• Instagram
  • Facebook
  • Twitter

COVID-19 : Les TNO en transition

La santé publique des TNO serait présentement en phase transitoire vers une levée, dans les prochains mois, de l’état d’urgence sanitaire. C’est ce qu’a indiqué la ministre de la Santé et des Services sociaux, Julie Green, le 26 janvier en conférence de presse. Alors que le territoire subit toujours la vague Omicron, les efforts sont aujourd’hui dirigés vers la hausse du taux d’immunisation des jeunes de 5 à 11 ans.


Le GTNO a dévoilé ce mercredi trois nouveaux outils promotionnels qui s’adressent spécialement aux jeunes, dans le but de les familiariser avec le vaccin et leur en expliquer l’importance. À l’heure actuelle, 57 % des jeunes de 5 à 11 ans ont reçu une première dose.


« Nous faisons aujourd’hui face au défi d’apprendre à vivre avec la COVID-19 tout en diminuant notre dépendance aux mesures sanitaires, a indiqué l’administrateur en chef de la santé publique par intérim, Dr André Corriveau. Ceci implique d’atteindre le plus haut taux possible d’immunisation, et de continuer à protéger les plus vulnérables dans les collectivités. »


Alors que la courbe d’infection liée au variant Omicron pourrait atteindre son sommet dans les prochains jours, le système de soins de santé du territoire ne serait pas au bout de ses peines, selon la directrice médicale territoriale, Dre AnneMarie Pegg. « Nous n’avons pas encore atteint le sommet en matière d’impacts sur notre système, a-t-elle affirmé. Notre système de soins primaires et d’urgences est surchargé. »


Un printemps sans restrictions ?


La ministre Green a par ailleurs affirmé que la levée de l’état d’urgence sanitaire, en place depuis le printemps 2020, était « prévue pour ce printemps ». Des démarches seraient en cours pour transférer les services offerts depuis 2020 par le Secrétariat de coordination pour la COVID-19, vers le ministère de la Santé et des Services sociaux, qui prendrait en charge les ressources et le personnel nécessaires à la gestion de futures éclosions de COVID-19.


La ministre a également indiqué que la réouverture des frontières aux voyageurs de plaisance est à l’agenda de l’administratrice en chef de la Santé publique, Dre Kami Kandola, et pourrait survenir dans les prochains mois. Cette levée aurait été considérée pour décembre 2021, puis reportée avec la propagation du variant Omicron.


Nécessaire retour en classe


Malgré que les Territoires traversent présentement la plus importante éclosion de COVID-19 depuis le début de la pandémie, le Dr Corriveau a insisté sur l’importance du retour en classe, lundi dernier, pour le bienêtre des élèves. « Plusieurs évidences démontrent que de continuer à imposer l’école à distance et à priver les jeunes de l’appui offert dans l’environnement scolaire, a des effets néfastes considérables », a-t-il souligné.


« D’un point de vue de santé publique, les bénéfices liés à l’apprentissage en classe dépassent largement les risques minimes d’infections à la COVID-19, a ajouté Dre Corriveau. Les évidences démontrent aujourd’hui que les infections chez les jeunes ont lieu à la maison où ailleurs que dans un environnement scolaire structuré ». Il rappelle que plusieurs mesures, éprouvées depuis le début de la pandémie, sont en place dans les écoles pour éviter la transmission du virus aux élèves et au personnel.