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Nouvelles 22 juillet 2010
Pro-gaz, les États du Nord-Ouest
Le gaz naturel de l’Arctique était un sujet de discussion fécond lors du récent sommet annuel de la Pacific Northwest Economic Region(PNWER). C’est ce que rapporte le ministre de l’Industrie , du Tourisme et de l’Investissement des TNO, Bob McLeod, qui a pris part aux débats. Il affirme que les projets de gazoduc du Mackenzie et de gazoduc transalaskien intéressent le groupe tout comme les sables bitumineux albertains.
En manchettes : Exploration gazière dans une future aire protégée: les Inuits choqués; Chère l'énergie géothermique, mais ça vaut le coût
« Les membres de la PNWER sont très intéressés par le développement du gaz naturel, parce que les deux pipelines se trouvent dans la région », commente le ministre dans une entrevue accordée au journal L’Aquilon.
Au second jour de la rencontre, le ministre de l’Environnement du Canada, Jim Prentice, a annoncé l’élaboration de nouvelles normes pour les centrales énergétiques qui forceront l’abandon de certaines centrales au charbon au profit du gaz naturel. L’annonce a ravivé la confiance des nombreux partisans des deux gazoducs arctiques qui prenaient par au sommet.
Le ministre de l’Industrie des TNO espère quant à lui que l’initiative contribuera à la stabilité du prix du gaz naturel dont la volatilité qui constitue, selon lui, un important obstacle au développement des ressources nordiques.
« La volatilité des prix est l’enjeu majeur, dit-il. Ça monte; ça baisse. »
Le sommet de la Pacific Northwest Economic Region s’est tenu la fin de semaine dernière à Calgary.
Plus récent membre admis au sein du club, les Territoires du Nord-Ouest ont joint la zone économique qui regroupe les provinces de l’Ouest canadien et les états américains du Nord-Ouest en 2009.
Exploration gazière dans une future aire protégée: les Inuits choqués
Des Inuit sont mécontents suite à la décision du gouvernement fédéral d’aller de l’avant avec l’exploration gazière dans une portion de l’océan arctique candidate au statut d’aire protégée.
Alors que Ressources naturelles du Canada avait annoncé en juin qu'elle renonçait à effectuer des travaux de sondage sismique dans le détroit de Lancaster au nord de l’île de Baffin, on a appris ce jeudi que l’agence gouvernementale ne changerait finalement pas ses plans et comptait toujours procéder à l’exploration.
Avant de procéder aux travaux, le projet doit recevoir l’approbation de l’Institut de recherche du Nunavut. La décision de cette agence est attendue vendredi.
Le détroit de Lancaster est candidat à la dénomination de réserve marine en raison de la qualité exceptionnelle de cet habitat pour les mammifères marins. Il s’agit également d’un important couloir de déplacement des icebergs.
L’Association inuit régionale Qikiqtani dénonce la décision du gouvernement fédéral. L’organisation estime que les travaux vont mettre en péril l’intégrité du site marin. L'exploration est vue comme le premier pas vers de possibles forages gaziers.
Les partisans de l’exploration affirment pour leur part que les résultats des recherches sur le fond marin peuvent être utiles pour les partisans de la protection du détroit.
Chère l'énergie géothermique, mais ça vaut le coût
La construction d’installation géothermique à la mine Con sera beaucoup plus plus coûteuse que prévu mais vaut la peine d'être tentée, selon une étude commanée par la ville de Yellowknife qui vient d'être publiée.
La firme Compass Resources Management estime qu’il pourrait en coûter jusqu’à 61,2 millions de dollars à la ville pour mettre en place le le projet: plus du double plutôt que les 26,5 millions de dollars qui avaient été initialement budgetés par la ville.
Cependant, l’l’étude affirme que la ville jouirait d’une source d’énergie alternative et que les investissements seraient profitables à long terme.
Toujours selon l’étude, environ 39 édifices du centre-ville pourraient être chauffés à l’énergie géothermique, l’équivalent de 52 000 mégawatts ou de 7 millions de litres d’huile à chauffage
Le gouvernement fédéral a déjà promis d’investir entre 10 et 20 millions dans le projet. La ville entend trouver d’autres subventions et mener de nouvelles études de faisabilité.
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