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Changement de propriétaire pour le Book Cellar

Après quatre décennies, la créatrice de la librairie du centre-ville de Yellowknife confie les clés de sa boutique à une de ses anciennes employées, motivée à perpétuer la vision de sa prédécesseure.


La devanture de la librairie Book Cellar, dans le centre-ville de Yellowknife, TNO (Crédit photo : Lambert Baraut-Guinet)


C’est après plusieurs années passées à explorer différents horizons professionnels de la ville de Yellowknife que Jennifer Baerg Steyn a décidé de se lancer dans l’acquisition de la librairie The Book Cellar.


D’abord répartitrice sur les routes de glaces, puis employée de librairie (au Book Cellar) avant d’occuper un poste au gouvernement des TNO, c’est la survenue de la crise COVID-19 qui rebat les cartes.


Motivée, dans un premier temps, à l’idée de reprendre une formation universitaire, c’est vers la librairie où elle avait travaillé quelques années plutôt que son attention finit par se tourner. La transition prendra plus d’un an, et ce n’est qu’en novembre dernier qu’elle peut enfin quitter son emploi au gouvernement pour se consacrer à la reprise et au développement de son activité.


Elle l’annonce d’entrée de jeu : « la majorité des changements ne seront que cosmétiques, je souhaite prendre le temps d’analyser ce que souhaite la communauté, plutôt que faire des changements radicaux ».


Baerg Steyn n’oublie pas, dans sa démarche, une communauté française dont elle admet recevoir de plus en plus de demandes. Elle reconnait également avoir du mal à satisfaire ces demandes, notamment à cause de difficultés à trouver des traductions de bon niveau et à gérer les relations avec la chaine francophone du livre.


« C’est difficile d’avoir du bon matériel en français, et l’industrie de l’édition en français est un challenge pour nous. Les principaux retours que j’ai, notamment sur les réseaux sociaux, montrent que les gens veulent de plus en plus de livres en français, surtout pour les adultes et pas seulement pour les enfants ».


Elle admet notamment avoir fort à faire concernant la qualité des contenus francophones et des objectifs à mettre en œuvre pour satisfaire une communauté de plus en plus présente et demandeuse.


« C’est un travail en cours, et nous allons mesurer notre succès à faire croitre cet aspect et utiliser les ressources que nous avons en ville, car je ne suis pas bilingue et c’est une difficulté que nous avons pour savoir si les contenus sont au niveau d’un lecteur francophone. Parfois également les traductions ne sont pas assez bonnes. Restent également les relations avec les maisons d’édition et les distributeurs francophones, qui ne sont pas faciles non plus ».


La nouvelle propriétaire invite donc les membres de la communauté francophone à faire part de leurs observations, retours ou idées à mettre en place pour développer l’accès à la littérature francophone aux TNO.


« J’aimerais que les membres de la communauté francophone me donnent leurs feedbacks précisément sur ce qu’ils veulent. Je pense que notre défi, c’est de faire en sorte que nos clients soient assez en confiance pour nous faire des retours directement ».


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