• Cécile Antoine-Meyzonnade

9-1-1, un service en demande

Un an après sa création, le rapport annuel du service d’urgence a été publié.

Depuis le 4 novembre 2019, dans les 33 collectivités, résidents comme visiteurs, ont accès au service d’urgence, le 9-1-1. Une année après sa mise en service, le premier rapport, 2019-2020, a été publié.


Pour débuter ce compte-rendu, la ministre chargée des affaires municipales et communautaires, Paulie Chinna, a présenté ses remerciements aux équipes responsables de sa mise en place.


« Un travail et une collaboration importants ont été mis en place pendant deux ans pour faire du 9-1-1 des TNO une réalité, a-t-elle expliqué. Une nouvelle législation a été instaurée, un centre d’appels d’urgence a été établi, une équipe a été recrutée et entrainée, et le service a été mis en ligne. »

Plus de 6000 appels en 5 mois

Au total, depuis son lancement en novembre 2019 jusqu’au 31 mars (fin de l’année fiscale), le service a enregistré 6322 appels, incluant 4431 appels pour des urgences et 1891 appels de renseignements divers.


Sur l’ensemble des appels la grande majorité (57 %) concerne la GRC et seulement 2 % le service des incendies.


Du côté des couts liés au service, le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest a finalement déboursé « un peu plus de 1,7 million $ », selon le rapport.


5 appels en français

Le service est offert à la fois en anglais et en français, mais également pour les personnes malentendantes. Un service d’interprétation en langues autochtones est également disponible.


Sur la totalité des appels reçus, seulement cinq ont été effectués en français, soit moins de 1 % des appels. Deux autres appels ont été logés en mandarin et ont pu bénéficier d’un service d’interprétation. Aucune autre langue autre que l’anglais n’a été employée auprès du standard.


Naissance au bout du fil

En feuilletant le rapport, une anecdote qualifiée de « très rare » est racontée : au cours d’un appel de service à la fin janvier, un des standardistes a aidé une femme à accoucher au bout du fil. « Je ressens un grand sentiment de fierté après avoir aidé quelqu’un dans un moment stressant de sa vie durant lequel un bébé en bonne santé a vu jour », a déclaré le principal intéressé, Christopher Moore, un diplômé de l’école Allain St-Cyr.