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Nouvelles 5 juillet 2010
Les armateurs lèvent le nez sur le Passage du Nord-Ouest
Les entreprises de transport maritime ne seraient pas particulièrement intéressées par le Passage du Nord-Ouest. Selon une recherche menée par un chercheur de l’Université Laval, la majorité des transporteurs maritimes n’ont pas en ce moment l’ambition de naviguer dans le Nord.
En manchettes : BP dans l’arctique cet automne ? ;Déversement dans Kam Lake; N'Dilo bétonnée en 2011;10 mois de prison pour le pédophile fugitif;Épidémie d’anthrax chez les bisons; Noyade à Dettah; Corps trouvé à Fort Simpson; Le bateau de secours s'échoue
En 2008, Frédéric Lasserre, un chercheur en géo-politique de l’Arctique, a contacté 125 sociétés de l'Asie, de l'Europe et de l'Amérique du Nord. Il a obtenu des réponses de 34 entreprises, lesquelles représentaient 62 % du marché du transport maritime. Seulement 11 de ces entreprises ont exprimé un intérêt pour de l'expédition par le passage du Nord-Ouest.
L'été dernier, au terme d'un deuxième sondage, le professeur Lasserre a obtenu des résultats similaires à ceux de sa première recherche. Ce deuxième sondage démontre réticence à l'égard du passage du Nord-Ouest est plus importante au sein d'entreprises spécialisées dans l'expédition de conteneurs, soit le plus important secteur du marché. Seulement six sociétés d'expédition de conteneurs sur 46 prendraient en considération l'idée d'une route passant par l'Arctique, selon ce sondage.
Le chercheur affirme que l’Arctique en dépit de la fonte des glaces, demeure une mer imprévisible et ne sera jamais une voie navigable importante. Il explique que la durée variable de la période de navigation est un irritant trop important pour une industrie pour laquelle la ponctualité est une valeur clef.
Frédéric Lasserre note toutefois que le traffic maritime est d'ores et déjà en croissance dans l'Arctique, mais qu'il s'agit surtout de vaisseaux de croisière et de bateaux de transport locaux.
Écoutez l'entrevue avec Frédéric Lasserre.
BP dans l’arctique cet automne ?
British Petroleum, la compagnie responsable du déversement de pétrole dans le golfe du Mexique pourrait forer dans la mer de Beaufort dès cet automne, selon ce que rapporte le quotidien La Presse.
Malgré le moratoire imposé par le président Barack Obama sur les forages en mer, BP pourrait procéder en raison d’une île artificielle qu’elle possède à 5 km au large des côtes de l’Alaska. Le moratoire imposé par l’administration Obama empêche tout forage en mer alors que ce dernier serait plutôt vu comme un puits terrestres puisqu’il est sur une ile.
Les partis d’opposition à Ottawa ont pressé le gouvernement Harper d’intervenir de tout urgence pour interdire le forage qui se ferait dans une zone litigieuse entre le Canada et les États-Unis concernant la frontière en mer entre l’Alaska et le Yukon.
British Petroleum prévoit forer 3,2 km sous la mer et ensuite entre 9 et 12 km horizontalement pour accéder à une réserve de 100 millions de barils de pétrole. La technique utilisée serait relativement nouvelle et comporterait des risques selon des experts.
La mer de Beaufort borde l’Alaska, le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest sur une superficie de 45 000 km2.
Déversement dans Kam Lake
Un déversement de gaz à eu lieu dans le lac Kam la fin de semaine dernière. Des responsables du ministère de l’Environnement et des ressources naturelles ont été appelés sur la scène pour évaluer l’ampleur des dégâts. La quantité d’essence n’est pas connue mais on estime qu’elle n’est pas importante.
Des barrières flottantes ont été installées pour contenir le déversement et un échantillon a été envoyé en laboratoire pour des études.
Le ministère est toujours à la recherche de la source du déversement. Toute personne détenant des renseignements est invitée à communiquer avec le ministère de l’environnement et des ressources naturelles.
N'Dilo bétonnée en 2011
La route sera finalement pavée dans la communauté Déné Yellowknifes de N’Dilo!
La ville de Yellowknife et la communauté se sont entendus pour dépenser 1,4 millions $ au cours des trois prochaines années pour paver le tracé principal. Le maire de Yellowknife Gordon Van Tighem et le chef des Yellowknives Déné Ted Tsetta sont d’accord pour dire qu’il s’agit d’un accord historique qui rapproche les deux groupes.
Plusieurs années ont été nécessaires afin d’en arriver à un accord puisque le ministère fédéral des Affaires indiennes et du Nord est responsable des infrastructures dans les communautés autochtones du pays.
Tsetta entend continuer de travailler étroitement avec la ville de Yellowknife notamment pour définir les limites de la ville dans la vieille ville.
La route sera asphaltée en 2011.
10 mois de prison pour le pédophile fugitif
Un homme de 48 ans de Yellowknife a reçu une sentence de 10 mois de prison pour avoir été en possession de pornographie juvénile.
Robert MacMullen avait été accusé après la découverte de six photos imprimées d’enfants nus ainsi que de 1000 images de pornographie juvénile sur son ordinateur.
L’homme avait défrayé les manchettes nationales lorsqu’après avoir été accusé, il s’était envolé vers Halifax en Nouvelle-Écosse. Il s’était rendu dans un détachement de la GRC pour obtenir une vérification judiciaire afin d’avoir un emploi. MacMullen sera en probation durant deux ans durant lesquelles il devra s’abstenir d’utiliser internet.
Épidémie d’anthrax chez les bisons
Les carcasses de sept bisons retrouvés au sud est de Fort Resolution dans le South Slave font craindre une épidémie de fièvre charbonneuse, également appelée anthrax.
Des responsables de la faune au gouvernement des TNO sont sur les lieux pour tenter de contenir l’épidémie. Environ 600 bisons habitent dans la région située à 80 kilomètres au sud est de Fort Resolution.
Les agents s’efforcent pour l’instant de trouver les carcasses et de les désinfectés pour éviter que les autres bisons ne contractent le virus.
La région, accessible par bateau ou par véhicule tout terrain seulement, a été interdite d’accès aux humains. Entre 1962 et 2007, 14 bêtes ont été atteintes de la fièvre charbonneuse dans le parc national Wood Buffalo et les plaines basses de la rivière Slave.
Noyade à Dettah
Un homme de Dettah a perdu la vie jeudi dernier, après que l’embarcation dans laquelle il se trouvait ait chaviré au large de la communauté dénée
Colin Peter King, 44 ans, de Dettah, s’est noyé en début d’après-midi le premier juillet, a-t-on appris de source policière. Vers 14h30 jeudi, la Gendarmerie royale du Canada a reçu le signalement d’une chaloupe en bois qui s’était renversée dans la baie Akaitcho, dans le bras Nord du Grand lac des esclaves.
Une navette de la GRC et un bateau de la réserve de la Garde côtière ont été dépêchés. En plus de la victime, ils ont trouvé deux hommes de Yellowknife de 46 et 62 ans. Ceux-ci ont été transportés à l’hôpital Stanton où ils ont été traités pour des blessures mineures.
Aucun des occupants de la chaloupe ne portait de veste de sauvetage. L’alcool pourrait être en cause.
Corps trouvé à Fort Simpson
La Gendarmerie Royale de Fort Simpson a ouvert une enquête pourélucider la mort d’un homme de 74 ans dont le cadavre a été découvert vendredi sur les rives du fleuve Mackenzie, dans la collectivité du Dehcho. Le corps a été trouvé par un passant vers 9h, vendredi.
Le bateau de secours s'échoue
Dans le delta du fleuve Mackenzie, près de Tuktoyaktuk, un bateau qui venait lui-même à la rescousse d’un couple de kayakiste s’est échoué.
L’histoire commence le 30 juillet en soirée quand la GRC de Tuk reçoit un appel signalant que deux kayakistes en route vers la petite communauté inuvialuite réclamaient une assistance, car un des membres de l’équipée éprouvait des difficultés de santé.
La GRC a alors contacté le voyagiste à qui les kayakistes avaient loué leur équipement. Ce dernier à dépêché un bateau pour les récupérer. Or le lendemain, après avoir secouru les pagayeurs, le bateau a heurté un banc de sable et plusieurs des dix occupants du bateau ont subit des blessures.
La garde côtière et deux agents de la GRC du détachement de Tuktoyaktuk se sont donc, à leur tour, portés à leur secours. Les passagers blessés ont finalement pu été admis au dispensaire de Tuktoyaktuk, le premier juillet en soirée.
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