• Thomas Ethier

Des agents anti-pandémie déployés à travers les TNO

Dans les prochains jours, l’administration de la santé publique compte rendre les rassemblements illégaux.


Un « groupe de travail » — c’est-à-dire une sorte de police spéciale de la pandémie — a été mis en place pour faire respecter les arrêtés de la Santé publique. La ministre de la Santé et des Services sociaux, Diane Thom, en a fait l’annonce le 8 avril en conférence de presse.


Conrad Baetz est nommé sous-administrateur en chef de la santé publique. Il sera chargé de faire appliquer les lois spéciales mises en place pour limiter la propagation de la pandémie. (Photo: capture d'écran)


Une trentaine d’agents issus de différents ministères seront nommés à travers le territoire pour faire appliquer les règles émises par l’administration de la santé publique. Ils agiront sous la direction de Conrad Baetz, nommé sous-administrateur en chef. « Il sera mon bras droit », a indiqué l’administratrice en chef de la santé publique, la Dre Kami Kandola.


« Si vous désobéissez aux ordonnances de l’administratrice en chef de la santé publique,

nous sévirons », a mis en garde la ministre Diane Thom.

La ministre de la Santé, Diane Thom. (Photo: capture d'écran)


Ces agents seront facilement identifiables et auront l’autorité et les outils nécessaires pour faire appliquer les règles émises par l’Administration de la santé publique. Ils pourront notamment émettre des avertissements et distribuer des constats d’infraction.


Les rassemblements bientôt interdits

La Dre Kandola, a également annoncé qu’un nouvel arrêté concernant les rassemblements est en préparation, et sera dévoilé dans les prochains jours.


Lorsque cette disposition sera en place, organiser ou participer à des rassemblements pourrait être passible d’une amende pouvant atteindre 10 000 $, ou d’une peine maximale de six mois d’emprisonnement. À l’heure actuelle, les rassemblements ne sont pas encore passibles de sanctions.



Une conférence de presse pour annoncer les nouveaux arrêtés doit avoir lieu en après-midi, le 10 avril.


Selon La Dre Kandola, le déploiement du groupe de travail représente une réponse directe aux préoccupations exprimées par les gouvernements des collectivités, joints par discussion téléphonique sur une base hebdomadaire. Plusieurs préoccupations ont été exprimées quant à l’application des règles émises par l’administration de la santé publique.



« L’application des règles était l’une de nos principales priorités, et l’est encore. C’est un enjeu qui a été soulevé par les élus et par plusieurs résidents inquiets. Nous avons réalisé qu’il fallait élargir notre empreinte dans les TNO », a indiqué la Dre Kandola.


Des infractions signalées par les résidents

Les agents du groupe de travail interviendront en grande partie grâce aux plaintes reçues des résidents, mais ils pourront également intervenir lorsqu’une personne enregistrée à son retour des TNO n’a pas fourni son plan de confinement obligatoire.


Jusqu’à présent, toutes les interventions effectuées par l’administration envers les contrevenants se sont soldées par des avertissements, soit un partage d’information et de la sensibilisation.

En date du 8 avril, la Santé publique avait reçu plus de 180 dénonciations de personnes qui auraient enfreint l’ordre d’isolement. De ce nombre, 16 dénonciations ont été déclarées infondées.


L’adresse courriel protectnwt@gov.nt.ca et la ligne sans frais 1-833-378-8297 sont dédiées au signalement par les résidents des personnes soupçonnées de ne pas se plier aux règles émises par l’Administration de la santé publique.


Le 9 avril, on dénombrait cinq cas avérés de COVID-19 aux TNO, dont une personne ayant

guéri de la maladie. 1 309 résultats de tests de dépistage négatifs ont été reçus, alors que 115 Ténois attendaient leurs résultats.

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