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Le GTNO met de l’avant les activités d’assainissement

« Nous voulons que les habitants du Nord bénéficient autant que possible des retombées économiques liées à l’assainissement, un secteur significatif » – Menzie McEachern, sous-ministre adjoint à la division des ressources pétrolières du ministère de l’Industrie, du Tourisme et de l’Investissement.


Le gouvernement met de l'avant les activités d'assainissement comme secteur économique. Sur cette photo, la mine de diamants Diavik, qui cessera sa production en 2025, et où ces activités prendront le relai. (Crédit photo: image tirée du site web de Rio Tinto)


Le gouvernement territorial a lancé, mi-janvier, un sondage en ligne pour évaluer la viabilité d’une économie fondée sur des activités d’assainissement aux Territoires du Nord-Ouest, ainsi que pour valider l’intérêt des entreprises et des individus à y participer. Selon le gouvernement, ces activités vaudront environ 4,8 milliards de dollars sur les 30 prochaines années. Mais elles se dérouleront surtout au cours des 15 premières années, qui devraient cumuler 90 % des dépenses et offrir assez de travail pour soutenir environ 700 postes équivalents temps plein par an.


Lorsqu’on demande à Menzie McEachern, sous-ministre adjoint à la division des ressources pétrolières du ministère de l’Industrie, du Tourisme et de l’Investissement, quelle est la viabilité d’une telle économie, il répond d’abord que le terme « économie d’assainissement » est « un peu mal choisi ».


« On ne peut pas baser une économie entière sur un seul type d’activité comme l’assainissement, explique-t-il. Ce n’est pas une solution miracle qui écarte les autres domaines ou opportunités économiques, mais c’est significatif. » Les activités d’assainissement visent, par exemple, à empêcher la contamination du sol et de l’eau par une ancienne exploitation minière, à protéger et à restaurer l’environnement ou à gérer les risques à long terme d’un site.


Le produit intérieur brut (PIB) annuel des activités d’assainissement aux TNO est évalué à 151 millions de dollars pour les quinze prochaines années. Un secteur non négligeable, selon le gouvernement, qui le compare avec d’autres. Par exemple, le plus important PIB annuel moyen provient du secteur de l’extraction minière, pétrolière et gazière aux TNO, à 1,1 milliard, puis vient celui de l’administration publique à 771 millions. Le secteur de l’assainissement, avec ses 151 millions, est moins important que le commerce de détail aux TNO (171 millions), mais plus important que le secteur de l’hébergement et des services de restauration (64 millions).


Sources : Statistique Canada, tableau 36-10-0402-01.

Produit intérieur brut (PIB) aux prix de base, par industrie, province et territoire (x 1 000 000).


Les TNO dénombrent quelque 500 sites qui ont besoin d’activités d’évaluation, d’assainissement ou encore de surveillance, peut-on lire dans un document de discussion intitulé Aperçu de l’économie d’assainissement aux TNO, publié en décembre dernier par le GTNO. Ces sites appartiennent au gouvernement du Canada, à celui des TNO ou à des entreprises privées. On peut penser, notamment, au site de la mine Giant à Yellowknife, à ceux des mines de diamants ou de l’exploration pétrolière à Norman Wells.


C’est dans la région du Slave Nord que se dérouleront la majorité des projets d’assainissement à cause de l’emplacement des mines. Ceux-ci soutiendront 700 postes équivalents temps plein par an, pendant 15 ans. « C’est une chance pour les entreprises existantes, les nouvelles entreprises et les individus, que ce soit pour un projet du secteur privé ou public, dit le sous-ministre adjoint Menzie McEachern. Il y a déjà des entreprises autochtones, par exemple, qui desservent les mines et qui ont le type de compétences nécessaires à l’assainissement. »


Les compétences requises pour ces activités sont en effet semblables à celles pour des projets de construction, d’infrastructure ou d’exploitation des ressources. En 2019, aux TNO, « 3 300 personnes travaillaient dans les métiers, le transport et la machinerie ainsi que dans les autres professions connexes et 1 900 dans les sciences naturelles et appliquées, et autres professions connexes », peut-on lire dans le document Aperçu de l’économie d’assainissement aux TNO.


« La main-d’œuvre d’ici est en bonne position pour répondre à la demande, continue le sous-ministre adjoint. Pour certaines personnes, ce sera nouveau, pour d’autres, ça deviendra une spécialisation. » Il se réjouit d’ailleurs que le Collège Aurora, qui travaille à devenir une université polytechnique, réfléchisse à des programmes d’études qui pourraient être ajoutés pour renforcer les compétences des résidants du Nord et soutenir les entreprises.


Le sondage, en ligne jusqu’au 28 février, découle d’une collaboration entre le GTNO, le ministère fédéral des Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada ainsi que l’Agence canadienne de développement économique du Nord. Collaboration dont l’objectif est de s’assurer que les retombées socioéconomiques restent ici.


Le temps est cependant un enjeu, aux yeux de Menzie McEachern. « Peu importe ce que nous faisons, il faut du temps pour planifier, pour mettre en œuvre et pour trouver des ressources. On doit rapidement développer des programmes pour soutenir les activités d’assainissement avant que les besoins ne soient trop importants. »


Bien que les quinze prochaines années seront les plus occupées avec les activités d’assainissement, celles-ci continueront grâce aux mines qui doivent effectuer une remise en état progressive, terminer l’assainissement après la fermeture et assurer une surveillance à long terme.


Si tout va bien, ajoute Menzie McEachern, les activités d’assainissement ne seront plus liées à un projet abandonné dont le public hérite de la facture. « Les gouvernements prennent des garanties financières et s’assurent désormais qu’elles sont suffisantes si une entreprise ne survit pas, notamment, à la volatilité des prix des matières premières. »


Ces garanties n’étaient pas suffisantes dans le passé, comme en témoigne l’assainissement de la mine Giant, l’un des sites miniers les plus contaminés au pays, qui devrait couter à lui seul 4,38 milliards au gouvernement fédéral.

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