• Thomas Ethier

Appel au vaccin dans les petites collectivités

Face à l’importante éclosion de COVID-19 à Yellowknife, des leadeurs autochtones ont appelé cette semaine les résidents des petites collectivités à se faire vacciner le plus rapidement possible. En parallèle, la semaine aura également été marquée par une réponse jugée encourageante des résidents de Behchokǫ̀, qui se sont fait vacciner en grand nombre cette semaine.


Thomas Ethier

IJL - Réseau.Presse - L’Aquilon


Le gouvernement tłı̨chǫ se réjouit du « grand succès» de la clinique mobile de Behchoko, où 165 doses auraient été injectées en quatre heures, le jeudi 6 mai . Une seconde clinique pour les adultes sera offerte le lundi 10 ma dans la collectivité, «en raison de la demande élevée pour le vaccin», peut-on lire sur la page Facebook du gouvernement tłı̨chǫ. Les jeunes de 12 à 17 ans de Behchoko pourront s’y faire vacciner le mardi 11 mai.


La quantité de vaccin prévue cette semaine pour la collectivité n’aura d’ailleurs pas suffi à répondre à la demande, comme le confirme David Maguire, de l’administration des services de santé et de services sociaux. « Les responsables sur place s’affairent présentement à dresser une liste des personnes souhaitant se faire vacciner au retour de la clinique mobile, afin de prévoir une quantité suffisante de doses », explique-t-il.


Faibles taux de vaccination

Publiées le lundi 3 mai, les statistiques de vaccination des TNO démontrent que 47% des adultes de la région tłı̨chǫ ont obtenu leur première dose, ce qui représente a le plus faible taux de vaccination des TNO. La région est suivie par le Sahtu, où 54% des adultes étaient partiellement vaccinées au moment de publier les dernières statistiques.


Campagne d'incitation à la vaccination du gouvernement tłı̨chǫ. (Courtoisie gouvernement tłı̨chǫ)


Cette semaine, le gouvernement tłı̨chǫ a publié sur les médias sociaux le document « Dix raisons de se faire vacciner contre la COVID-19», qui illustre les divers avantages à atteindre une immunité collective. «Le vaccin nous offre l’espoir de pouvoir reprendre les parties de ‘‘hand games’’ et les danse aux tambours», peut-on lire dans le message accompagnant la publication.


Un appel à tous

Le chef national Déné, Norman Yakeleya, a joint sa voix aux efforts de sensibilisation de ses homologues. Dans une conférence cde presse, le 7 mai, le chef déné a encouragé les résidents des collectivités à participer aux efforts d’immunisation collective de leur région. «La seule façon que nous avons de nous protéger, c’est de faire entrer le vaccin dans nos collectivités, particulièrement celles qui hésitent encore entre se faire vacciner, ou non» a-t-il déclaré.


«Cette année marquera les célébrations des 100 ans de la signature du Traité 11. C’est également le printemps, vous voudrez sortir et visiter des gens, a-t-il poursuivi. Nous devons nous faire vacciner pour célébrer et nous rassembler.» Norman Yakeleya souligne l’importance d’obtenir un taux de vaccination de plus de 80% dans les collectivités.

D’après le chef Yakeleya, nombre de raisons expliquent l’hésitation des collectivités à se faire vacciner, notamment une mauvaise compréhension, un manque de confiance envers le gouvernement, mais également les appréhensions provoquées par des évènements historiques marquants.


M. Yakeleya évoque l’épidémie de grippe espagnole de 1928. « Comme le disait ma grand-mère, les gens tombaient comme des mouches dans les collectivités, a-t-il souligné, en s’adressant aux résidents des collectivités, Les gens mourraient sans comprendre pourquoi, et l’histoire s’est transmise oralement. Aujourd’hui, c’est différent. Il y a des efforts de réconciliations et nous travaillons fort pour faire entendre notre voix. En 1928, nous n’avions pas de voix. »

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