• Cécile Antoine-Meyzonnade

Le Jeanne-Dubé décerné à Étienne Croteau

Durant les dernières minutes de l’Assemblée générale de la FFT, le récipiendaire a eu la surprise de trouver, à sa porte, la statuette.


« Je suis sous le choc, c’est un prix qui va d’habitude à des gens qui sont ici depuis vingt ans ! » (Courtoisie Étienne Croteau)


Président de l’AFCY, vice-président de la FFT, ancien commissaire scolaire, représentant de nombreux organismes nationaux pour les TNO… Étienne Croteau a plus d’une corde à son arc communautaire.


Sur les neuf candidatures reçues par la fédération, c’est donc ce résident francophone, installé à Yellowknife depuis dix ans, qui a eu la chance de remporter le prix Jeanne Dubé édition 2020.


Exceptionnellement à cause de l’organisation sur Zoom, ce dernier a été remis directement au récipiendaire, chez lui, à sa grande surprise.


« Je suis sous le choc, c’est un prix qui va d’habitude a des gens qui sont ici depuis vingt ans ! », s’est exclamé le lauréat auprès de L’Aquilon, au lendemain de sa nomination.

Aujourd’hui chef cuisinier pour son entreprise Boreal Flavour, le Québécois d’origine s’est investi dans la communauté dès son arrivée.


« Je me suis plongé dans la francophonie directement », se rappelle-t-il avant d’énumérer ses différentes missions : « D’abord, j’ai été à l’association de parents ayants droit, ensuite commissaire scolaire à la CSFTNO pendant trois ans et c’est à ce moment-là que le gymnase de l’école Allain Saint-Cyr s’est fait. »


Il a également travaillé, toujours dans le domaine de l’éducation, à la FFT, comme coordonnateur jeunesse. « Ça m’a permis de beaucoup visiter les TNO, de voir toutes les villes, les classes d’immersion francophone et les écoles francophones. »


« Depuis le début, j’ai eu la piqure de la francophonie en milieu minoritaire. J’ai trouvé du sens à ma vie quand je suis arrivée ici », de dire Étienne Croteau, encore légèrement ému.

Processus

« Entrepreneur vrai, honnête, drôle et attentionné, Étienne Croteau est un bel exemple d’amour et d’implication citoyenne pour la communauté franco-ténoise », a félicité l’équipe de la FFT sur sa page Facebook.


Chaque année depuis 1993, la Fédération franco-ténoise récompense « l’engagement d’hommes et de femmes envers la francophonie ténoise et leur implication dans leur communauté », peut-on lire sur le site internet de la FFT. L’année passée, c’est l’actuel directeur de l’École Boréale et ex-président de la FFT, Richard Létourneau, qui avait été récompensé.


Mais comment sont choisis les lauréats ? « C’est Linda Bussey qui a désigné deux administrateurs du conseil d’administration pour choisir le lauréat », précise l’agente des communications, Andréanne Simard. Au total, neuf candidatures ont été reçues, un nombre élevé par rapport aux années précédentes.


« D’habitude, on en a trois ou quatre, mais, cette fois, il y a eu un gros travail de promotion, indique la communicante. C’était vraiment de belles candidatures. »