• Thomas Ethier

Julie Green nommée au conseil des ministres

La députée de Yellowknife Centre, Julie Green, a été élue par acclamation ce jeudi 27 aout comme nouvelle membre du conseil des ministres des TNO, en remplacement de la députée de Great Slave, Katrina Nokleby.


Thomas Ethier – IJL – Territoires


Il revient maintenant à la première ministre Caroline Cochrane de lui attribuer un rôle. Cette dernière a annoncé qu’elle procèdera à un remaniement ministériel, en fonction des aptitudes qu’elle a observées au sein de son équipe depuis la mise en marche de son gouvernement.


« Le public manifestera sans doute un certain mécontentement, mais il devra y avoir un remaniement ministériel, a déclaré Mme Cochrane. Ce sera fait en consultation avec tous les ministres. Cette décision relève de mon autorité, mais je tente d’être aussi inclusive que possible dans mon travail. »


Sans s’avancer sur le ministère qu’elle convoite, Mme Green indique que son travail de longue haleine dans les dossiers du développement social en tant que députée pourraient être pris en compte dans la décision de la première ministre.


« Bien sûr, depuis que je travaille au GTNO, j’ai été très active dans le dossier du développement social, incluant l’accès au logement et le système de justice. Or, lorsqu’on est élu au conseil des ministres, nous n’avons pas nécessairement le choix du ministère qui nous est attribué. Je suis certaine qu’il y aura des discussions et qu’on reconnaitra où se trouvent mes forces. », a-t-elle avancé.


Mme Green avait présenté sa candidature à l’automne 2019 pour faire partie du conseil des ministres. Or le nouveau mandat qui lui est confié arrive dans un tout autre contexte, marqué par la pandémie, mais également par les évènements des derniers jours. En effet, plusieurs résidents et certains membres de l’Assemblée ont exprimé leur mécontentement quant à l’opacité du processus entourant la révocation des portefeuilles de la ministre Katrina Nokleby.


« Il y a une énorme division dans cette chambre, alimentée autant en chambre que parmi le public, a indiqué Julie Green, en parlant entre autres des nombreuses réactions observées sur les médias sociaux. Cette situation qui nous a menés à un point de réelle division. Nous devons cesser maintenant, travailler tous ensemble, et nous réconcilier avec les personnes qui ont été blessées et qui continuent à l’exprimer de différentes façons. »


Steve Norn conteste le processus

Le processus d’élection de la nouvelle ministre aura donné lieu à un nouveau débat en chambre, initié par le député de Tu Nedhé-Wiilideh, Steve Norn. Celui-ci a tenté de faire accepter sa candidature pour accéder au conseil, bien que seuls les quatre députés de Yellowknife y étaient éligibles.


En effet, selon la convention du gouvernement de consensus, le conseil des ministres doit être composé de membres représentant chaque région des TNO. Ainsi, seuls quatre députés se qualifiaient pour remplacer Mme Nokleby, excluant M. Norn.


« J’ai été muselé par le système », a-t-il conclu, après avoir essuyé un refus de la chambre. M. Norn a souligné que plusieurs de ses électeurs proviennent de Ndilo et Dettah, des collectivités adjacentes à la capitale, et qu’il se qualifiait ainsi pour les représenter au conseil des ministres.


Des membres de l’Assemblée ont soutenu qu’un tel changement à la règle devait être traité plus en profondeur, après consultations publiques, et qu’une décision ne pouvait être prise spontanément au cours de cette journée parlementaire.


« Ce protocole est en place depuis plusieurs années, a souligné le député de Yellowknife Nord, Rylund Johnson. Il s’agit d’un principe semi-constitutionnel du gouvernement de consensus qui ne peut être simplement modifié sans plus de discussions. »


Ce dernier a ajouté que de considérer M. Norn comme un député de Yellowknife aurait comme effet de retirer un candidat des circonscriptions du sud. Un commentaire qui a piqué le député de Tu Nedhé – Wiilideh.


« J’ai écouté mon collègue de Yellowknife Nord. Si je lis entre les lignes, il semble dire que mes électeurs de Ndilo ne font pas partie de Yellowknife. J’espère que mes autres collègues ne le voient pas ainsi », a-t-il répliqué.