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Yellowknife n’accueillera pas les Jeux de la francophonie

Les Jeux de la francophonie canadienne de 2025 n’auront finalement pas lieu à Yellowknife. L’instabilité économique générée par la COVID-19 et un haut niveau d’incertitude sur le plan organisationnel ont incité la Fédération franco-ténoise (FFT) à se retirer du projet. La directrice générale, Linda Bussey, l’a annoncé à Médias ténois le 18 janvier.


Thomas Ethier - IJL - Territoires


La FFT a annoncé en novembre 2020 avoir été sélectionnée pour accueillir les Jeux de 2023, en ajoutant toutefois que le tout était retardé de deux ans, en raison de la pandémie. Le plan se sera finalement avéré trop risqué aux yeux du conseil d’administration, qui a annulé le projet. « Il y a trop de variables sur lesquelles nous n’avons aucun contrôle, explique Jean-François Pitre, président de la FFT. Ça nous mène trop loin et il y a trop d’imprévus à l’horizon. »


Selon M. Pitre, le FFT ne pouvait garantir l’engagement des organisateurs sur une aussi longue période. « Le comité organisateur s’était engagé à travailler sur les jeux alors qu’ils étaient prévus pour 2023. À l’heure actuelle, le principal enjeu, c’est qu’on ne sait pas où tout le monde sera rendu dans trois ans, explique-t-il. Personne ne peut réellement s’engager. Lorsqu’on soumet une candidature pour les Jeux de la francophonie, tout doit être coulé dans le béton. »


La délégation Franco-Ténoise à Moncton-Dieppe, lors des Jeux de la francophonie 2017. (Crédit photo : gracieuseté JTNO)


L’incertitude économique générée par la COVID-19 s’impose également comme un défi majeur pour la FFT, qui craint le faible engagement de potentielles entreprises commanditaires. « Je ne suis pas convaincu que toutes les entreprises vont bien à Yellowknife, et je ne suis pas convaincu que nous aurions pu amasser des fonds comparables à ce que nous avons obtenu lors de jeux précédents, quand tout allait bien, et que tout le monde se mettait ensemble pour que ce soit un succès. », résume M. Pitre.


M. Pitre dit s’engager dans l’organisation des Jeux de la francophonie depuis 1984. Selon lui, la crise que traverse le pays pourrait affecter plusieurs villes hôtes potentielles. La porte pourrait donc être toujours ouverte l’an prochain. « Toutes les villes ont perdu tellement d’argent durant la pandémie, peut-être qu’aucune d’entre elles ne voudra s’en occuper. Qui sait, peut-être que l’an prochain, l’équipe en place à la FFT sera prête à le faire. »