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Beaucoup sur la table pour la FFT

Priorités de la Fédération franco-ténoise pour 2023 ? Renforcer son rôle de leadeur, définir où la communauté francophone se voit dans les cinq prochaines années, brasser la structure organisationnelle de la communauté et obtenir du financement pour le futur centre communautaire.

La maison Laurent Leroux – connu comme la maison bleue – est, depuis 2021, l’entière propriété de la Fédération franco-ténoise. (Crédit photo : Thomas Ethier)


La Fédération franco-ténoise (FFT) attaquera l’année 2023 en travaillant sur un nouveau plan de développement global pour les Franco-Ténois. « Où la communauté francophone des TNO veut-elle être dans les cinq prochaines années ? », résume Audrey Fournier, directrice générale de la FFT, quant à ce que le plan devra cibler. Répondre à cette question est l’une des priorités de la Fédération, présentée lors de sa 44e assemblée générale annuelle qui s’est tenue le 26 novembre dernier à l’hôtel Nova Inn de Yellowknife.


Si une ébauche du plan de développement global a rapidement été élaborée cet automne afin d’obtenir du financement, c’est en janvier que débutera le travail en profondeur. « Des consultations s’en viennent », continue la directrice. Une partie du travail a été réalisée auprès d’organismes et de membres de la communauté pour pondre le premier jet, mais la FFT doit « valider des objectifs, des définitions et sonder la communauté de façon plus large », dit-elle. La Fédération prévoit de terminer le plan avant fin mars.


Une autre priorité de la FFT pour l’année à venir consiste à renforcer son rôle de leadeur et d’être plus présente sur la scène politique. « C’est l’objectif numéro un, mais ça a des ramifications partout, dit Mme Fournier. Il faut être bien connecté sur la communauté, être capable de bien sonder les besoins pour renforcer nos compétences afin d’être stratégique dans nos communications, dans notre travail et notre action politique. » En consolidant son leadeurship, la FFT aspire à une plus grande concertation communautaire.


Un important travail de réflexion, entamé en 2021 sur la structure organisationnelle de la communauté franco-ténoise, a d’ailleurs mis en lumière des problèmes de chevauchement entre le mandat de certains organismes ou encore un besoin tout simple d’une meilleure collaboration. « Ce n’est pas rare qu’il y ait des activités qui tombent en même temps ou alors des activités qui se ressemblent et qui auraient pu être combinées pour sauver des fonds. » La FFT croit qu’il y aura des économies d’échelle, un meilleur partage de l’expertise et des services améliorés en changeant certaines façons de travailler.


Les recommandations élaborées grâce à ce travail de réflexion orienteront les actions de la FFT dans les années à venir.


Jeunesse TNO, par exemple, a pris un tournant depuis. La FFT a transféré cette année le mandat de la jeunesse francophone à l’Association franco-culturelle de Yellowknife et à l’Association franco-ténoise du Sud et de l’Ouest. « À partir d’avril 2023, dit Audrey Fournier, ces deux associations vont non seulement s’entendre sur la gestion du mandat jeunesse, mais faire les demandes de financement et maintenir Jeunesse TNO. Ce sera décentralisé. » La FFT ne tiendra plus qu’un rôle de figurant, car il faut un mandat territorial pour représenter les Territoires du Nord-Ouest dans certaines associations, comme à la Fédération de la jeunesse canadienne-française.


Le travail de réflexion s’étendra jusque dans la structure de gouvernance de la FFT. « Qui pourra être membre, questionne Audrey Fournier. Est-ce qu’on veut garder les membres individuels ? Est-ce qu’on veut uniquement des membres corporatifs ? Ou uniquement des membres individuels ? Et quels membres seront sur le CA ? Il va falloir aller chercher des modèles et analyser les besoins. » La structure sera revisitée avant la prochaine assemblée générale annuelle.


Le projet de construction d’un centre communautaire francophone figure toujours parmi les priorités de la FFT, mais le plan d’affaires doit être revu. Leur demande de financement de 8 370 000 $ a été refusée par Patrimoine Canada début 2022. « Il manquait des éléments aux bailleurs de fonds pour nous accorder le financement, par exemple, sur le modèle de gestion du centre et de la salle polyvalente, explique Audrey Fournier. Le budget, quant à lui, n’était plus réaliste avec la hausse des couts en construction depuis la pandémie. » La FFT planche ainsi sur une nouvelle demande pour assurer la poursuite du projet.


« C’est une opportunité de mieux définir ce qu’on veut, continue la directrice générale. Un tel centre communautaire, c’est vraiment un gros projet, c’est énorme. Il faut que ce soit très bien défini si on ne veut pas échouer par la suite. On peut obtenir le financement pour bâtir, mais il faut aussi rentabiliser le centre à long terme. Il est là, le défi. Tout ça doit être réfléchi, si on veut que le projet soit pérenne. »


L’année 2022 aura, surtout, été une année de transition pour Audrey Fournier. Elle a pris le poste de direction générale en avril, à la suite du départ à la retraite de Linda Bussey. « Il y a eu quatre nouvelles embauches, un départ, beaucoup de roulement, de formation, d’apprentissage », relate Audrey qui se dit fière du travail accompli malgré tous ces bouleversements.

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