• Thomas Ethier

Plus de contrôle aux frontières

Un ultime durcissement des lois spéciales en place permet maintenant au gouvernement des TNO d'envisager un assouplissement graduel des consignes d'éloignement social.

Le resserrement des règles pour l'entrée des travailleurs essentiels aux TNO, annoncé le 27 avril, constituerait la dernière pierre du mur dressé par la santé publique pour contenir la propagation de la COVID-19 aux TNO.


Les nouvelles mesures modifient la première loi spéciale mise en place, l’arrêté sur les restrictions concernant les déplacements et le protocole d’auto-isolement.


En conférence de presse l’administratrice en chef de la santé publique, Dre Kami Kandola, a expliqué que si ces travailleurs du Sud sont essentiels au système de santé et à l’économie, ils représentent en revanche le plus grand risque de propagation de COVID-19 aux TNO.


« Pour le succès de nos actions dans le système de santé, nous avons besoin d’accueillir des gens. Or, malheureusement, plusieurs d’entre eux proviennent de régions où la COVID-19 s’est largement propagée. En mettant en place ces mesures, on réduit les risques et on prépare le terrain en vue d'un assouplissement des restrictions au territoire. »


EN PROFONDEUR: Le journaliste Thomas Ethier est de passage à « Bonjour, là ». Il s'entretient avec Batiste à propos des nouvelles règles concernant l'entrée aux territoire de travailleurs essentiels du Sud.


Déconfinement : en attente de réponses

Confrontée aux interrogations et la hâte de la population face à un éventuel déconfinement, Dre Kandola a affirmé qu’un plan de transition sera dévoilé prochainement.


« Plusieurs de vos questions trouveront réponse lorsque nous dévoilerons notre plan de transition, concernant le relâchement de certaines mesures et restrictions, a-t-elle indiqué. Le public sait que ça s’en vient, et ça s’en vient bientôt. Ça devrait apaiser les inquiétudes. Ceux qui vivent des problèmes ou qui ont des préoccupations peuvent contacter la ligne 8-1-1. »


Au point de presse hebdomadaire du 29 avril, l'administratrice en chef offrait toujours le même échéancier pour présenter le plan : « bientôt ».


Les règles aux frontières, elles, ne seront pas levées avant longtemps. Dre Kandola évoque l’attente d’une deuxième et d’une troisième vague de contamination au pays dans les prochains mois.


« Les restrictions entourant les frontières et les voyages devront rester en place, tout comme l’état d’urgence sanitaire, probablement jusqu’à ce que nous ayons accès à un vaccin ou à un traitement antiviral. », estime-t-elle.


Les nouvelles restrictions

Les nouvelles restrictions concernent les travailleurs qui offrent des services essentiels, les employés du GTNO, des administrations municipales et des gouvernements et des organisations autochtones qui s’occupent des infrastructures ainsi que les agents correctionnels qui entrent aux TNO.


Ces travailleurs doivent désormais se plier aux règles d’isolement de 14 jours dans l’une des quatre collectivités désignées et remplir un plan d’isolement avant d’entrer aux TNO. Ils doivent obtenir une autorisation auprès de l’administratrice en chef de la santé publique avant leur arrivée et ils devront remplir puis soumettre quatre formulaires de vérification des symptômes au long de leur période d’isolement.


Les employeurs sont également responsables de veiller à ce que ces mesures soient respectées par les employés concernés.


Pour leur part, s’ils sont aux TNO pour une période de plus de 36 heures, les travailleurs de la chaine d’approvisionnement et les équipages d’avion doivent soumettre un plan d’auto-isolement et s'y conformer.