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L’Association franco-ténoise du Sud et de l’Ouest entre en piste

Avec la levée imminente des restrictions sanitaires aux TNO, l’équipe de l’AFTSO se prépare à sortir de Hay River pour se présenter en personne aux résidents des régions du Dehcho et du Slave Sud qui gravitent, de près ou de loin, autour de la francophonie.


C’est officiel, les résidents francophones, francophiles et « francos curieux » de l’ensemble du Slave Sud et du Dehcho ont maintenant leur association. Rassemblée à l’école Boréale, dans le cadre de son assemblée générale annuelle, l’équipe de l'Association franco-ténoise du Sud et de l’Ouest (AFTSO) a inauguré le 26 février, en présence de 16 de ses membres, l’élargissement d’un mandat jusqu'alors circonscrit, depuis 1999, à la région de Hay River.


Le journaliste Thomas Ethier en a discuté avec la présidente de l'AFTSO, Christine Sivret:



Sous la direction générale de Mila Benoit, l’organisme, que l’on connaissait jusqu’alors comme l’Association franco-culturelle de Hay River (AFCHR), s’engage à organiser des activités en français tous les deux mois à Fort Smith ou dans la région du Dehcho.


Avec la levée des restrictions sanitaires, de « gros plans » seraient déjà prévus à court terme, selon la présidente, Christine Sivret, qui a annoncé des spectacles d’envergures pour les Hay Days et la fête de la Saint-Jean-Baptiste.


Sortir des nids francophones

L’Association s’acquittera également, à partir de ce printemps, d’un nouveau mandat jeunesse, assurant ainsi un service auparavant déployé à Yellowknife par la Fédération franco-ténoise (FFT). Cette nouvelle responsabilité permet, pour la première fois de l’histoire de l’Association, l’embauche d’une deuxième employée, attendue pour avril. Selon la présidente, Christive Sivret, plusieurs jeunes de Hay River auraient déjà manifesté l’intérêt de s’engager dans l’AFTSO.


Règle générale, Mme Sivret insiste sur l’importance de sortir d’une certaine zone de confort et de profiter de la levée de l’état d’urgence sanitaire, pour voyager.


« Il faut aller à l’extérieur des petits nids francophones que nous avons déjà établis, et aller plus loin, résume-t-elle. Je crois que la meilleure chose faire, s’est d’envoyer des gens sur place. La levée des règles sanitaires va nous permettre de connecter à nouveau avec les collectivités, chose que nous n’avons pu faire ces dernières années, explique la présidente. Se rassembler entre nous, c’est notre mission. »


(au centre) Mila Benoit, directrice générale de l'AFTSO, est accompagnée des membres du conseil d'administration: Anthony Doiron, Amandine Chupin, Mylène Picard et la présidente Christine Sivret. - Absente de la photo : Rachel Cook. (Crédit photo : Thomas Ethier)

Sur le long terme, la présidente parle de « très grosses ambitions ». « Nous aimerions par exemple ouvrir un centre communautaire, un peu comme le fera Yellowknife. La communauté souhaiterait peut-être aussi avoir une nouvelle garderie, sachant que nous sommes déjà responsables d’un service de garde », souligne la présidente.


« Rien n’est confirmé, ce sont des plans à long terme, précise-t-elle, de grandes visions vers lesquelles nous aimerions nous diriger. En ce moment, notre but ultime, c’est de solidifier notre association. »


Une année active, malgré tout

Malgré une longue période limitée, en grande partie, aux rassemblements virtuels, l’équipe se félicite d’être parvenue à rassembler un grand nombre de résidents durant l’année 2020-2021. L’AFCHR a organisé 71 activités durant cette période, avec l’aide de 18 partenaires, pour atteindre 678 participants au total. Qui plus est, appuyée par plusieurs activités organisées en ligne, la page Facebook de l’Association comptait 573 nouveaux membres en mars 2021, pour un total de 1793.


Notons que le rapport présenté dans le cadre de cette dernière assemblée générale couvre la période se terminant en mars 2021. Selon Mme Sivret, les mois subséquents, bien que marqués par un certain calme, se seraient conclus dans l’action.


« C’est avec un grand soulagement que nous avons accueilli notre nouvelle directrice générale à l’automne 2021, souligne-t-elle. Mila Benoit a été capable de pédaler très rapidement avec de beaux projets, et je pense que nous sommes dans la bonne voie ».


L’AFTSO serait en bonne posture financière pour entamer sa sortie de pandémie. Pour le dernier exercice, les états financiers affichent des surplus de 21 000 $ — un montant de 3500 $ a été accumulé durant l’exercice financier 2019-2020. Le revenu brut de l'exercice 2020-2021 s’élève à 187 136 $, un bon de près de 30 000 $ par rapport à l’exercice précédent, qui s’est conclu avec des revenus de 158 789 $.


Cette hausse marquée des revenus s’expliquerait notamment par la reprise, à l’été 2021, du service de camps de jour de l’AFCHR, qui a dû être annulé en 2020 en raison de retards dans la demande de financement. L’AFTSO a également récupéré en 2021 un montant de 6000 $ qui avait été temporairement confié à la FFT après la dissolution de l’Association des francophones de Fort Smith.


Les dépenses ont augmenté d’environ 10 000 $, pour atteindre les 165 664 $ en 2020-2021. Un montant supplémentaire de 15 000 $ serait attribuable à la présence ininterrompue d’employés au poste de direction générale durant le dernier exercice financier, poste qui a été vacant pour une partie de l’année précédente. L’AFCHR a toutefois économisé près de 5500 $ en frais de déplacement.