• Thomas Ethier

Réouverture de la mine Ekati: le syndicat est confiant

La mine Ekati serait en processus de rappeler les quelque 300 employés présentement mis à pied, pour une probable réembauche dans les mois à venir, selon ce qu’a indiqué à Radio Taïga le président du syndicat des travailleurs du Nord, Todd Parsons.


Thomas Ethier – IJL – Territoire


La mine Ekati dans la région du lac de Gras, aux Territoires du Nord-Ouest.

(Crédit photo : Wikimedia Commons)


La minière Dominion Diamond, propriétaire de la mine de diamants Ekati, a annoncé, le 7 décembre, avoir conclu une entente d’achat avec deux soumissionnaires, pour l’acquisition de la majeure partie de ses actions. Selon la société, les activités de la mine pourraient reprendre à compter du 29 janvier 2021, voire plus tôt.


L’offre doit toutefois être approuvée par le tribunal commercial de la Cour du ban de la Reine de l’Alberta. Selon cette entente, si la transaction devait aller de l’avant, une entité contrôlée par les entreprises DDJ Capital Management et Brigade Capital Management ferait l’acquisition de presque toutes les actions de Dominion Diamond, et prendra en charge sa dette de 70 millions $.


Selon Todd Parsons, le syndicat a bon espoir qu’une décision rapide du tribunal permette à la majeure partie des employés de la mine de reprendre le travail dans les prochains mois. « Nous avons toutes les raisons de croire que l’ensemble de nos membres seront rappelés, a-t-il déclaré. L’employeur est présentement engagé dans un processus de rappel graduel des employés pour un retour en poste à un moment à déterminer cette année. C’est une excellente nouvelle pour les employés, mais également pour l’ensemble du territoire. »


La requête de Dominion à la cour prévoit une audience en vue de l’approbation à la transaction le vendredi 11 décembre.


Diavik exclue de la transaction

Cette entente d’achat n’inclut toutefois pas la mine de diamants Diavik, dont Dominion Diamond détient 40 % des actions dans une entente de coentreprise avec Rio Tinto. Dans l’impossibilité de payer sa part de frais d’opération depuis avril 2020, Dominion Diamond y avait accumulé, en novembre dernier, une dette de près de 120 millions $.

Le tribunal albertain a autorisé en novembre la mine Diavik à mettre en vente la portion de diamants qui revient normalement à Dominion, qu’elle garde en gage, à titre de remboursement. Dominion Diamond a toutefois porté cette décision en appel.


À l’arrêt depuis près de 8 mois

La minière Dominion Diamond s’est placée sous la protection de ses créanciers au printemps 2020, en raison de la chute du prix du diamant sur le plan mondial. Elle avait initialement annoncé qu’elle procèderait à des restructurations pour la reprise des activités de la mine Ekati.


Un processus d’achat annoncé le 16 septembre avec la corporation Washignton Group avait offert une lueur d’espoir aux 700 employés et aux nombreuses PME à qui Dominion doit de l’argent, dont plusieurs aux TNO. La transaction a toutefois dû être interrompue le 9 octobre après l’échec des négociations entre l’acquéreur et les compagnies d’assurance, qui garantissent le montant de cautionnement déposé auprès du GTNO pour la remédiation du site minier.