M. Blacklock, devant le fait établi que les périodes les plus dangereuses sur la route aux TNO se trouvent à être en fin d’après-midi et en soirée, les vendredis et samedis. À l’aube de la longue fin de semaine du travail, M. Blacklock insiste qu’il incombe aux conducteurs de demeurer vigilants. « Il n’y a pas que les conducteurs, par contre, qui doivent prendre la responsabilité. Les passagers doivent aussi faire preuve de jugement : si la personne avec qui ils embarquent n’est pas en état, qu’elle a bu ou qu’elle conduit dangereusement, ils doivent refuser de monter à bord », rapporte le gestionnaire. Le ministère des Transports poursuit d’ailleurs toujours sa campagne de sécurité routière Conduis bien en vie! (Drive Alive!), lancée il y a trois ans déjà, aux TNO. « Nous lancerons bientôt une campagne sur le port de la ceinture de sécurité », confie M. Blacklock, celui-ci précise que le ministère améliore sans cesse cette campagne. « Tous les moyens possibles de la faire connaître, nous les avons probablement utilisés! », ajoute-t-il même, en riant.
Petits piétons, attention!
Qui dit rentrée scolaire, dit aussi petits piétons qui se rendent à l’école, selon Earl Blacklock. Le danger d’entrer en collision avec un piéton est nettement plus élevé lorsqu’il fait noir : « Or, durant la majorité de l’année scolaire aux Territoires du Nord-Ouest, les enfants doivent marcher dans la noirceur! », s’exclame-t-il. En 2008, 21 % des piétons impliqués dans un accident de la route étaient âgés de moins de 15 ans. « Les enfants courent souvent pour traverser la rue », explique M. Blacklock, en mettant l’accent sur l’importance pour les enfants de porter des vêtements réfléchissants et de couleurs vives lorsqu’ils marchent. « La plupart des enfants ayant été heurtés par une automobile l’ont été parce qu’ils n’avaient pas été vus du tout », rapporte le gestionnaire.
La campagne Conduis bien en vie! présente d’ailleurs un petit cahier d’activité destiné aux enfants sur le site Web du ministère des Transports, dans la section Information, sous l’onglet « Documents and Publications », afin de les sensibiliser aux réalités routières des TNO. Le cahier, intitulé La Super brigade de la sécurité, est disponible en français et en anglais. En espérant que ces mesures de prévention seront bénéfiques sur ces enfants qui, rendus à l’âge légal de conduire, seront plus vigilants que papa et maman!
Sur ce, bon long week-end et demeurez prudents!
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Échos des TNO - 02, sept. 2010
il y a 2 heures 20 minDu renfort ténois en Colombie-Britannique
Le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest a envoyé 49 personnes de son unité de gestion des incendies, en Colombie-Britannique, dans le cadre de son Entente d’aide mutuelle sur le partage des ressources (EAPR).
Huit équipes de cinq pompiers, ainsi que deux chefs d'équipe, un spécialiste en comportement du feu, deux chefs de groupe, deux représentants gouvernementaux, dont un directeur de la branche des opérations aériennes, fourniront la réponse aux besoins exprimés par la Colombie-Britannique, en ce qui concerne les incendies en forêt. Les équipages, en provenance du Slave Nord, du Slave Sud, et des régions du Deh Cho, devraient être sur place pour les deux prochaines semaines.
L’indice du danger d’incendie en forêt de la Colombie-Britannique est considéré extrême, dans la plupart des régions de la province, en raison des températures plus chaudes que la normale, des vents forts et du faible taux d’humidité. Aux TNO, cet indice se situe présentement à faible étant donné les conditions fraîches et humides que connaissent les territoires en ce moment.
Rapport de 2010 sur le crime organisé
Le service canadien de renseignements criminels (SCRC) a publié son Rapport de 2010 sur le crime organisé, le 20 août dernier à Edmonton.
Le Rapport de 2010 scrute les plus importants marchés criminels du Canada, notamment ceux des stupéfiants et des crimes financiers tel la fraude en valeurs mobilières, qui fait l’objet du Dossier spécial de l’année.
Pour obtenir plus d’information sur le crime organisé au Canada, veuillez consulter le Rapport de 2010 sur le crime organisé du SCRC, à l’adresse : www.srcr.gc.ca.
Accusations pour homicide involontaire
Mark Larson, accusé d’homicide involontaire ayant causé la mort, a été libéré sous caution jusqu’à sa prochaine comparution, en octobre prochain, lors de sa comparution mercredi dernier.
L’homme de 28 ans serait impliqué dans le décès de Brent Darrell Nixon, un homme de 50 ans, à Hay River. Le juge Robert Gorin a libéré M. Larson, en échange d’une caution et de la promesse de se rapporter à la Gendarmerie Royale Canadienne, du lundi au vendredi. Il a aussi été interdit à l’homme de quitter les TNO, de consommer de l’alcool ou de la drogue ainsi que de se retrouver sur les lieux du crime, soit la Légion Royale Canadienne de Hay River. Une interdiction de publication des détails entourant les faits et le procès a été ordonné par le juge Gorin.
Mark Larson sera de retour en Cour le 28 octobre prochain.
« Canoe Days » à Tsiighetchic
Cette fin de semaine, Tsiighetchic présentera son événement les « Canoe Days ». Au programme, courses de canots, show de talents, concours de danse, de gigue et drum dancing!
Pour plus d’informations, (867) 953-3361.
Concours de pêche « Marilyn Sanderson Memorial » à Fort Resolution
Toujours la fin de semaine prochaine, du 27 au 29 août, rendez-vous à Fort Resolution pour le concours de pêche « Marilyn Sanderson Memorial ». Nommé en l’honneur d’une Aînée qui se souciait que les enfants et leurs familles aient une activité commune à partager!
Pour plus d’informations, (867)394-4541
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Passez-moi le micro - 02, sept. 2010
il y a 2 heures 20 minLa dernière pièce qu’il a fait tourner sur les ondes de la radio francophone des territoires était la même que la première il y a quatre ans.
Rudy Desjardins, un tantinet ému en ce vendredi 20 août, écoute la chanson « Dans les yeux de Françoise » d’Antoine Gratton alors qu’il conclut sa dernière émission matinale sur les ondes de Radio Taïga. Après quatre années au service de la radio communautaire basée à Yellowknife, le directeur de la programmation et l’animateur principal de la radio francophone, pars pour d’autres défis radiophoniques. Dès le mois de septembre, il sera le nouvel agent de soutien des radios communautaires du Canada à Ottawa. Ce poste au sein de l’Alliance des radios communautaires (ARC), demandera à Rudy Desjardins d’être connecté avec les 26 radios membres de l’Alliance pour leur fournir de la formation, des conseils et surtout une émission hebdomadaire, le TOP 20 RFA, qui présente les chansons francophones les plus jouées au pays (diffusée le samedi à 14 h sur les ondes du CIVR 103,5 FM).
Pour remplacer son animateur vedette, Radio Taïga a fait appel à Pierre Petiote, un producteur, animateur et coordonnateur d’expérience qui a fait ses armes à Montréal en autres. « Rudy, c’est une grosse pointure, c’est un héros local à Yellowknife, alors j’ai mon niveau de nervosité qui a monté un petit peu avec cette première semaine d’émission », exprime le nouveau directeur de programmation.
Pierre Petiote à l’intention de ne pas modifier la très bonne base sur laquelle la radio repose. « Je vais bâtir sur ce qui a été fait, je vais améliorer ce qui a lieu d’être amélioré. J’ai beaucoup d’expérience sur la formation des bénévoles, sur la création d’émission. Je veux qu’il y ait plus de trafic à la radio et que nos ondes diffusent plusieurs émissions différentes », explique M. Petiote. Ce dernier estime que Radio Taïga est une radio tellement disponible envers sa communauté qu’il va tenter de faire comprendre aux Ténois que c’est leur radio et qu’il est possible d’utiliser plus profondément ce potentiel en gardant en tête que chacun à une histoire à raconter. Il est toutefois conscient de la différence d’environnement qu’il y a avec les marchés du Sud auquel il est habitué de fonctionner. « Le marché est plus petit ici, dans le Sud tu es mis sur une liste d’attente pour pouvoir animer bénévolement une émission », assure-t-il. Rudy Desjardins abonde dans le même sens que son successeur. « Je pense que la force de Pierre sera de compléter ce qui est déjà en place avec une grande expérience de tout ce qui se passe en arrière du micro », de dire celui qui a indéniablement ajouté du contenu à la programmation au cours des dernières années.
Les choses qui changeront au fil des semaines seront surement marquées par la couleur musicale transportée par M. Petiote. Alors qu’il se dit amateur de musique francophone un peu vieillotte voir kitch, l’animateur du matin fera jouer le rock français qu’il affectionne avec des musiques bien rythmées et funky qui stimuleront l’auditeur qui s’en va travailler. Mais économisez votre envie de danser, car l’idée d’instaurer une émission du retour germe déjà dans une nouvelle plage horaire de la Radio taïga.
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Être renseigné, en onze langues! - 02, sept. 2010
il y a 2 heures 20 minLa Commission des droits de la personne des TNO a lancé, mardi dernier, un tout nouveau site Web dans les onze langues officielles des territoires. Une initiative qui donnera un second souffle à la Commission dans cette ère technologique.
« Ça fait plus qu’un an que nous travaillons sur ce site Web », explique Thérèse Boullard, directrice de la Commission. Coordonné par l’agence de communication Kellett Communications, le nouveau site Web a relevé un défi de taille ténois en présentant de l’information dans les onze langues officielles.
« L’élément du site qui comprend des renseignements écrits et en format audio a été long à coordonner », rapporte Mme Boullard. La directrice ajoute que leur site Web précédent n’était pas complet, en raison du fait que la Commission n’a vu le jour qu’en 2004. Mme Boullard raconte qu’il a fallu que beaucoup d’efforts soient déployés afin de le mettre au goût du jour.
« On avait du matériel déjà là, mais on en a aussi beaucoup développé », précise la dame. D’ailleurs, dans sa nouvelle version, le site Web présente une version anglaise et française complète, en plus d’être modernisé et plus accessible. « Pour les langues autochtones, nous avons seulement les informations générales », souligne cependant la directrice, afin de mettre un bémol à toute cette histoire. « On n’a pas pu faire tout le site Web dans les onze langues », déplore-t-elle, évoquant un manque de ressources. « On offre des interprètes [pour les langues autochtones] », soutient Mme Boulard, à l’intention de quiconque voulant porter plainte à ce sujet.
« À ce jour, nous avons des réactions positives parce que nous avons beaucoup plus d’informations disponibles et nous offrons aussi des informations ciblées à certains groupes. Elles sont plus faciles à trouver qu’auparavant », se réjouit la directrice.
Mme Boullard, directrice à la Commission depuis 2004, rappelle que le mandat de la Commission des droits de la personne des TNO est de prévenir la discrimination et d’accompagner les gens dans leur processus de plainte. Sur le site Web français : http://www.droitsdelapersonnetno.com, il est possible de trouver toutes les informations nécessaires quant à la Loi sur les droits de la personne des TNO.
Du 11 au 13 septembre prochain, la Commission sera à Hay River afin de participer à la foire commerciale de Hay River. Elle présentera de l’information bilingue à quiconque s’intéresse à ses droits. De plus, Mme Boullard précise que des ateliers d’une journée sur l’obligation d’adaptation dans le milieu du travail seront donnés aux gens intéressés, en anglais seulement.
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Un kilomètre à la fois - 02, sept. 2010
il y a 2 heures 20 minTout défile
dans l'immobilité
la plus complète.
Normal, c’est moi qui
roule.
Plus vite je pédale,
Plus vite la sérénité tournoie.
Viens le pont
Et je plane
Le sol s’ouvre sous moi
Le ciel au-delà
Et je ne suis qu’un point
Qui file
Rien qu’une fille
à vélo.
Coups d’œil furtifs
vers cet espace étourdissant
suffisent
pour que l'adrénaline parte à la course
et que les pensées s'évaporent…
Seule la crainte de
dégringoler
m'empêche de
m'évaporer moi aussi.
Alors
kilomètreparkilomètre
mon admiration vagabonde
explore
ce vide grandiose
qui pourtant me remplit moi
d’une plénitude qui
éclaire le chaos intérieur.
Un kilomètre à la fois.
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Avant il fallait être criminel, être illégal suffit maintenant - 02, sept. 2010
il y a 2 heures 20 minMettre fin à une location sera bientôt plus facile pour un locateur qui a loué son loyer à un individu qui ne respecte pas la loi.
Au premier septembre 2010, les modifications de la Loi sur la location des locaux d’habitation prendront effets et toucheront tous les locataires et les locateurs des Territoires du Nord-Ouest. Un des changements majeurs réside sur le fait qu’un locataire qui enfreint la loi dans un logement locatif peut voir son bail, sa location se terminer à la demande du locateur. Une répercussion directe de cette modification qui touche l’ensemble des TNO, est que le commerçant illégal d’alcool ne pourra plus tenir office dans son loyer. Avant cette modification, un individu pouvait faire du commerce illicite chez lui, sans se soucier de perdre son logement s’il était dénoncé ou arrêté, le bootlegging n’étant pas un délit criminel, mais seulement une pratique illégale.
Selon le régisseur des TNO, Hal Logsdon, c’est une modification qui affectera plus les collectivités où il y a une restriction ou une prohibition à la consommation, la possession, l’achat, la vente ou au transport des boissons alcoolisées. Cependant, M. Logsdon ne pense pas que ce changement, ou même celui qui le désigne comme l’entité ordonnant l’expulsion d’un locataire, va faire augmenter drastiquement le nombre de locations écourtées. « Les locateurs sont en affaires lorsqu’ils louent leurs habitations, il est souvent préférable pour eux de trouver des solutions avec leurs locataires que de chercher à les expulser. Avant il fallait se présenter devant la Cour suprême des TNO pour avoir un avis d’éviction. Au premier septembre, il en revient à moi, d’ordonner à ce que le shérif aille expulser un locataire qui ne veut pas partir » explique M. Logsdon qui voit en ses nouvelles responsabilités une marque d’indépendance croissante par rapport au gouvernement ténois, dont le ministre de la Justice l’appointe sur appel d’offres tous les trois ans.
Le régisseur des TNO ne peut pas dire si l’ensemble des changements apportés à la réglementation en place depuis 1998, avantage plus les propriétaires ou les locataires. « Nous sommes dans une drôle de circonstance, plaide-t-il, lorsque je présente les modifications aux locateurs, ils disent que c’est clairement un document qui avantage les locataires, et lorsque je le présente à ceux qui louent, ils déclarent que cela à été écrit pour les propriétaires. »
Une chose importante mise en place pour protéger les deux parties d’un contrat de location est l’obligation d’effectuer une inspection initiale et une autre finale pour que le locateur puisse faire une réclamation imputable sur le dépôt de garantît. Auparavant, seule l’inspection initiale était requise.
Une nouveauté demeure également au sujet des chiens, des chats ou autres animaux de compagnie, alors qu’un dépôt pour animal de compagnie peut être exigé par le locateur. Ce dépôt ne peut pas dépasser la moitié d’un mois de loyer et n’est pas cumulable avec le nombre d’animaux détenus par le locataire.
Hal Logsdon est régisseur des TNO depuis douze années. (Photo : Maxence Jaillet)
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Échos des TNO - 02, sept. 2010
il y a 2 heures 20 min
Le Passage du Nord-Ouest libéré
Le Passage du Nord-Ouest est libre de glace. Des images satellitaires prises le 10 août montrent que l'hémisphère ouest de banquise arctique est présentement fondu au-delà du 75e parallèle.
Un couloir maritime est dégagé depuis le détroit de Lancaster jusqu'à l'ouest de l'île de Banks, permettant un transit Europe-Asie via les eaux polaires canadiennes.
Selon la NASA, les six premiers mois de l'année 2010 détiennent le record de chaleur depuis 130 ans.
?
Michael Ignatieff à Iqaluit
De passage dans la capitale du Nunavut, Michael Ignatieff en a profité pour torpiller la politique nordique du Parti conservateur.
En conférence de Presse, le chef de l'opposition officielle à la Chambre des communes a accusé Stephen Harper de ne pas respecter ses engagements dans les dossiers nordiques. Il a noté que les annonces conservatrices en matière d'infrastructures dans le Nord ne sont toujours pas mises en chantier. Il a cité en exemple la construction d'un port en eau profonde au Nunavut.
L'express libéral sera à Yellowknife le 7 septembre prochain. ?
Accusations portées pour le décès de Brent Darrell Nixon
Des accusations ont été portées contre un résident de Hay River, Mark Larkson, âgé de 28 ans, en ce qui concerne le décès de Brent Darrell Nixon. Ce dernier a été retrouvé sans vie, le samedi 14 août dernier, devant la Légion Royale canadienne de Hay River.
Mark Larkson fera face à des accusations pour homicide involontaire. Selon des informations données par le Sergent Wayne Norris à la radio CJCD Mix 100, l'alcool serait en cause dans l'incident. M. Larkson a comparu en Cour, le 18 août dernier. Au moment de mettre sous presse, il était impossible de connaître les détails quant à cette comparution. ?
Le gouvernement du Canada présente des excuses pour la réinstallation de familles inuites dans l'Extrême-Arctique
Le 18 août dernier, l'honorable John Duncan, ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien et interlocuteur fédéral auprès des Métis et des Indiens non inscrits, a présenté des excuses au nom du gouvernement du Canada et de tous les Canadiens pour avoir procédé, dans les années 1950, à la réinstallation d'Inuit originaires d'Inukjuak et de Pond Inlet à Grise Fiord et à Resolute Bay, dans l'Extrême-Arctique, ainsi que pour les difficultés, les souffrances et les pertes qu'ont subies ces gens en raison de la réinstallation.
Les excuses présentées aux familles d'Inukjuak marquent le début d'une série d'événements qui auront lieu au cours de l'année dans le Nord afin de commémorer les sacrifices des personnes réinstallées dans l'Extrême-Arctique.
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Feu de camp sous les lignes - 02, sept. 2010
il y a 2 heures 20 minJe suis indécis à savoir si d’énormes lignes électriques, traversant des kilomètres de taïga encore intacte, sont le prix à payer pour que les TNO prennent leurs responsabilités et se débarrassent des centrales au diesel. Je m’imagine avoir la chance de me promener sur le bras est du Grand lac des Esclaves et que soudain, la ligne d’horizon soit altérée par des lignes à haute tension qui domineraient tous ces chétifs conifères. Je ne serais pas vraiment impressionné, me dis-je. « Je m’en vais au boute du boute et là encore, la civilisation fait main basse sur la nature », raillerais-je. Le soir, au bivouac, en regardant jouer les flammes de mon feu, je penserais à l’empreinte écologique que laisse toute production énergétique. Je me dirais que sans énorme réservoir, le projet d’expansion de la centrale Taltson à peu d’impact sur son site, et que desservir les mines avec une énergie propre est sûrement mieux que de perpétrer l’annuel va-et-vient de 2000 Ice Road Truckers, qui acheminent les réserves de diesel à ces minières incarnant le moteur économique ténois. Et je me rappellerais qu’Hydro-Québec a bien eu l’audace d’utiliser un des joyaux de sa province comme pied-à-terre pour passer ses lignes électriques au dessus du Saint-Laurent. S’il y a de gigantesques pylônes sur l’île d’Orléans pour vendre de l’électricité aux États-Unis, je me demande bien ce qui empêchera les Territoires d’utiliser une partie de leur énorme potentiel hydroélectrique (estimé à 11 000 mégawatts) pour subvenir à leurs besoins ou l'exporter vers les provinces du Sud. D’autant plus que les retombées pourront bénéficier aux collectivités autochtones partenaires dans ces projets d’énergies alternatives. Reste que les communautés doivent être d’accord avec les projets. Dans le cas de la centrale Taltson, il est impératif que la Première nation de Lutsel k’e puisse être satisfaite du tracé. Finalement, les seuls qui verront ces lignes à haute tension seront peut-être ces poissons que je grillerais à la chaleur de mon feu, alors que la voie sous-marine sera choisie pour traverser le bras est afin de rejoindre les mines.
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La télécommunication ténoise - 02, sept. 2010
il y a 2 heures 20 min
Pour la troisième fois en neuf jours, l’entreprise de télécommunication Northwestel a éprouvé des difficultés au sein de son réseau en raison d’un câble de fibre optique endommagé. Mercredi dernier, on annonçait une reprise normale des services.
« Le dommage a été causé par de l’équipement de drillage qui était utilisé le long d’une route, près de Fox Creek, en Alberta », explique Sunny Patch, responsable des communications de l’entreprise. La dame a expliqué que le câble de fibre optique endommagé était le même que celui endommagé à deux reprises, au cours des neuf derniers jours. « Ça n’arrive pas si souvent en temps normal. Par exemple, l’été dernier, ce n’est arrivé que trois fois », explique-t-elle, en ajoutant que les trois fois, il s’agissait de raisons hors du contrôle de l’entreprise (construction routière, incendie de forêt et un incident hors de leur zone opérationnelle). « Cette fois-ci, les trois dommages se sont aussi produits hors de notre zone opérationnelle », affirme-t-elle. Il s’agit d’un câble de fibre optique appartenant à la compagnie albertaine Rolh Geomatics. Celui-ci aurait été endommagé aux environs de 11 h, mardi avant-midi. Une équipe de techniciens a alors été envoyée par Rohl Geomatics, selon un communiqué émis par Northwestel, cette même équipe aurait terminé les réparations à 22 h, la même journée. Pour sa part, la compagnie Northwestel a été en mesure de reconduire une partie de son trafic sur des routes différentes afin de minimiser l’impact de cet incident sur sa clientèle.
Ces incidents ont eu des répercussions sur les services de télécommunication du Yukon, du nord de la Colombie-Britannique et des Territoires du Nord-Ouest. En plus d’un service Internet engorgé, les usagers du Yukon et de la Colombie-Britannique ont eu des difficultés avec le service interurbain les reliant au sud du pays et avec le service de téléphonie cellulaire Bell Mobilité. Aux Territoires du Nord-Ouest, toute la clientèle du service Internet a été touchée par cette congestion et seuls les clients de Bell Mobilité dans le Delta du Mackenzie ont connu les répercussions de l’incident. Le mercredi 18 août, à 8 h, Northwestel annonçait que son service avait repris son cours normal.
Mme Patch demande à tous ceux prévoyant faire de la construction près des routes aux Territoires du Nord-Ouest, dans une zone desservie par Northwestel, de contacter l’entreprise (au numéro sans frais 1-888-768-5377) avant de débuter leurs travaux. « Nous pouvons nous rendre sur place et vérifier qu’aucun dommage ne soit causé à nos câbles », a expliqué la responsable des communications, avant que la ligne cellulaire de notre journaliste soit coupée, cette fois-ci, pour une raison inconnue.
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« Last d’Hay! » - 02, sept. 2010
il y a 2 heures 20 minDernières heures à Hay River et j’ai la tête pleine… pleine de souvenirs, pleine de projets surtout. Je m’appelle Émilie Bergeron, j’ai 19 ans, j’entame un baccalauréat en communications-journalisme à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) le mois prochain.
J’ai occupé le poste de coordonnatrice au camp d’été de l’Association franco-culturelle de Hay River, un emploi qui s’est avéré une totale aventure. Non, quitter mon chez-moi estival n’est pas une fin, c’est une continuité. J’ai pu découvrir cette petite ville, entre autres, à travers les yeux des enfants que j’ai côtoyés durant tout l’été, avec plein des dinosaures, de pirates et mille et une couleurs. Curieusement, j’y ai trouvé une diversité incroyable. Même si je vis en banlieue de Montréal, où il y a toute une diversité culturelle, Hay River a su me surprendre de ce côté. Par l’union de la nature, par des mentalités qui m’ont fait voir certaines choses différemment, par de nouveaux défis, notamment le défi de travailler en français où seulement une minorité le parle. Je réalise à quel point le Canada, maudit que c’est grand! Je crois que j’avais vraiment besoin de venir jusqu’ici pour vraiment en prendre conscience.
Hay River m’a aussi donné encore plus le goût de me perfectionner en photographie… Mc Nally, les chutes, le solstice d’été, la plage, ça regorge de paysages époustouflants! Un de mes meilleurs souvenirs est certainement le Folk on the Rocks à Yellowknife; moi qui suis habituée au festival du genre « Francofolies de Montréal », assister à une grande fête comme ça, mais sur le bord de l’eau et avec plein d’arbres, c’était magique… et je me dois d’ajouter que le Hay Days, c’était formidable aussi et que selon moi, y être bénévole était une super expérience, en plus que c’est certainement un festival qui a de l’avenir! Quitter Hay River et les TNO, c’est une continuité, parce que je m’en vais à Vancouver pour une semaine, ensuite, j’entame mes études et j’ai l’idée d’un voyage au Maroc l’hiver prochain qui me trotte en tête.
Et puis pourquoi pas, j’aimerais voir l’hiver des TNO aussi, et peut-être même passer par le Yukon, qui sait? En tout cas, tout ce que je peux dire pour l’instant c’est : Hay River, tu m’inspires!
Et j’oubliais… À la prochaine chicane!
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« Je suis toujours confiant! » - Mason Bruneau - 02, sept. 2010
il y a 2 heures 20 minMême s’il est arrivé 4e aux Championnats nationaux juniors de judo à Lethbridge, en Alberta, au mois de juillet dernier, Mason Bruneau, un jeune judoka de Hay River, ne se décourage pas. Le jeune homme se dit tout à fait prêt à se lancer dans son nouveau circuit de compétition et d’entraînement pour l’année 2010-2011.
« C’est excellent! Il s’est quand même rendu au national! », s’exclame Mario Desforges, entraîneur à l’Association de judo des Territoires du Nord-Ouest. « Il a réalisé qu’il faut travailler fort », explique l’entraîneur. Ce dernier raconte que Mason a eu à faire face à des adversaires de taille et qu’il a beaucoup appris de cette expérience : « Il a vu que la marge d’erreur est très limitée ».
Arrivé 4e, pas dernier!
Bien qu’il ait espéré monter sur le podium lors de ce championnat, Mason partage qu’il se remet de cette défaite. « J’étais un peu content, je suis au moins arrivé 4e, pas dernier », confie le jeune homme, qui ne nie cependant pas avoir trouvé l’expérience plutôt difficile. « Je me suis bien battu malgré tout », rapporte-t-il. Chose confirmée par son entraîneur, qui s’empresse de préciser que Mason n’était pas très loin du podium : « Ce ne sont pas des grosses victoires! [Celles contre Mason] ».
M. Desforges ajoute que Mason est le seul de son équipe ténoise à avoir remporté un combat. Celui-ci a été exécuté contre un autre jeune ceinture verte (Mason est aussi ceinture verte). Tous les autres combats ont été contre des adversaires détenant des grades plus élevés que le sien. « J’ai parlé avec eux [ses adversaires] et ils faisaient tous du judo depuis huit à dix ans », raconte Mason, qui en fait depuis deux ans seulement. « Ce qu’il faut dire aussi c’est que Mason était le point de mire et que les gens l’attendaient », lance Mario Desforges. Seulement quatre autres judokas combattent dans la même catégorie que Mason, au Canada, et dorénavant, le jeune judoka les connaît!
M. Desforges ajoute notamment que l’expérience de son équipe de judo à Lethbridge a été très enrichissante. « Ils sont jeunes pour leur catégorie d’âge! », soulève l’entraîneur, qui donne son 110 % à faire évoluer ses protégés. « Je ne descends pas seulement pour une compétition, mais aussi pour les camps d’entraînement », explique-t-il, en ajoutant qu’à Lethbridge, les jeunes Ténois ont fait bonne impression. « Mes jeunes souriaient sur le tapis! », raconte M. Desforges.
Selon les prédictions de l’entraîneur, il n’est pas farfelu du tout de penser que Mason se rendra au podium national, cette année. « Il lui reste un bon huit ans de développement [au judo]! », soulève d’ailleurs M. Desforges, qui est déjà très satisfait des deux premières années.
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L’AFCY, plus légère que l’air - 02, sept. 2010
il y a 2 heures 20 minL’Association franco-culturelle de Yellowknife a invité tout le monde à profiter de son ballon de fête.
« C’était un moment historique! », s’esclaffe Georges Lessard, alors qu’il se remémore avoir été le premier ténois à monter à bord de la montgolfière qui a dominé le ciel de Yellowknife durant le festival Miroir sur la francophonie nordique. Le festival, qui s’est déroulé les 14 et 15 août, célébrait la diversité franco-ténoise et souhaitait un joyeux 25e anniversaire à l’Association franco-culturelle de Yellowknife (AFCY). Il est certain que l’immense bannière annonçant le festival et les deux principaux commanditaires ne pouvait trouver meilleur emplacement que sur la première montgolfière à survoler le parc Somba k’e et l’Hôtel de Ville de la capitale territoriale. Tous les yeux étaient rivés sur ce ballon coloré qui entreprenait des ascensions sécurisées de quelques minutes, avec deux ou trois personnes à son bord. « C’est très silencieux, c’est gentil, doux et léger, décrit M. Lessard. C’est inhabituel de voir la ville d’une hauteur comme ça. Et ça ne bouge pas comme dans un avion, tu peux prendre ton temps pour observer la ville. C’est dommage que ça ne dure pas plus longtemps. Mais si la montgolfière revient l’an prochain, je vais monter encore dedans, c’est certain! »
Pendant que certains s’envolaient, l’ambiance sur le parvis de l’Hôtel de Ville battait son plein, avec des ateliers artistiques tenus par des artistes francophones : maquillage, tatouage au henné, tresses africaines, atelier de peinture de poissons et jeux de kermesse en bois de Picardie.
Le premier jour du festival a été rythmé par les contes, les percussions et les chants africains du groupe Makosso village. Le souper proposé aux visiteurs reflétait les saveurs méditerranéennes du sud de la France et un clown parcourait la foule avec un parapluie endimanché de ruban rouge.
Des averses estivales se sont invitées lors du second jour qui soulignait le 15 août : la fête nationale de l’Acadie. Elles ont bien failli transformer la montgolfière en gigantesque « balloune d’eau », mais le souper acadien a finalement eu lieu à l’abri sous des tentes, et le temps sec de Yellowknife a eu raison de l’herbe mouillée qui n’aurait pas permis un entreposage adéquat de la montgolfière qui devait repartir pliée et sèche vers le Québec.
« Les gens ont vite compris que c’était en français, rapporte Marie Coderre, la directrice de l’AFCY. La bannière, les déclarations et les bénévoles ont bien marqué la présence de la diversité francophone. Et je pense qu’on a bien réussi à intégrer toute la communauté de Yellowknife autour de cette célébration. » La directrice estime que 200 personnes ont dégusté les repas servis durant ces deux jours, 150 personnes ont expérimenté un tour de montgolfière et plus de 500 personnes ont visité le site du festival. « Pour moi, mon coup de cœur a été le samedi, avoue-t-elle. Tout était harmonieux, tous les collaborateurs étaient enthousiastes, un conseiller de la ville a fait un discours en français, c’était plein de gens et nos commanditaires ont adoré. C’était un vrai test pour moi », dit-elle, contente d’avoir marqué des points avec les différents joueurs culturels de la ville.
Après ce premier festival Miroir, la directrice insiste sur le côté authentique des francophones qui s’est révélé durant ces célébrations. Les djembés, le côté festif, le retour à l’enfance avec les jeux et les peintures, l’ambiance intime d’un party de cuisine acadien sous la tente… Pour toutes ces raisons, Marie Coderre soutient qu’il faut faire place au changement, vaincre les préjugés et inclure davantage les autres communautés dans les activités culturelles. Pour les prochaines éditions du festival, il faut ainsi s’attendre à ce que plus de personnes puissent se reconnaître dans le reflet de ces festivités.
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Un été à la poursuite de Johnny! - 02, sept. 2010
il y a 2 heures 20 minC’est vendredi dernier, à 16 h, qu’Émilie Bergeron et Désirée Boulanger-Rowe ont salué les enfants du camp d’été francophone de Hay River, pour la dernière fois. Récit d’un été teinté de piraterie!
« C’était vraiment différent de tout ce que j’avais déjà vécu », lance Émilie, animatrice et coordonnatrice du camp de jour. Pour la jeune Québécoise de 19 ans, Hay River lui aura fait vivre une myriade de nouvelles expériences, que ce soit en ce qui a trait à la langue, à son défi de la petite équipe et à toutes les responsabilités qui lui incombaient. « Je ne me suis pas ennuyée! », partage l’animatrice en riant. Sa coéquipière, Désirée Boulanger-Rowe, soutient que ce fut une bonne expérience pour elle. « C’était tellement beau d’être dans la vie de ces jeunes tous les jours de leur été! », dit-elle. Ensemble, les deux filles ont fait connaître un été très dynamique aux petits francophones.
Un rendez-vous anglo-franco!
Pour une première fois, cette année, le camp de jour francophone a rencontré le camp de jour anglophone pour des activités communes. « Pour une première année, c’était vraiment bien! », soutient Émilie. Selon l’animatrice, ce mélange des deux groupes détruit les préjugés, en plus de favoriser l’ouverture d’esprit des gens impliqués. Elle en a profité pour apprendre des mots français aux jeunes anglophones. « Par exemple, quand nous avons joué au bateau pirate, lorsque venait le temps de se crier à l’aide, je l’ai fait dire en français à tout le monde », rapporte l’animatrice francophone. Elle rappelle que ce partenariat a été initié par Meaghan Abbruzzese, l’animatrice du camp de jour anglophone de la ville de Hay River, le Summer Heat Program. « Les gens du Summer Heat Program voulaient se rallier et devenir partenaires avec d’autres programmes afin d’encourager la camaraderie », explique Meaghan. Cette dernière, bien qu’anglophone, est une francophile qui se débrouille très bien avec la langue française. Pour l’année prochaine, Émilie suggère fortement que ce type de rencontre bilingue soit exploité davantage. « Les enfants ont vraiment apprécié et ils étaient enjoués à l’idée de faire des activités avec les autres! », confie Meaghan Abbruzzese.
La piraterie, version Hay River
Johnny le pirate, un personnage mythique, a captivé l’imaginaire des enfants du camp de jour pour une bonne partie de l’été. « Il nous a envoyé une bouteille avec un message », s’exclame Émilie, qui raconte ensuite comment ils ont délivré le pirate du monstre de la Rivière au Foin. Chaque semaine, en reconnaissance de lui avoir sauvé la vie, le pirate a envoyé des défis aux jeunes qui rêvaient de le rencontrer! « Ils ont, au fil des semaines, rencontré toutes sortes de personnages, dont Jessie, la messagère secrète et Johnny le pêcheur », rapporte Émilie. Le pirate du Grand lac des Esclaves s’est finalement pointé le bout du nez à l’avant-dernière semaine du camp de jour. Ce fut un grand moment pour les enfants! Ces derniers l’ont aidé à retrouver ses pépites d’or. Grâce à eux, Johnny le pirate a pu se procurer un nouveau bateau et repartir à la conquête des eaux du Nord. Notre journaliste, Édith Vachon-Raymond, a même partagé avoir aperçu Johnny repartir, le 15 août dernier, sur son navire étincelant, un drapeau acadien hissé si haut qu’on aurait dit qu’il touchait le ciel. On raconte en ville que Johnny remontera tout le Mackenzie afin de rejoindre la mer de Beaufort, il voudrait, apparemment, sauver le passage du Nord-Ouest…
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L’eau, l’énergie, l’indépendance - 02, sept. 2010
il y a 2 heures 20 minLe développement du potentiel hydroélectrique du Nord reste une des solutions les plus efficaces pour résoudre plusieurs problèmes des territoires canadiens.
Les 16 et 17 août derniers, Yellowknife a accueilli le dialogue sur les énergies renouvelables dans le Nord organisé par le Conseil canadien de l'énergie et l'École de l'énergie et de l'environnement du Canada. Une cinquantaine de délégués se sont réunis pour discuter des défis et des occasions liés aux potentiels hydroélectriques, éoliens ou solaires dans les territoires. Représentant les gouvernements territoriaux, des sociétés d’état telles que la Société d’énergie des Territoires du Nord-Ouest ou la Qulliq Energy Power Corp (Nunavut), et le secteur privé, ces délégués se sont plongés dans un sujet qui semble presser du fait qu’en ce 21e siècle, la terre entière se devra de diminuer sa dépendance aux sources d’énergies fossiles.
Commandé l’an passé par le forum des premiers ministres du Nord, un inventaire panterritorial sur les énergies renouvelables est en développement. Une ébauche de cet inventaire exposant les différentes réalités des trois territoires a été présentée durant ce dialogue. Le Yukon se procure au-dessus de 90 % de son énergie grâce à ses installations hydroélectriques et complète sa production énergétique avec l’utilisation du diesel. Les TNO partagent sa production en trois sources principales, l’hydroélectricité (37 %), le gaz naturel (20 %) et le diesel (43 %), alors que le Nunavut n’utilise que du diesel.
Barrages du Nord
Avec le constat du système énergétique actuel, le document se penche sur les différents projets de chacun des territoires : le chauffage solaire, la chaleur résiduelle, la biomasse et les énergies solaire, éolienne, géothermique et marémotrice. Mais que ce soit aux TNO, au Yukon ou au Nunavut, les projets les plus ambitieux, c’est-à-dire ceux qui projettent une production de mégawatts plus importante, avancent tous l’hydroélectricité comme alternative aux centrales électriques alimentées au diesel. Aux TNO, le projet d’expansion de la centrale Taltson, avec son potentiel de 56 mégawatts, doublerait tout bonnement la production hydroélectrique des Territoires.
Pour Jacob Irving, directeur de l’Association canadienne de l’hydroélectricité, il est normal que le potentiel du Nord continue à être exploité. « Les plus grands projets hydroélectriques du pays se situent dans le Nord. Le complexe de la Baie-James, je dirais que c’est dans le Nord, car c’est situé à plus de 400 kilomètres du marché central, Churchil Falls au Labrador, c’est un peu les mêmes distances. Les principaux projets au Manitoba sont aussi situés dans le nord de la province. Beaucoup d’occasions dans le sud du pays ont déjà été développées alors qu’on développe ce qui est le plus facile et le plus proche des centres en premier. Maintenant, beaucoup des projets dont on parle se situent dans le Nord », affirme M. Irving. Ce dernier avance également que le Canada produit l’énergie la plus propre et la plus renouvelable des pays du G8 en raison du fait que 60 % de son électricité provient des centrales hydroélectriques. Le Canada génère 74 000 mégawatts grâce à l’hydroélectricité et Jacob Irving prétend que le pays a le potentiel d’ajouter 164 000 mégawatts à sa production.
Occasions pour les autochtones
Si l’on parle de lacs, de rivières et du Nord, au Canada, on peut sans aucun doute y associer les mots territoires autochtones. Un des conférenciers de ce dialogue a clairement bousculé les assises des fonctionnaires et des représentants des premières nations de l’audience. John Kim Bell, un autochtone, employé de la firme Brookfield, spécialisée dans la production d’énergie renouvelable, ne s’est pas gêné pour exposer sa vision de l’exclusion économique des Premières nations alimentée, par le système des réserves amérindiennes et la Loi sur les Indiens de 1867. Le salut des autochtones canadiens viendra, selon lui, par le biais de leur implication économique dans les projets de production énergétique qui se développent sur leurs terres. Cet investissement serait bénéfique à ces communautés puisque les retombées ne se limiteraient plus à quelques accords de redevances, mais bien à des bénéfices pouvant s’étaler sur plus d’une centaine d’années si l’on tient compte, par exemple, de la longue durée de vie des centrales hydroélectriques. « Pour changer les choses, les autochtones et les gouvernements doivent faire preuve de courage et faire évoluer un système qui a plongé les autochtones dans la dépendance et dans un décalage non pas culturel, mais entrepreneurial », a dénoncé M. Kim Bell. En entrevue, celui qui a réussi à implanter au sein du gouvernement ontarien l’idée du programme de garantie des prêts pour les premières nations ne jure que par ce système pour équilibrer les conditions de vie des autochtones au Canada. « Si l’on permet aux autochtones d’emprunter et d’investir dans le développement énergétique, ils seront proactifs. Les ressources renouvelables, c’est la richesse des terres autochtones. C’est un investissement à long terme qui peut leur permettre de faire partie de la vitalité économique du pays. C’est beaucoup plus sophistiqué qu’un simple chèque qu’ils reçoivent grâce aux traités, c’est un bien qu’ils peuvent faire fructifier. »
Les premières nations ne sont toutefois pas prêtes à tous abandonner pour accéder aux bénéfices du développement économique. Concernant le projet de la centrale Taltson, qui alimenterait les mines de diamants des TNO, dès l’automne 2014, via 700 km de lignes électriques contournant le coté est du Grand lacs des Esclaves, la Commission d’examen conjoint de la Vallée du Mackenzie (CEC) a approuvé le projet, le 6 août 2010, advenant l’implémentation de certaines recommandations, dont la nécessité de s’entendre avec la Première nation déné de Lutsël K’e. Cette dernière s’est catégoriquement opposée au projet, craignant de voir un de ses plus hauts lieux culturels (la rivière Lockhart) traversé par des lignes à hautes tensions. Le CEC a recommandé la mise en place d’un comité pour élaborer un nouveau tracé qui puisse satisfaire les deux parties. Dezé energy corporation, la société qui veut développer ce projet, compte dans ses trois partenaires deux entités autochtones. La NWT Energy Corp,, qui est une filiale de la Société d’énergie des Territoires du Nord-Ouest, est associée avec la Métis Energy Corp. et l’Akaitcho Energy Corp. Son président, Don Balsillie, a été chef de la Première nation Deninu Kue pendant 7 ans. La Première nation Deninu Kue de Fort Résolution et la Première nation déné de Lutsël K’e sont toutes les deux situées dans le grand territoire Akaitcho.
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Un été de rêve - 02, sept. 2010
il y a 2 heures 20 minCertains jeunes francophones de Yellowknife ont passé un été de conte, de plage et de jeux.
Semaine après semaine, le camp de jour de la Garderie Plein Soleil de Yellowknife a fait voyager ses campeurs aux limites de l’imagination. Que ce soit en observant des fourmis, en se déguisant en Petit Chaperon rouge ou en invitant leurs parents à un déjeuner au sirop d’érable, ces enfants francophones ont à chaque fois exploité leur sens du jeu pour passer huit semaines créatives et remplies de plaisir. Pour l’animatrice responsable de cette vingtaine de jeunes, il n’y a rien de compliqué avec les enfants. « On me demande comment on les amuse, les enfants. Pour moi, c’est simple, c’est moi qui m’amuse », déclare Cynthia Durand. Elle explique qu’il faut souvent se rappeler que ce sont des enfants en vacances : la vie est simple et le temps passe comme une ondée ensoleillée. « Je retrouve les jeunes à jouer entre eux, ils ont du plaisir et parfois nous décalons nos activités parce qu’ils sont trop occupés à jouer », décrit l’animatrice.
Alors que le camp se déroulait principalement dans les limites de l’école Allain St-Cyr, ces campeurs et leurs animateurs ont su profiter des attraits de la ville et de leur proximité. La plage, le musée, la forêt ou la piscine, rien n’était trop loin pour satisfaire leur dynamisme.
Zion Naveed estime que ses meilleurs moments étaient quand le groupe est allé visiter la garderie. « J’ai tellement aimé quand on n’a pas pu aller à la plage parce qu’il ne faisait pas beau. On était à la garderie à la plage. J’ai fait un château de sable et les petits l’on brisé, mais j’en ai refait un, c’est ça qui est bien avec les châteaux de sable », explique la fillette de huit ans. Cette habituée du camp d’été se rappelle qu’il y a deux ans, c’était la folie des chenilles quand ils allaient à la plage, cette année elle raconte que ce sont les fourmis qui ont occupé leur curiosité entomologique. « Il ne doit plus y avoir de fourmi dans la cour d’école, rigole Cynthia Durand. Avec les enfants on s’est imaginé notre fourmilière de rêve : avec spa, cinéma maison, chambre à coucher et tout. Et nous avons observé les fourmis, mais il doit y avoir plusieurs colonies différentes dans la cour, car elles se sont toutes entretuées dans le bocal. »
Les contes traditionnels, tels que Pierre et le loup ou Le Petit Chaperon rouge, qui ont monopolisé une semaine à leur tour, ont également stimulé un effet créateur chez les campeurs. Des pièces ont été présentées aux parents ou aux enfants de la garderie francophone, alors qu’à la simple idée de se déguiser, les jeunes ont inventé de nouveaux personnages pour faire jouer tout le monde.
Cette avant-dernière semaine fut consacrée au sirop d’érable : un thème qui a énormément plu à Philippe Mathers, le plus âgé des campeurs. « On fait des crêpes cette semaine pour que nos parents viennent déjeuner avec nous. Je fais des crêpes chez moi et j’aime ça. C’est le thème que je préfère », avoue ce gourmand. L’imagination de Philippe l’a fait incarner plusieurs métiers durant son été. Il a été contremaître de chantier ou pilote d’avion. D’ailleurs, il est heureux d’avoir pu assouvir un de ses passe-temps favoris au camp de jour francophone. Avec dans sa poche, l’horaire d’arrivée et de décollage des vols à l’aéroport de la capitale, il pouvait contempler et discuter avec quelques amis, des Boeing, Airbus et autres modèles traversant le ciel occupé de Yellowknife. « J’aimerais juste avoir un scanneur pour entendre ce qu’ils disent à l’aéroport, les pilotes et les aiguilleurs », rêve-t-il.
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Strahl connaît la musique - 02, sept. 2010
il y a 2 heures 20 minLe mois d’août, la rencontre du caucus conservateur et la tournée canadienne du premier ministre sont des choses que j’attends avec très peu d’anxiété : pourquoi s’en faire? Je sais qu’elles arriveront durant l’été. Cette année, le petit remaniement ministériel qui est survenu durant la rencontre estivale du parti au pouvoir, fait miroiter les territoires avec un peu plus d’intensité que si c’était l’honorable Gerry Ritz, ministre de l’Agriculture, qui quittait son ministère pour s’occuper de l’Immigration. Avec ces changements, peut-être que John Baird, le nouveau leader parlementaire du gouvernement en chambre, qualifié d’ardent défenseur du Parti conservateur par Stephen Harper, arrivera à éviter une élection générale, mais tout compte fait, cela ne démarquerait pas le Nord pour autant, car cette continuité politique toucherait le pays en entier. Non, ce qu’il y a de particulier dans l’arrivée de Chuck Strahl aux commandes du ministère des Transports, de l’Infrastructure et des Collectivités, c’est que le Nord démontre les besoins les plus criants au Canada en matière de développement de sa population. Enfin, j’écris ça, car nos politiciens se drapent de ces images de communautés durables atteintes grâce au développement de leurs infrastructures et de leur économie et qu’ils n’arrêtent pas d’en parler à leurs interlocuteurs fédéraux. La bonne nouvelle c’est que Chuck Strahl a entendu ces violons depuis déjà trois ans. À moins qu’il ne fasse la sourde oreille, le Nord pourrait bénéficier du nouveau mandat du ministre que le chef du gouvernement décrit comme ceci : « Chuck sera appelé à encourager la poursuite de milliers de projets de relance économique à travers le Canada – des projets qui créent des emplois, jettent les bases d’une croissance future et suscitent un nouvel espoir chez les travailleurs canadiens. Son jugement sûr sera un atout de taille pour relever ce nouveau défi. » Maintenant, il reste à savoir quelle croissance sera mise en action, celle que souhaitent les résidents du Nord, ou celle que les Conservateurs jugent bénéfique.
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Au creux de cette Vie - 02, sept. 2010
il y a 2 heures 20 minEt moi,
où suis-je dans tout ça?
Quelle est ma
place dans ce Monde
gros comme
le Ciel le Vent la Mer.
Ce monde qui s'étend
plus loin que mes pensées
Où des gens souffrent
oiseaux s’envolent
rires résonnent.
La Misère l'Amour
le Pouvoir l’Imagination
se côtoient, se brouillent, s'entre-tuent.
Quelle est ma place
au creux de cette Vie
dans le berceau de la Terre?
Et qu’existons-nous pour
faire, sinon pour
s’aimer les uns les autres?
Sinon pour se prendre la
main et marcher
se prendre la
main et avancer au-delà de
Demain,
le visage tourné vers le Soleil?
Et qu’existons-nous pour voir
sinon la feuille d’un arbre
l’aile d’un papillon,
le sommet d’une montagne?
Sommes-nous plantés ici
tout simplement pour
Exister?
Pour suffire à nos besoins
et seulement les nôtres?
J’existe.
Je suis.
J’ai une place dans ce Monde.
Je vis pour la Vie
Pour le sourire de mon frère
chanson d’amour
goutte de pluie sur mon front
carotte de mon potager
vent glacé du Nord
Pour la paix intérieure
Qui accompagne une bonne action.
Et moi, j’ai une place dans tout cela.
Cinq dollars de ma poche
donnés aux sans-abris.
Une graine plantée dans un jardin.
Ce sont des parcelles de
mon Existence, des atomes de l’Infini.
Alors,
J’existe.
Et toi, as-tu déjà contemplé le
Pourquoi de ta propre
Existence?
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