• Thomas Ethier

La démocratie au temps de la pandémie

Mis à jour : mai 28


Le ministre de l'Éducation de la Culture et de la Formation, RJ Simpson, prend la parole en chambre, le 26 mai. Quoique le port du masque ne soit pas obligatoire en chambre, il est recommandé. (Photo: capture d'écran)


Dans un respect exemplaire des règles et recommandations de la santé publique, les membres de la 19e Assemblée législative des TNO ont pu reprendre, le 26 mai, les travaux qu’ils avaient dû interrompre il y a plus de deux mois.


La chambre a été aménagée pour assurer une distance d’au moins deux mètres entre les députés. On y autorise ainsi le retrait du masque, que certains ont choisi de le garder.


De passage à l'émission Bonjour, là!, le journaliste Thomas Ethier rend compte des mesures mises en place pour permettre à la démocratie ténoise de s'exercer malgré la menace du virus.


Ces retrouvailles entre députés et ministres auront été l’occasion de dresser le bilan des deux derniers mois, lors d’une période de questions étendue sur plus d’une heure.


D’ici la fin des travaux, qui se poursuivent jusqu’au 12 juin, la priorité demeure l’adoption du budget final pour 2020-2021, mis en suspens par la pandémie.


Le GTNO doit également déposer puis étudier la législation nécessaire pour répondre à la crise sanitaire.


Nouveaux enjeux, nouveaux gains

Le député de Frame Lake, Kevin O’Reilly, a souligné les « histoires à succès » de cette période de confinement, dont la lancée devrait, selon lui, se poursuivre au-delà du confinement. Il a cité en exemple les programmes sociaux mis en place pour les personnes sans abris et les subventions salariales pour les travailleurs à bas salaire. « La première ministre peut-elle nous indiquer comment nous pourrons préserver ces gains? », a questionné le député.


Caroline Cochrane dit militer auprès du gouvernement fédéral pour pouvoir préserver ces acquis, et ce, de concert avec le Nunavut et le Yukon, pour présenter une solutions gagnant-gagnant.


« Vous accordez des hausses salariales aux résidents; comment pouvez-vous nous demander de le leur retirer?, dit-elle avoir exprimé au gouvernement fédéral. Ces programmes – loger les gens, leur offrir un revenu presque garanti, leur offrir un meilleur accès aux garderies – sont des choses dont nous devrions tous être fiers au sein de cette Chambre, et il serait péché de les éliminer. »


Le sort des mandats initiaux

Quant aux mandats mis de l’avant lors de son entrée au pouvoir, et compromis par la perturbation des budgets, la première ministre a indiqué que le tout est actuellement étudié par les différents ministères, mais que plusieurs des mandats initiaux pourraient être maintenus.


«[À partir de la fin mars], j’ai commencé à me poser cette question : avons-nous assez d’argent? Est-ce que tel mandat représente encore une priorité? J’ai commencé en mars à exiger l’examen de ces mandats aux ministères. Je n’en dirai pas trop pour l’instant; le tout est en processus, et nous voulons être en mesure de consulter les députés pour voir si certains mandats doivent être modifiés. Selon notre étude préliminaire, il semble que plusieurs de ces mandats peuvent encore aller de l’avant. »