• Thomas Ethier

Lois spéciales: pas (encore) de contraventions

Mis à jour : avr. 21

La procédure quant à l’application des règles de rassemblement entourant les déplacements en voiture n’est pas encore établie.

Adrien Barrieau est l'un des 30 agents du groupe de travail chargé de faire respecter les lois spéciales contre la propagation de la COVID-19. (Photo: Thomas Ethier)


L’administration de la santé publique n’a pas encore franchi l’étape d’émettre des contraventions aux contrevenants qui désobéissent aux règles entourant la pandémie. Pour l’instant, seuls des avertissements sont émis.


Dans le but de poursuivre le processus de sensibilisation de la population, environ 200 voitures ont été interceptées le 18 avril dans le cadre d’un barrage routier voué à partager de l’information et à répondre aux questions de la population. Des agents de la GRC et de la de division de la sécurité publique de Yellowknife ont pris part à l’activité, avec les agents du groupe de travail sur l'application et le respect des mesures d'urgences.


Comme l’explique l’adjoint de l’administratrice en chef de la santé publique, Conrad Baetz, à la tête de l'unité mandatée de faire respecter les règles, avant de sévir avec des contraventions, les agents se limitent à informer et à émettre des avertissements écrits. Une seconde phase incluant des contraventions pourrait suivre prochainement.

« Certaines personnes sont attachées à leur cellulaire et suivent l’information, mais ce n’est pas le cas de tous, explique M. Baetz. Aujourd’hui, nous avons l’occasion d’informer plusieurs personnes. Les gens aiment aussi avoir un contact direct, pouvoir parler à quelqu’un et avoir des informations écrites. »


Rassemblements en voiture

Comment se charger de repérer et d’arrêter les voitures rassemblant des personnes qui n’habitent pas à la même adresse? M. Baetz répond que les détails de l’application des règles de rassemblement dans les voitures viendront en temps et lieu. La Santé publique veut d’abord s’assurer que les règles sont bien comprises de la population.

« Nous devons y aller une étape à la fois, et nous assurer que les gens comprennent les arrêtés, leur raison d’être et la façon de s’y conformer. Nous n’en sommes pas encore là pour l’instant. »


Un mandat à clarifier

Les 30 agents du groupe de travail déployés dans les TNO – dont six pour la région du Slave Nord – sont particulièrement occupés à traiter, mais aussi à filtrer les plaintes reçues. À Yellowknife, plusieurs d’entre elles ne concernent pas la Santé publique et doivent être confiées à la GRC ou à la municipalité.


Selon Adrien Barrieau, qui coordonne les activités des agents de la sécurité publique, cette situation accapare beaucoup de temps au groupe de travail. Les activités d’éducation de la population visent donc également à clarifier le rôle des agents de la santé publique.

« On pense que ça devrait changer un peu, mais pour l’instant on est très occupés, indique M. Barrieau. On reçoit beaucoup de demandes qui ne concernent pas nécessairement la Santé publique. On doit les diriger vers la GRC ou la municipalité. Par exemple, on a des plaintes concernant la contrebande d’alcool, la vente de drogue, etc. »


D’autres activités de sensibilisation seront déployées dans certaines collectivités des TNO, en fonction des besoins qui y sont observés.


À l'émission «Bonjour, là », le journaliste Thomas Ethier rend compte du mandat parfois difficile à saisir des agents du Groupe de travail sur l'application et le respect des mesures d'urgence.

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