• Thomas Ethier

Branlebas de combat à la santé publique

La rentrée, l’automne et une éventuelle seconde vague d’infection approchent à grands pas. La santé publique des TNO s’affaire à accroitre ses effectifs et sa capacité de dépistage, pour mettre en place des mesures viables pour les mois à venir.


Thomas Ethier — IJL — Territoires


En date du 19 aout, les membres de plus de 1 100 foyers étaient en isolement aux TNO, un record depuis l’établissement des règles aux frontières. Malgré l’achalandage accru aux frontières, il n’a pas encore été possible d’augmenter le nombre d’agents qui veillent à assurer que les plans d’isolement sont respectés. Or, le renforcement des ressources de la santé publique serait actuellement traité en priorité.


Comme le souligne l’administratrice en chef de la santé publique, la Dre Kami Kandola, les mesures de santé publique actuelles ont été mises sur pied très rapidement au printemps dernier, pour répondre aux défis immédiats imposés par la COVID-19. On serait présentement en train de consolider ces mesures, qui devront assurer la sécurité des Ténois pour les mois à venir, et ce, dès la rentrée.

Effectifs limités

« Personne n’aurait pu prévoir que la COVID-19 durerait aussi longtemps, et nous approchons de l’automne en plaçant cet enjeu en haute priorité, a affirmé la Dre Kandola en point de presse, le 14 aout. Nous souhaitons embaucher plus d’employés pour faire appliquer les règles, mais également améliorer nos technologies, pour nous ajuster à un besoin croissant. »


Comme l’indique le numéro deux de la santé publique des TNO, Conrad Baetz, l’administration considère actuellement l’embauche d’employés à temps plein dans certains des bureaux régionaux, qui se concentreront spécifiquement sur le respect des arrêtés de santé publique.


Les agents de santé publique des TNO ont maintenant une flotte de véhicules à leur disposition, mais ils demeurent toujours trop peu nombreux pour assurer un suivi serré des individus en auto-isolement dont le nombre s’est décuplé au courant de l’été.

(Photo : Batiste Foisy)


Pour l’instant, en plus de faire un suivi rigoureux des plaintes liées à une infraction aux règles d’isolement, la santé publique en appelle au sens civique des personnes concernées : « Il est important de comprendre que c’est la responsabilité de ces personnes de protéger les gens autour d’elles et de s’assurer de suivre correctement le protocole d’auto-isolement », souligne M. Baetz.


La plus récente personne à avoir reçu une contravention pour avoir désobéi aux arrêtés de santé publique, la treizième depuis la mise en place de l’état d’urgence sanitaire, a été épinglée pour ne pas avoir respecté son plan d’isolement et avoir tenté de se rendre dans un restaurant.


Dans un mémo, l’administration de la santé publique s’indigne d’une pareille témérité : « Bien qu’il soit primordial d’éviter tout type de rencontre en personne et de fréquenter les endroits publics pendant l’auto-isolement, il est particulièrement risqué de fréquenter des lieux où l’on peut s’attendre à voir plusieurs personnes, peut-on lire dans le document. […] Lorsqu’on participe à un rassemblement, il y a toujours le risque de transmettre le virus aux autres personnes présentes, qui pourraient ensuite le transmettre à d’autres personnes, créant ainsi une chaine d’infection qui pourrait devenir très difficile à contrôler. »


Pour l’heure, rien n’indique que le contrevenant ait été porteur du coronavirus.


À l’heure actuelle, les agents affectés à l’application des règles de santé publique liées à la COVID-19 occupent d’autres fonctions en parallèle. Ainsi, en plus de leur rôle d’agent de la santé publique, des agents forestiers, agents de la faune et autres employés du gouvernement doivent également s’acquitter des tâches quotidiennes exigées par leurs bureaux respectifs.

Accroitre la capacité de dépistage

L’administration de la santé publique anticipe également une augmentation accrue des besoins de dépistage. Les systèmes GenXpert et BioFire Diagnostics sont actuellement employés ; un autre système de dépistage est présentement à l’étude et pourrait être bientôt mis à la disposition des Ténois.

« C’est l’une de nos priorités à l’approche de l’automne, de la rentrée scolaire et de la saison de la grippe, indique la Dre Kandola. Nous nous attendons à un accroissement de la demande pour les tests. Nous souhaitons être en mesure de dépister les gens qui ressentent des symptômes, afin qu’ils puissent retourner à l’école ou au travail le plus rapidement possible, lorsque ce sera possible. »