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Café Emploi à Yellowknife : venir en aide à la pénurie de main-d’œuvre


Le CDÉTNO annonce une nouvelle rencontre entre employeurs et chercheurs d’emploi pour dynamiser le marché du travail local. Ce rendez-vous aura lieu le mercredi 10 avril 2024 de 16 h à 19 h au Diamond Plaza.


Dans une ville confrontée à une pénurie de main-d’œuvre persistante, le Café Emploi se présente comme une initiative précieuse pour rapprocher les employeurs des chercheurs d’emploi. François Afane, directeur général du CDÉTNO, nous éclaire sur les avantages et le fonctionnement de cet évènement qui est devenu une tradition à Yellowknife.


Médias ténois : Quels sont les avantages pour les entreprises et les employeurs locaux de participer au Café Emploi?

François Afane : Les avantages à participer au Café Emploi, c’est que nous sommes dans une ville où il y a une pénurie de main-d’œuvre et il n’y a pas toujours d’occasions pour les employeurs de rencontrer les chercheurs d’emploi. 

Donc, étant donné qu’on est dans un environnement où il y a une pénurie de main-d’œuvre et que les gens ont des défis, le Café Emploi, qui est une tradition depuis très longtemps, est l’opportunité qui permet aux employeurs et aux chercheurs d’emploi de se rencontrer, de réseauter et de voir les opportunités qui existent. Et de faire ressortir un peu le marché caché de l’emploi.


Mt : Vu les expériences précédentes, quelles sont les principales industries représentées là-dedans? Ce sont les mines, le tourisme...?

FA : Ça dépend des années et ça dépend des besoins. Il y a des années où on a tout le monde présent : le gouvernement, les mines, la logistique, le transport, la sécurité, les domaines techniques. 

On a des gens qui cherchent des mécaniciens. On a les services de vente, les magasins, les restaurants. C’est vraiment diversifié. Ça dépend vraiment d’où se trouve chaque employeur, quels sont les besoins et comment est-ce qu’ils pensent combler les besoins qu’ils aient sur le marché du travail.



(Photo : Denis Lord – Archives Médias ténois)


Mt : Dans quels domaines la pénurie de main-d’œuvre ici à Yellowknife est-elle plus visible, plus grave?

FA : C’est une question vaste, mais je dirais partout. C’est vrai qu’on a eu l’avantage d’un petit afflux de personnes qui sont arrivées en ville comparée aux autres périodes parce qu’on avait des pénuries partout, le monde était désespéré, mais je peux vous dire qu’il y a des gens qui cherchent des mécaniciens, il y a des gens qui cherchent la logistique, dans les ventes, des entrepreneurs qui cherchent des menuisiers, des artisans. La construction cherche. 

On va commencer à travailler sur les routes, il y a des chantiers à faire, il y a des chantiers en ville, des chantiers de construction qui vont partir. Il y a des entreprises qui cherchent 40, 50 personnes. C’est dans tous les domaines. Et en plus, on a éventuellement peut-être des employeurs qui sont hors de Yellowknife, des employeurs des autres régions, Inuvik, Hay River, qui pourraient être présents.


Mt : Pour quelqu’un qui n’a jamais été à un Café Emploi, comment ça se passe? Donc, un travailleur qui veut chercher un nouvel emploi, vous conseillez qu’il aille avec un résumé pour faire des contacts?

FA : Oui. C’est, en même temps, convivial et la vieille école. Convivial parce que ça prend un format où on a des employeurs qui sont venus avec les offres d’emploi, leur logo et tout se fait debout. On ne s’arrête pas, on ne s’assoit pas. Et les personnes font le tour, elles ont l’opportunité de parler aux employeurs, de voir quels sont les besoins, d’écouter et puis de présenter leur CV directement.

Habituellement, l’employeur va envoyer la personne responsable des ressources humaines, donc les gens peuvent embaucher tout de suite sur place! Donc c’est vraiment convivial, mais c’est vieille école parce que c’est votre CV en papier, vous le remettez à l’employeur, vous lui parlez directement et si votre profil intéresse, il vous donne rendez-vous.

On a même comme une des auditions où l’employeur se retient, pendant quelques minutes, fait une autre entrevue un peu plus prolongée et le chercheur d’emploi sort de là avec, déjà, une promesse d’emploi pour venir commencer le travail.

Mt : Pour les personnes en recherche d’emploi aux TNO, mais qui n’ont pas la possibilité d’aller au Café Emploi, qu’est-ce que vous conseillez de faire?

FA : Les offres d’emploi qui vont être présentées ici, certaines vont se retrouver sur notre site Internet. Je conseille qu’ils aillent voir les offres d’emploi et qu’ils postulent, qu’ils envoient leur CV. 


Et puis, nous, on va s’occuper de faire le relai avec les employeurs, de voir si leur profil est intéressant pour les employeurs, s’ils peuvent être considérés. Donc s’ils sont physiquement avec nous à Yellowknife pour participer, ils peuvent parler directement aux employeurs. S’ils ne sont pas en ville et qu’ils sont ailleurs, qu’ils regardent les offres d’emploi et qu’ils postulent.


Mt : Pouvez-vous me parler des situations ou des cas des éditions précédentes où les gens ont effectivement trouvé du travail avec le Café Emploi?

FA : On ne va pas citer les cas, mais oui, on a beaucoup de chercheurs d’emploi qui ont soit changé de carrière, soit se sont trouvés un emploi en parlant directement à des employeurs. En 26 éditions, on en a vu beaucoup de choses. Et je peux vous dire que oui, des gens se sont retrouvés en emploi immédiatement. 

Parce que la particularité, c’est que quand un employeur accepte de venir au Café Emploi, ça veut dire qu’il a déjà des postes ouverts et il est en train de chercher. S’il trouve le bon profil, il embauche tout de suite et le lendemain ou deux jours après, la personne est déjà en emploi.

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