Retard dans les vaccins

Le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest ne recevra pas les doses de vaccin comme prévu, ce qui le pousse à revoir sa campagne de vaccination.

(Crédit photo: Batiste Foisy)


Les autorités des TNO avaient une mauvaise nouvelle à annoncer aujourd’hui, lors de leur point de presse sur la COVID : des problèmes d’approvisionnement retardent la livraison des doses de vaccin Moderna à travers le Canada.


«On devait recevoir 7200 doses cette semaine et ce ne sera finalement que 4700», a dit la ministre de la Santé et des Services sociaux, Julie Green. Le gouvernement ignore encore combien de doses il recevra du fédéral dans la troisième semaine de février, alors qu’un autre lot de 7200 doses était prévu.


«Depuis le début, on savait que les livraisons des doses de vaccin étaient hors de notre contrôle. Notre équipe a donc conçu un calendrier flexible pour tenir compte de ce genre d’imprévus», a poursuivi la ministre de la Santé.


«Cette réduction n’est pas idéale, a concédé la première ministre Caroline Cochrane, mais je suis convaincue que le gouvernement fédéral va s’assurer qu’on recevra toutes les doses nécessaires pour atteindre notre objectif de vacciner 75 % de notre population.»


Quelque 12 300 Ténois ont reçu leur première dose du vaccin Moderna contre la COVID-19, depuis le début de la campagne de vaccination, le 31 décembre, et une centaine ont eu leur deuxième dose. Le gouvernement avait reçu 14 400 doses en janvier.

La première ministre, Caroline Cochrane. (Crédit photo: Marie-Soleil Desautels)


Selon les études cliniques, la deuxième dose du vaccin doit être administrée entre 28 à 42 jours après la première pour un résultat optimal.


«Des gens au Québec et au Royaume-Uni vérifient si le vaccin peut être administré jusqu’à 12 semaines plus tard et on attend leurs résultats», dit la Dre Kandola. Le calendrier de vaccination pourrait être ajusté en conséquence.


L'administratrice en chef de la santé publique, la Dre Kami Kandola.

(Crédit photo: Marie-Soleil Desautels)


5 cas actifs

Il y a par ailleurs cinq cas actifs de COVID, dont trois au camp de travail satellite de la mine Gahcho Kué et un autre sur le site de la mine. «À cause des risques élevés d’importation du COVID via les provinces du sud, les Ténois qui travaillent dans des camps ou sur le site d’une mine vont commencer à recevoir leur première dose de vaccin», a dit la Dre Kandola.

Le reste des doses disponibles sera administré aux personnes des groupes prioritaires qui ont déjà reçu leur première dose, jusqu’à ce que les problèmes d’approvisionnement soient résolus.


Le 5e cas actif de COVID se trouve à Fort Liard. Il est relié à une exposition à l’extérieur du territoire dans le cadre d’un travail et n’a pas de lien avec l’éclosion de mi-janvier, assure la Dre Kandola. Impossible d’obtenir des détails du gouvernement expliquant la raison pour laquelle cette personne a été dépistée à Fort Liard. Normalement, les résidents n’ont pas le droit de s’y isoler et le gouvernement n’a pas confirmé ou infirmé s’il s’agissait d’un travailleur essentiel.


«Notre enquête à Fort Liard n’indique cependant pas un risque élevé de transmission future», a rassuré la Dre Kami Kandola.

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