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Vaccin ou test négatif pour voyager : des exemptions pour les localités éloignées

Les résidants de localités éloignées ne seront pas obligés, pour le moment, d’être vaccinés contre la COVID-19 ou de fournir un test de dépistage négatif pour prendre l’avion.


Clinique vaccination antigrippale : une seringue que s’apprête à utiliser une infirmière au Centre Square Mall. (Crédit photo : Marie-Soleil Desautels/Archives)



Transports Canada a mis en place une première série d’exemptions pour que les résidants de communautés éloignées, qui ne sont pas vaccinés contre la COVID-19 et qui n’ont pas la possibilité de faire un test de dépistage dans leur collectivité, puissent prendre l’avion.


Depuis le 30 octobre, les voyageurs qui prennent l’avion au Canada ou un train doivent fournir une preuve de vaccination ou un test moléculaire de dépistage de la COVID-19 négatif pour monter à bord. Après le 30 novembre, il leur faudra être pleinement vaccinés, à quelques exceptions près.


Or, les voyages par avion ou par train « sont souvent le seul lien avec les services essentiels en soutien [au] bienêtre médical, sanitaire et social » de ceux qui vivent dans certaines communautés éloignées, reconnait Transports Canada son site internet.


Transports Canada a ainsi identifié 201 aéroports éloignés où le voyageur n’aura, au moins d’ici fin novembre, pas besoin d’être pleinement vacciné ou de fournir le résultat négatif d’un test de dépistage afin de prendre place dans un avion. La grande majorité des 26 aéroports des Territoires du Nord-Ouest, en excluant celui de Yellowknife, y figurent.


Transports Canada a identifié 201 aéroports éloignés où pourra s’appliquer l’exemption pour la vaccination des voyageurs. (Crédit photo : image tirée de la page Facebook de Canadian North)


Ainsi, les voyageurs qui prennent l’avion depuis une localité éloignée où il n’est pas encore possible d’être dépisté le seront plutôt en arrivant à un aéroport d’accès, comme celui de Yellowknife.


Ottawa s’affaire en parallèle à étendre les capacités locales de dépistage à toutes les localités éloignées.


En attendant, une personne non vaccinée qui prend l’avion depuis Gamètì vers Edmonton pour une visite médicale n’aura pas à fournir de preuve de vaccination ou un résultat négatif pour monter à bord à Gamètì. Elle devra cependant se faire dépister pour la COVID-19 à l’aéroport de Yellowknife avant de pouvoir continuer jusqu’à Edmonton. Si le résultat du test était positif, la personne ne serait pas autorisée à poursuivre son déplacement – advenant que celle-ci voyageait via le Programme des services de santé non assurés, les frais liés à l’auto-isolement seraient couverts.


Lors de son retour vers Gamètì, la personne non vaccinée devra soit passer un test moléculaire de dépistage fourni par la compagnie aérienne, soit fournir le résultat négatif d’un test réalisé il y a moins de 72 heures.


Le ministère de l’Infrastructure des TNO prévoit qu’il sera possible pour les personnes non vaccinées et sans résultat négatif de se faire dépister à leur arrivée à l’aéroport de Yellowknife dès le 5 novembre. Les transporteurs aériens leur offriront des trousses de test moléculaire de dépistage de la COVID-19 autoadministré et rapide, fournies sans frais aux transporteurs par Ottawa, avant leur enregistrement. Ce sera aussi le cas pour le retour, depuis Yellowknife ou un aéroport du Sud, vers une communauté éloignée.


Les voyageurs non vaccinés qui doivent s’isoler pendant 14 jours avant de pouvoir rentrer dans un territoire, comme c’est le cas au Nunavut, n’auront pas à faire un test moléculaire de dépistage de la COVID-19.



Transports Canada s’est engagé à travailler avec les gouvernements et autres représentants pour « réduire au minimum les perturbations lors de la mise en œuvre de ces nouvelles exigences » et précise que ce sont des « mesures d’adaptation temporaires pour les communautés éloignées ».

La carte servant de preuve vaccinale remise à

la clinique de vaccination du Centre Square Mall.

(Crédit photo : Marie-Soleil Desautels/Archives)


Le ministère fédéral n’a pas été en mesure d’expliquer, avant que Médias ténois ne publie cet article, ce qu’il considère comme des « services essentiels pour soutenir [le] bienêtre médical, sanitaire ou social » des résidents de localités éloignées et ce qu’il en est des voyages de nature facultative, discrétionnaire, ou liés au travail. « Nous devons consulter des experts avant de pouvoir vous répondre », a écrit la conseillère principale aux relations avec les médias de Transports Canada, Frédérica Dupuis, dans un courriel.


Il n’est pas clair non plus si ces exemptions seront appliquées après le 30 novembre, alors que le vaccin deviendra obligatoire pour prendre l’avion ou le train. Transports Canada affirme travailler de concert avec tous les intervenants pour « perfectionner la méthode en vue de la prochaine phase de mise en œuvre. »


Sonia Idir, aux communications du ministère de l’Infrastructure des TNO, a confirmé que « ce n’est pas encore clair quelles seront les exigences comme preuve de vaccination et/ou de dépistage des voyageurs qui doivent prendre l’avion aux Territoires du Nord-Ouest au-delà du 30 novembre ».


Sur le site Internet de Services Autochtones Canada, on peut lire : « Le gouvernement du Canada collabore avec les peuples autochtones, les provinces et les territoires pour s’assurer que les voyageurs des communautés éloignées qui ne sont pas pleinement vaccinés puissent toujours voyager pour quelque raison que ce soit, y compris : des traitements médicaux ; les ententes relatives à la garde d’enfants ; les études ; les produits essentiels, y compris les produits alimentaires ; les négociations de traités. »

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