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Le vaccin obligatoire pour voyager

Les passagers non adéquatement vaccinés contre la COVID-19 ne pourront bientôt plus monter à bord d’avions, de trains ou de croisières. Cette exigence force des sociétés minières à prévoir le coup.

Des employés à la mine Ekati (Crédit photo : tirée du site internet de la compagnie)


Vaudra mieux être pleinement vacciné contre la COVID-19 dès le 30 octobre pour monter à bord d’un vol commercial depuis Yellowknife ou tout autre aéroport canadien, d’un train ou d’une croisière, a confirmé le gouvernement fédéral le 6 octobre dernier. S’il y a une période de transition, jusqu’à 30 novembre, où le résultat négatif à un test de dépistage PCR pourra servir de laissez-passer, il n’y aura, par la suite, plus aucun passe-droit.


Ottawa avait annoncé, le 13 aout dernier, son intention d’exiger le vaccin. Les Canadiens savent davantage à quoi s’attendre depuis : « ils ne seront pas en mesure de partir en voyage » s’ils ne sont pas entièrement vaccinés après le 30 novembre, écrit Transports Canada dans son communiqué, « sauf dans de très rares exceptions pour tenir compte de situations précises comme les voyages d’urgence et l’impossibilité pour certains de se faire vacciner en raison de contraintes médicales ».


Cette exigence de vaccination touche tous les passagers âgés de 12 ans et plus à bord de « vols intérieurs, transfrontaliers ou internationaux », et également ceux « des trains VIA Rail et de Rocky Mountaineer » ou d’une croisière de « 24 heures ou plus ».

Le Conseil national des lignes aériennes du Canada, qui représente les plus grands transporteurs aériens du Canada, a accueilli favorablement l’annonce, tout en écrivant dans un communiqué que les « délais sont très courts pour mettre en œuvre ces règles ». Les exigences d’Ottawa touchent aussi les employés du secteur aérien, ferroviaire et maritime sous règlementation fédérale.

Vols nolisés ?

Qu’en est-il des employés qui dépendent de vols nolisés pour se rendre à leur site d’emploi, comme une mine ? Dans un échange de courriels avant et après l’annonce du 6 octobre, Transports Canada a refusé de répondre si l’exigence de vaccination s’appliquait à eux.

Le président de l’Association du transport aérien du Canada, John McKenna, est d’avis que l’exigence visera les vols nolisés.


« Si c’est la compagnie [minière] qui utilise son propre appareil pour transporter ses employés, pour le moment, elle est exemptée, dit M. McKenna au bout du fil. Mais si c’est un vol nolisé auprès d’un transporteur aérien, même si c’est par contrat, c’est assujetti aux nouvelles directives du gouvernement. »