YVES LÉCUYER_

EN PRIMEUR! 

Écoutez la chanson Scaphandrier de l'artiste ténois Yves Lécuyer! 

Yves Lécuyer a appris à jouer de la musique pour faire comme son frère aîné qu’il admirait. Ce dernier jouait un peu de guitare. Il enseigne donc au jeune Yves quelques accords de base. Or, rapidement, l’élève dépassera le maître.

À cette époque, Yves fréquente l’église pentecôtiste. C’est dans ce cadre qu’il livre ses premières prestations publiques. Il joue de la guitare électrique au sein d’un ensemble de musique chrétienne contemporaine. Il y remporte d’ailleurs un certain succès : à 20 ans, il rafle les honneurs dans un concours de rock chrétien québécois.

 

Mais l’artiste nourrit d’autres ambitions, est porté par d’autres élans. Il veut créer. « Je trouvais ça plus le fun de composer que de jouer de la musique qui existe déjà », confie-t-il. Il n’arrêtera jamais d’inventer des mélodies.

 

Si le créateur est toujours-là, le chanteur, lui, est mis en jachère. Pendant une dizaine d’années, il compose en dilettante en se tenant loin de la scène. C’est seulement lorsqu’il s’établit à Yellowknife à la fin des années 2000 qu’on le pousse à nouveau sur les planches, d’abord au sein d’un duo formé avec son fidèle comparse James Hodson, puis comme leader du groupe Les Dead Frets. La formation rock devient vite un incontournable de la scène yellowknifienne et sort un mini-album éponyme en 2015.

 

C’est cependant avec du matériel entièrement nouveau qu’il ose finalement faire le grand saut en se lançant dans l’aventure Polyfonik comme artiste solo. En 2017, il est le premier Ténois à remporter le concours de chansons albertain. Il ressort de l’aventure avec une confiance en soi renouvelée et une plus grande rigueur dans l’écriture.

 

« J’avais toujours rêvé de faire carrière comme auteur-compositeur-interprète, mais disons que pendant un bout de temps j’ai mis mes rêves de côté. Là, je recommence à rêver ».

Écoutez en primeur le premier EP d'Yves Lécuyer. L'artiste s'est produit devant un public conquis à Yellowknife, le 22 juin 2019.

ENTREVUE AVEC YVES LÉCUYER

L'ENTREVUE AUDIO

TOUTE PREMIÈRE FOIS

Par Nicolas Servel 

Yves Lécuyer sort son premier EP, Scaphandrier, lors d’un

concert gratuit qu’il donnera le samedi 22 juin à l’occasion de

la St-Jean Baptiste.

 

Arrivé en 2008 à Yellowknife après une pause de ses activités musicales, ce n’est que deux à trois ans plus tard qu’Yves Lécuyer se met à nouveau à jouer. Il forme Les Dead Frets, avec qui il donne régulièrement des concerts. Le groupe se produit dans des bars de la ville, à Folk On The Rocks, et dans les soirées francophones. Il a notamment fait la première partie d’un spectacle de Damien Robitaille. Une dizaine d’année plus tard, le compositeur-interprète a mûri et développe tranquillement une carrière solo.

 

Nicolas Servel l’a rencontré cette semaine pour Radio Taïga. Note : l’entrevue a été éditée pour en faciliter la lecture.

Q. À quoi est-ce qu’on peut s’attendre samedi?

R. Un beau show, d'abord. Ça va être très bon chaud! Je vais jouer six de mes chansons, deux morceaux acoustiques, seul à la guitare, et puis quatre autres chansons avec quatre musiciens, Christian Méthot, Rob Michaels, James Hodson, et Ryan Dempster.

 

Q. J’ai pu écouter le titre éponyme du disque. C’est pas mal rock! Comme un cri de rage contre le monde qui va trop vite, qui est trop bruyant. Alors t’enfiles ton scaphandrier pour retrouver un certain calme. C’est le rythme « tranquille » des T.N-O qui t’a inspiré ça?

 

R. Oui un peu... Je pense à ma vie d'avant et je trouve qu’elle a beaucoup changé. Maintenant ma vie est un peu plus calme, ça va un peu moins vite, donc c'était pour faire un peu le contraste entre ma vie d’avant et la vie d’aujourd’hui. Même si évidemment, la vie à Yellowknife est quelquefois un peu rapide, alors on besoin de mettre notre scaphandrier pour ralentir un peu.
 

Q. Comment décrirais-tu le reste de l’album? Est-ce que c’est dans le ton rock?

R. Oui, la chanson la plus pop, ça va être Scaphandrier, et les autres sont encore un peu plus rock, donc plutôt rock pour cet album.
 

Q. Quel effet ça fait d’enregistrer son premier disque? Tu peux nous raconter un peu ton expérience?

 

R. Oui. C’est une excellente expérience d’aller en studio et de voir des chansons qui ont été jouées et rejouées qui prennent vie d’une autre façon sur un enregistrement, parce que le studio change un peu les choses. C’est des musiciens professionnels qui ont joué mes chansons, donc dans ce processus, ça donne une autre couleur aux morceaux, et c’est très correct comme ça. Pour la plupart, c’est les chansons que j’avais joué pour le [sic] Polyfonik et au Contact’Ouest; je les ai améliorées et enregistrées avec les musiciens, alors c’était vraiment intéressant de voir les chansons changer, tout en essayant de garder le même angle.

 

Q. Tu as participé à Polyfonik en 2017, festival que tu as remporté, ce qui t’as permis d’aller jusqu’en finale du Chant’Ouest. Qu’est ce que ça t’as apporté en tant qu’artiste et comme personne?

 

R. Ça m’a donné de la visibilité déjà. Mais ça m’a donné un but aussi, pour créer des chansons. Parce qu’écrire le soir quand on rentre du travail, c’est pas toujours facile, ça demande de l’effort. Avec cet objectif, t’as pas le choix que de t'asseoir, d’écrire et de composer. Ça m’a beaucoup aidé. J’en dois aussi une bonne à mon amie Pascaline qui m’avait poussé à m’inscrire au concours.

 

Q. Tu joues de la musique depuis l’âge de 12 ans. Il me semble que jusqu’à environ 21 ans, tu jouais dans des églises protestantes. Raconte-nous cette expérience!

 

R. J’ai grandi dans ces églises. On y allait tous les dimanches avec ma mère qui était protestante. Adolescent, quand tout le monde partait, on restait avec des amis même les vendredis et samedis soirs pour utiliser le système sonore de l’église et jouer toute la soirée. Sans alcool bien sûr (rires). C’était déjà un peu rock, mais plus sur le côté pop.

 

 

Q. Est-ce que la guitare a toujours été ton instrument? Tu as appris tout seul ou tu as pris des cours?

 

R. Oui. Ça a toujours été la guitare. Au début, mon frère m’a beaucoup aidé. Vers 16 ans, j’ai pris des cours et je me suis plutôt concentré sur la voix. J’ai jamais pris de cours de chant, mais je me suis mis à chanter, à écrire des paroles et à composer des mélodies.

 

Q. As-tu des idées au niveau solo, un second EP? Un album? Une tournée? Qu’y a-t-il  dans ton agenda?

 

R. Pour le moment, je m’apprête à faire un voyage d’un an entre le Québec, la France et l’Amérique du Sud avec ma copine. J’espère trouver de nouvelles inspirations. C’est certain que ma guitare m’accompagnera.

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