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Nouvelles 5 mai 2010
Les organismes de santé en français du Canada convergent à Yellowknife
Les principaux organismes de promotion de la santé en français d’un bout à l’autre du pays étaient réunis à Yellowknife les 3, 4 et 5 mai, à l’occasion de la rencontre annuelle de la table des directions générales de la Société santé en français (SSF).
En manchettes: Le GTNO inquiet des réformes réglementaires; Déversement pétrolier aux USA : bon pour le Nord?; La rue principale de N’Dilo pavée en 2012
« Pour la Société santé en français, c’est une première, commente la directrice générale de l’organisme, Claudine Côté. Nous n’avons jamais tenu de rencontre au nord du soixantième parallèle. »
Au terme de la rencontre, la directrice affirme avoir été épatée par l’accueil qu’ils ont reçu à Yellowknife et par la qualité des intervenants qui ont fait des présentations à la réunion. Les questions des soins de santé en région éloignée et de la santé des autochtones ont notamment été abordées par les présentateurs.
Devant composer avec des réalités diverses selon la situation particulière de chacun des dix-sept communautés membres de la SSF, l’organisme s’efforce de promouvoir les services de santé en français en tenant compte des besoins particuliers. Un objectif qui, pour la directrice générale Claudine Côté relève d’abord et avant tout de la compassion et de la dignité humaine.
« Tout le monde sait que lorsqu’on souffre, on est très vulnérable, explique Claudine Côté. Et quand on souffre et qu’on est vulnérable on veut d’exprimer dans la langue avec laquelle on se sent le plus confortable. C’est une question d’équité au niveau des services de penser que l’on peut aller chercher de l’aide dans la langue de son choix. »
Pour sa part, le coordonateur du Réseau TNO Santé, Jean de Dieu Tuyishime, qui promeut les services de santé en français aux Territoires du Nord-Ouest, constate une nette amélioration des services et de l’attitude des autorités concernées depuis la création de l’organisme territorial, il y a cinq ans.
« Il y a beaucoup d’efforts qui sont déployés du côté gouvernemental et du côté des établissements de santé, dit-il. On voit qu’il y a une très grande volonté d’offrir des services en français. »
Cependant certains défi demeurent à relever, note Tuyishime. « Bien sûr, il y a un très très grand problème, commente le coordonateur, et ce n’est pas unique aux Territoires du Nord-Ouest, c’est l’enjeu des ressources humaines bilingues capables de fournir les services. »
Selon Jean de Dieu Tuyishime, il est préférable de faire affaire avec des professionnels de la santé qui s’expriment dans notre langue, plutôt que de recourir au service d’un interprète, mais cette option n’est pas toujours disponible aux TNO.
Les priorités d’action ciblée par la FSS pour les prochaines années sont les soins destinés à la petite enfance, aux jeunes et aux aînés, de même que la santé mentale.
Le GTNO inquiet des réformes réglementaires
Le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest se montre inquiet du plan de réforme du régime réglementaire nordique annoncé lundi par le fédéral.
En entrevue avec la station CJCD, le vice-premier ministre des TNO, Michael Miltenberger, affirme qu’il sera difficile de réduire le nombre d’agences de réglementation sans renégocier les ententes de revendications territoriales qui les ont créés, une boîte de pandore que le gouvernement territorial préférerait garder scellée.
Miltenberger estime qu’il serait plus efficace de déléguer l’administration des agences au gouvernement territorial.
Le sénateur Nick Sibbeston, qui représente les TNO, a la chambre haute, affirme pour sa part appuyer la réforme et pense qu’il est possible de rendre le système réglementaire plus efficace sans rouvrir les ententes de revendication territorial. Il a mandaté l’écologiste Jamie Bastedo pour produire un mémoire qui sera présenté aux ministère des Affaires indiennes et du Nord.
Lors de l’annonce du plan de réforme, le ministre des Affaires indiennes et du Nord, Chuck Strahl, a indiqué que l’intention du gouvernement était de respecter les ententes de revendications territoriales. Mais des groupes autochtones, dont le Conseil tribal gwic'in, ont tout de suite vu dans la proposition fédérale une occasion de renégocier des ententes.
Le gouvernement a nommé un négociateur en chef pour rencontrer le gouvernemnet territorial et les groupes autochtones cet été. Onze millions de dollars sont engagés par le fédéral dans la réforme réglementaire aux Territoires du Nord-Ouest.
Déversement pétrolier aux USA : bon pour le Nord?
Le ministre de l’Industrie des TNO, Bob McLeod, pense que la catastrophe écologique qui se déroule toujours en Louisiane pourrait avoir un impact positif sur l’économie des Territoires du Nord-Ouest.
En entrevue à la chaîne CBC North, le ministre, qui se trouve présentement au Texas où il prend part à une foire pétrolière, a indiqué que le déversement pétrolier pourrait convaincre des investisseurs de se tourner vers d’autres formes d’énergie moins polluantes comme le gaz naturel. qui se trouve en abondance dans le delta du Mackenzie et dans la mer de beaufort.
Mais tous ne partagent pas l'optimisme du ministre McLeod. Hier, le chef néo-démocrate Jack Layton a réclamé un débat d’urgence pour réglementer le forage pétrolier et gazier dans cette même mer de Beaufort. Selon le parti de gauche, sans une réglementation adéquate un désastre pourrait survenir dans l’océan arctique canadien, quand l’exploitation des gisements sera lancée.
Pour leur part, des compagnies pétrolières actives dans la mer de Beaufort, dont British petroleum et Exxon, ont réclamé cette semaine un allégement de la réglementation environnementale dans l’Arctique.
L’Office nationale de l’énergie doit tenir des audience sur la questions ces prochains mois. Un arrêt est prévu à Inuvik en juin.
La rue principale de N’Dilo pavée en 2012
D’ici trois ans, on pourra aller d’un bout à l’autre de l’île Latham en restant sur le tarmac. Des travaux seront lancés en 2012 pour paver la route Sikeya Tili, la principale artère de la communauté dénée de N’Dilo.
La municipalité de Yellowknife et les Premières nations dénées Yellowknives se partageront à parts égales la facture des travaux.
Ces dix prochaines années, la municipalité de Yellowknife prévoit dépenser 34 millions de dollars pour la réfection et le pavage des routes de la capitales.
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