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Yellowknife accueillera le Championnat du monde féminin de volleyball de plage

Yellowknife accueillera le Championnat du monde féminin de volleyball de plage en 2026. Pour une première fois dans l’histoire du sport, le championnat mondial se déroulera au Canada, en région subarctique.


Fay Quenouz


C’est à la suite de l’édition 2022 du championnat, organisée en Pologne et aux Pays-Bas, que les équipes nationales débuteront leur entrainement en vue du championnat 2026 à Yellowknife. La Fédération internationale de volleyball (FIVB) a confirmé la nouvelle par voie de communiqué le 30 mars.

Tous les quatre ans, les équipes nationales de 24 pays s’affrontent lors de deux tournois mondiaux, le championnat féminin et le championnat masculin. La Russie, qui devait accueillir les prochains championnats masculins, s’est vue retirer son statut de pays hôte dans la foulée de la guerre en Ukraine. La FIVB n’a pas confirmé quelle ville pourrait reprendre le flambeau, des publications sur les réseaux sociaux mentionnent cependant Vilnius, en Lituanie.

En ce qui concerne le Championnat du monde féminin, il se déroulera dans la capitale ténoise du 2 au 19 avril 2026. « C’est un honneur pour moi d’annoncer la tenue de l’évènement en sol canadien pour la première fois », témoigne le vice-président de la North, Central and Caribbean Volleyball Confederation (NORCECA), Roger Ferrero.

L’organisation du championnat repose sur les épaules de la NORCECA, qui administre les différentes activités du volleyball dans les Amériques. Ce n’est pas par hasard que le choix s’est arrêté sur Yellowknife, cette décision entre dans l’objectif de développement du volleyball de plage de la FIVB.

« Peu de sports sont autant affectés par les changements environnementaux que le volleyball de plage, nous devons nous réinventer et, avec le réchauffement climatique, de nouveaux marchés s’ouvrent à nous », explique le coordonnateur aux activités de la FIVB, Alex Térieur Féfrette.

En réponse à la controverse entourant le refus du port du bikini par l’équipe norvégienne à l’EURO 2021 et pour s’acclimater aux températures plus froides des TNO, les joueuses pourront compétitionner en combinaison de néoprène.

« Nous allons contacter des meneuses de chiens de la collectivité, afin de nous renseigner sur les diverses techniques permettant à nos joueuses de conserver leur chaleur corporelle. C’est un nouveau défi pour nous, mais nous avons bien hâte de montrer aux autres équipes de quoi nous sommes faites », fait savoir l’entraineuse-cheffe de l’équipe canadienne, Janie Plinmontcass.

Si l’équipe canadienne se sent confiante face à ce défi météorologique, cet aspect pourrait poser problème à d’autres équipes. « Je ne sais sincèrement pas pourquoi la décision s’est arrêtée sur Yellowknife ; il fait froid, le sable est gelé, il y a beaucoup trop de neige, comment voulez-vous que les spectateurs suivent un ballon blanc sur un fond blanc ? », s’étonne Maria Solorzano, membre de l’équipe nationale équatorienne.

Afin d’accommoder les quelque 1 500 visiteurs attendus au championnat, plusieurs installations de Yellowknife seront reconverties pour l’occasion. Le lac Frame sera recouvert d’une couche de sable pour y installer les terrains et le Centre du patrimoine septentrional Prince-de-Galles sera converti en quartier général des opérations.

Les responsables de la NORCECA ont d’ailleurs fait savoir qu’ils allaient débuter sous peu le recrutement de bénévoles pour le championnat. Ils sont notamment à la recherche de pelleteurs afin de garder la surface du lac Frame exempte de neige, et de chauffeurs pour faire la navette entre Edmonton et Yellowknife.

Les organisateurs ont fait savoir qu’en cas de fonte précoce de la glace du lac Frame, une situation qui pourrait survenir d’ici quatre ans, le championnat mondial de waterpolo pourrait prendre en main les ressources du championnat mondial de volleyball de plage afin d’assurer un évènement sportif d’ampleur mondial à Yellowknife.

L’édition subarctique marquera donc la première tenue du tournoi au Canada et peut-être, du même coup, une première présence canadienne sur le podium lors de la remise des médailles prévue pour le 1er avril 2026.